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Échevin aux Comoni
Thu 13 Dec - 16:46
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Exposition Marius Échevin aux Comoni du 10 au 13 janvier 1919, avec Musart

Comoni exposition Musart peintre Revestois
https://revest.legtux.org/uploads/images/2018/12/13/affiche-echevin.png
Reconnaissance mondiale: l'art de bâtir en pierre sèche devient patrimoine immatériel de l’humanité - Var-Matin
Thu 13 Dec - 16:12

Le comité intergouvernemental de l’Unesco, réuni le 28 novembre à l’Île Maurice, a donné une réponse positive au dossier constitué par la Société internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la pierre sèche (SPS), créée en 1997 à Brignoles et dont le siège est au Val.

Cette démarche était portée par huit pays: Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et Suisse. Interview de la fondatrice et secrétaire générale de l’association, Ada Acovitsioti-Hameau

Félicitations et salutations. Les mots prononcés par les membres du comité intergouvernemental de l’Unesco le 26 novembre à l’Île Maurice ont résonné jusqu’au Val.

Plus précisément dans la Maison de l’archéologie siège de la SPS (Société internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la pierre sèche, créée en 1997 à Brignoles).

Le dossier, constitué pendant plusieurs années par les membres de la société et porté par huit pays, a reçu une réponse favorable.

Ainsi, l’art de bâtir en pierre sèche est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une reconnaissance mondiale pour un savoir-faire, une technique, une transmission.

Et leur préservation. Ada Acovitsioti-Hameau, fondatrice et secrétaire générale de l’association, a bien voulu répondre à nos questions.

Comment avez-vous accueilli cette nouvelle?

J’ai pleuré. Je ne m’attendais pas à avoir cette réaction. J’ai téléphoné à plusieurs personnes pour qu’ils visionnent la séance et je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux. Ce dossier représente quatre ans de travail et deux ans d’attente.

Quand avez-vous déposé le dossier?

En décembre 2016. Après, on a attendu la première étape. Le dossier a alors été réputé complet. Puis, il y a eu une évaluation à mi-parcours. On nous a précisé qu’il n’y avait pas de problème. En octobre dernier, juste avant le dernier congrès international sur la pierre sèche, la représentante de la France auprès de l’Unesco, Isabelle Chaves – anthropologue au ministère de la Culture – nous a dit que le dossier était en bonne voie et que le projet de décision était élogieux. Ce même projet a été adopté le 28 novembre par l’instance gouvernementale de l’Unesco.

A quelle période remontent les prémices de cette initiative?

En France, entre 2010 et 2012, il y a eu beaucoup de réunions informelles avec la fédération des constructeurs en pierre sèche, les représentants du bâtiment, des ministères de la Culture et de l’Agriculture. En 2012, on nous a dit qu’il fallait une association internationale pour ouvrir le dossier. Il fallait élargir à d’autres pays. On a tenu un petit peu le rôle de coordinateur, de secrétaire parce qu’il y a eu énormément de textes à écrire. L’argumentaire a été développé à l’intérieur de l’association. Par la suite, des membres de structures gouvernementales se sont penchés sur les rubriques et critères. Je remercie les représentants de tous les pays qui ont fait diligence. Ils ont travaillé d’arrache-pied pendant sept mois pour que le dossier soit prêt à temps. C’était une collaboration agréable et positive.

Que va apporter cette reconnaissance?

En premier lieu, ça nous apporte un très grand réconfort de reconnaissance pour ce type de technique. On l’a toujours défendu comme une technique douce tant pour l’environnement que pour la société. Elle incite à la coopération, au respect des différentes façons de faire et aux cultures des autres. Et deuxième élément important, on a maintenant un appui, circonstancié et international, pour prévenir ou contrer des constructions dans les aménagements territoriaux qui paraissent aberrants.

Cet appui s’inscrit dans quel cadre?

Si l’on veut du développement durable, que les paysans du monde puissent vivre de leur travail, que le paysage diversifié demeure et qu’il exprime notre culture, il faut soutenir le type de constructions en pierre sèche. Elles vont dans ce sens et ont un très grand passé historique, ethnographique et identitaire. Cette reconnaissance va aussi apporter des obligations.

Quel type d’obligations?

