Je pars de Gestliens 0.7.1 d'avril 2017, que je préfère aux versions Github de Shaarli http://jc.etiemble.free.fr/abc/index.php/realisations/gestliens. Mis à jour en 0.7.2 le 9 décembre 2018, avec les conseils sympathiques de Jean-Claude Etiemble pour que je ne perde pas mes modifs ni mes posts.
Le style est un peu modifié pour retrouver l'apparence de l'ensemble des sites Revestou avec l'image 'carton à dessin" grise en background. Je modifie directement tpl/frama/inc/frama.css plutôt que d'utiliser un fichier local.
Pour ajouter dans le menu haut le lien Nuage ..., c'est dans tpl/frama/page.header.html.
Pour supprimer en accueil la boîte du tagcloud,c'est dans tpl/frama/linklist.html ligne 126.
Pour supprimer toute la colonne de droite en accueil :
1/ créer classe accueuil avec width à 100% dans frama.css (je sais, ma "class" a une fote d'orthographe)
2/ remplacer dans tpl/frama/linklist.html ligne 26 la class col-md-9 par la class accueuil
Pour afficher Play Video en Français, c'est à modifier en dur dans : plugins/playvideo/playvideo.html
Pour obtenir un plan de pages en balises h1 et h2
1/ linklist.html : mettre h1 pour le titre de la page Liste de liens et styler le h1 dans frama.css. Puis mettre h2 sur linktitle et styler le h2 dans frama.css
2/daily.html :mettre h2 au lieu de div lignes 38-40 s/linktitle
3/tagcloud.html : ajouté un titre de page h1 avec en dur : "Nuage de mots-clefs"
picwall.html : ouverture des liens dans un nouvel onglet/fenêtre an ajoutant : target="_blank"
page.header.html l58 : remplacé rss par dailyrss pour le lien vers les rss. En effet rss ne marche pas si l'on n'a pas activé un autre service.
Est-ce normal que le lien menu de journal mène au journal de la veille ? Faut-il attendre que la journée soit terminée ?
Répéter en haut le lien de navigation entre pages du bas : dans linklist.html ajouter ligne 18 : {include="linklist.paging"}
Pour afficher la totalité des posts au lieu que ce soit limité à 20rem en max-height, j'ai porté max-height à 500rem ligne 1131 de tpl/frama/inc/frama.css.
Pour limiter l'affichage à 5 liens par page, j'ai changé 20 en 5 dans data/config.php l.30. Et je l'ai modifié aussi en dur dans index.php à la racine.
Pour que la customisation de l'affichage (nombre de liens par page et affichage des liens privés pour l'admin), j'ai supprimé le lien de menu et la fonction à partir de la ligne 29 dans page.header.html de tpl/frama.
J'aime la nuit. Pas la nuit blanche des noctambules, ni celle des illuminations de Noël.
Encore que la nuit bleue-diode dont les extra-terrestres ont marqué le village revêtait un charme étrange à Noël passé (2007).
Non, la nuit que j'aime, c'est la nuit noire, la nuit profonde, la nuit vraie.
Celle des quarts en mer où l'on est seul sous les étoiles
Celle du lit tiré sur la terrasse les soirs d'été
Celle des heures passées sur le toit avec le télescope.
Aussi quand l'éclairage public a inondé mon chemin, je me suis battue bec et ongles contre cette invasion.
J'ai argué que mon cadre de vie en était tout révolutionné : à