Le réseau des pays – Croatie, Chypre, France, Grèce (porte-parole), Italie, Slovénie, Espagne et Suisse – qui a demandé la nomination et l’a obtenue est chargé de veiller à la bonne application de cette décision. Il faut maintenant être collectivement vigilant sur la transmission de la technique, sur son étude, sur tout.

Ce réseau peut-il évoluer?

Il n’est pas fermé. A la société, nous avons des membres qui viennent d’Amérique, d’Australie, des îles britanniques… La Grèce a accepté d’être le coordinateur du réseau. Après, tout le monde a travaillé chez soi et avec les autres.
Quelles ont été les particularités mises en avant dans votre dossier?
C’est une des rares fois où on ne classe pas quelque chose directement liée à un pays ou une région. On met en avant un savoir-faire et une technique commune au monde entier. Ce qui nous a valu des félicitations. La convention qui a été signée par plusieurs pays en 2005 est faite pour ça. Quand on a déposé le dossier, tous les représentants officiels de l’Unesco nous ont dit que c’était vraiment extraordinaire. "Vous êtes dans l’esprit de la convention."
Quel travail allez-vous entreprendre maintenant à la société?
Nous avons tenu notre 16e congrès à Minorque. Maintenant, il faut essayer d’étoffer ce réseau. Raccrocher d’autres régions et pays notamment d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. L’objectif est aussi d’établir une charte de bons comportements, d’échanges de bons procédés pour arriver à avoir les meilleures retombées. On a quand même une certaine aura par rapport à ce classement au patrimoine immatériel de l’humanité. Ce n’est pas une obligation pour un état, un aménageur, de faire ce que l’on lui dit. Notre avis bien sûr ne peut être que consultatif mais il faut quand même faire attention. En attendant, le prochain conseil d’administration, ce sont des pistes de réflexion.

Va-t-il avoir des retombées sur la profession?

Oui. Ce qui est intéressant c’est qu’il y a une reconnaissance pour l’aménagement territorial. Les collectivités peuvent choisir d’aménager des lieux avec la technique de la pierre sèche. Des fédérations de muraillers existent en France – où le bâtisseur de pierre sèche est reconnu en tant que métier à part, plutôt un métier d’art que du bâtiment – en Suisse, en Espagne, dans les îles britanniques, en Croatie où le patrimoine est très important.

Extraits du projet de décision
En séance plénière à Port-Louis à l’Île Maurice, le comité intergouvernemental de l’Unesco a donné une décision définitive positive, le 26 novembre, au projet porté par huit pays (Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et Suisse).
Les savoirs et techniques de l’art de bâtir en pierre sèche ont, ainsi, été inscrits dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Voici des extraits du projet de décision.

L’art de bâtir

"L’art de bâtir en pierre sèche concerne les savoir-faire relatifs à l’élaboration de constructions en empilant des pierres les unes sur les autres sans l’utilisation d’autres matériaux à l’exception parfois de terre sèche. Les structures en pierre sèche sont répandues dans la plupart des régions rurales – surtout sur terrains accidentés – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des zones habitées, sans être pour autant inconnues dans les territoires urbains. La stabilité de ces structures est assurée par la sélection attentive et le placement des pierres. Ces structures ont configuré des paysages diversifiés en formant des modes variés d’habitat, d’agriculture et d’élevage. Elles témoignent des méthodes et des pratiques utilisées par les hommes depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours afin d’organiser leurs espaces de vie et de travail en optimisant les ressources naturelles et humaines locales. Elles jouent un rôle vital dans la prévention des glissements de terrain, des inondations, des avalanches, dans l’empêchement de l’érosion et de la désertification des terres, améliorant la biodiversité et mettant en place des conditions microclimatiques pour l’agriculture…"

Tradition vivante

"Bâtir en pierre sèche est une tradition vivante qui est devenue de plus en plus prisée à l’égard de la gouvernance durable du patrimoine culturel, de la terre agricole des habitats humains et leur environnement. Parmi ses praticiens, les connaissances enseignées et les savoir-faire sont transmis par le travail conjoint de maîtres qualifiés et d’apprentis, par des ateliers, entraînements professionnels, cours (...) La pratique implique la coopération étroite des membres des communautés renforçant la cohésion sociale et la collaboration entre familles et voisins…"

Promotion

"L’art de bâtir en pierre sèche combine une technique largement propagée avec le respect pour les conditions locales et avec l’usage exclusif de matériaux de construction locaux (...) La large distribution de la pratique et un haut niveau de protection de monuments en pierre sèche vont contribuer à la promotion du patrimoine immatériel en général…"

Partage

"Les autorités d’état de tous les pays candidats ont focalisé en premier sur la protection des constructions et sites de pierres sèches existant mais les communautés des praticiens et les organismes des professionnels ont dirigé leur attention vers la transmission effective et la promotion de l’élément (...) Un projet de sauvegarde a été proposé grâce aux efforts conjoints de tous les participants, avec les communautés et les associations qui ont initié et mené la procédure. Parmi les objectifs principaux compte l’établissement de systèmes d’entraînement permanents et standardisés couplés d’une certification adéquate. Le projet est centré sur la collaboration internationale, la recherche interdisciplinaire et le partage des bonnes pratiques de sauvegarde…"

Inventaires

"L’art de bâtir en pierre sèche, les savoirs et techniques relatifs sont inscrits dans les inventaires nationaux, régionaux et locaux des huit pays demandeurs…"

Félicitations

"Nous saluons l’initiative des pays participants de présenter une technique largement pratiquée qui respecte complètement les contextes locaux. Et nous les félicitons de soumettre un dossier exemplaire, préparé avec beaucoup de soin, qui témoigne de l’esprit de la convention en termes de coopération internationale."

Pierres-sèches Unesco
https://www.varmatin.com/vie-locale/reconnaissance-mondiale-lart-de-batir-en-pierre-seche-devient-patrimoine-immateriel-de-lhumanite-284745?t=MzczMGRhYTcxNDc1OThhODFiNWRiZTYwMjQ2Y2QyODlfMTU0NDcxMzg5NDQ5Ml8yODQ3NDU%3D&tp=viewpay
Chantier de débroussaillage aux Olivières
Thu 13 Dec - 15:53
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Deux journées pour débroussailler, dégager, nettoyer, contribuer à la mise en valeur et à la conservation des ruines de ce village abandonné lors de la construction du barrage achevé en 1912.
Venez prêter la main avec vos outils une heure, deux heures, une demi journée ou la journée entière entre 9h00 et 16h30
RV à Tourris, à l'entrée du terrain militaire à 9h00, 13h30, ou sur place si vous connaissez les lieux.

Inscrivez-vous en utilisant CE LIEN
Renseignements : Marie-Hélène Taillard 06 20 95 21 88

AVR-LC chantier Olivières rando
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Faron : une mort programmée
Thu 13 Dec - 15:17

Ce document a été rédigé en janvier 2018 par l’Association Défense et Protection du Faron.

En cette année 2018, LE FARON est en sursis !

Certes, c'est un site classé, mais sur 1.100 ha classés, environ 700 ha sont des propriétés privées qui sont toutes situées dans la moitié basse du massif au contact direct de la ville au Sud à l’Est et l’Ouest. Au Nord le long de la route reliant La Valette à Dardennes les propriétés privées sont enclavées dans la forêt du site classé.

L’imbrication entre forêt classée et habitations est constante tout au long du piémont. Nul n’en doute, le rôle de la ceinture végétale au contact de l’habitat est essentiel pour la qualité de vie dans l’agglomération.

Dans le site classé, la forêt privée est quasiment partout à l’abandon elle est devenue inextricable au Sud comme au Nord : directement au contact des habitations c’est un combustible qui n’attend que la première étincelle !

Pour quiconque aime le Faron, veut qu’il vive et s’inquiète des suites dramatiques pour la forêt , les biens et les personnes qu’aura un incendie par temps de gros mistral sur la bande forestière classée et mitoyenne des habitations, la nécessité de prévenir par tous les moyens ce risque majeur s’impose à la raison.

La prévention est possible.

Mais pas dans le cadre juridique actuel

  • Les règlements s’appliquent uniquement dans les propriétés bâties.
  • l’obligation de débroussailler chez le voisin est injuste et inapplicable.
  • l’obligation de débroussaillage ne s’impose pas dans la forêt classée non construite. C’est pourtant là que réside le risque majeur.
  • Avec les textes existants et sans coercition pas de résultat à attendre.

Un PPRIF pour Toulon est nécessaire et c'est en ce sens que l’Association Défense et Protection du Faron a écrit au Préfet du Var le 6 novembre 2018.

(PRIF : Plan de Prévention des Risques d’Incendies de Forêt)

actu association Faron Forêt
https://revestou.fr/pages/232-incendies-faron-une-mort-programmee-fr.php
Survivances des parlers provençaux en français, épisode 2 : le mot ‘dégun’ – Français de nos régions
Sun 9 Dec - 11:52

Du provençal…

Dans les dialectes galloromans, le pronom indéfini signifiant « personne », au sens de « aucun être humain », que l’on trouve en position de sujet dans des phrases comme « personne ne me croit », « personne n’est venu », ou d’objet dans des phrases comme « y a personne », « on (ne) craint personne », était exprimé dans la majorité des régions de la moitié sud du territoire par des aboutissants de la locution latine NEC UNUS (qui signifie, mot à mot, « pas un »). Les lois de l’évolution phonétique ont fait que ladite locution a abouti à des formes différentes dans la bouche des générations de locuteurs qui se sont succédé sur le territoire de l’actuelle francophonie d’Europe au fil des siècles.

À la fin du XIXe s., juste avant que le déclin de l’usage des langues régionales ne s’accélère dramatiquement, les aboutissants de NEC UNUS pouvaient être classés en deux catégories principales: les types qui se rattachent à nion /ɲɔ̃/ et les types qui se rattachent à dégun /deɡœ̃/. Les types ningun, nugun, ligun, diu, qui constituent également des aboutissants de NEC UNUS, sont plus dispersés et peu nombreux [...]

Dans quelques régions (le Gard, les Pyrénées Atlantiques et les alentours), ce sont des formes continuant le latin RES (> fr. rien) qu’Edmont a enregistrées lors de son tour de la Gallo-Romania.

…au français de Marseille

Sur le continent, on peut voir que c’est essentiellement à l’intérieur de l’actuelle région Provence-Alpes-Côte d’Azur que le mot dégun est utilisé.

Un peu d’histoire

D’un point de vue historique, il semblerait que l’utilisation de la forme dégun en français soit un phénomène assez récent, comme le soulignent les auteurs du Dictionnaire des Régionalismes de France:

et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle), le mot est plus tard absent des recueils méridionaux de cacologies et il manque encore dans Le français de Marseille. Etude de français régional (1931). On en inférera que le transfert du provençal au français, surtout cristallisé dans le tour (il) y a dégun, ne remonte qu’à une date récente. Limité d’ailleurs au code oral […], il s’agit d’un patoisisme consciemment employé pour « forcer le ton régional » […] et promu, plus récemment encore, stéréotype identitaire d’une certaine Marseille populaire.
Dégun figure en tout cas dans l’ensemble des recueils de régionalismes du sud-est que nous avions sous la main quand nous avons rédigé ce billet (tous publiés après les années 1980).

Dégun et le folklore marseillais

Pour toute personne étrangère à la ville de Marseille (et à la Provence), le mot dégun, compte tenu de sa position dans la phrase, peut être compris comme un nom propre, et donc comme référant à un être humain. Les locaux l’ayant bien compris, jouaient sur cette erreur d’interprétation pour jouer des tours aux touristes en visite dans la cité phocéenne.

La diffusion de dégun

D’après le site géoado, c’est en 2005 que José Anigo, alors directeur sportif de l’Olympique de Marseille, propose de faire inscrire sur un grand panneau « À Marseille, on craint dégun! ». Il demande ensuite à ce que ce panneau soit placé au bout du tunnel emprunté par les joueurs pour accéder au stade Vélodrome.

La même année, le mot dégun est utilisé dans le cadre d’une collaboration entre le club de foot et Adidas, qui reprend l’expression pour sa campagne publicitaire. « On craint dégun » devient ainsi « officiellement » le slogan de l’OM.

Il n’en fallait pas plus pour que l’équipe de lexicographes du Robert décide de faire enfin entrer la forme dans son édition 2017 Il était entré dans le Larousse en 2015.

Cliquer sur le titre de l'article pour le lire sur le site original dans son intégralité avec ses illustrations.

degun langue Provençal
https://francaisdenosregions.com/2018/12/08/survivances-des-parlers-provencaux-en-francais-episode-2-le-mot-degun/
page 95 / 114

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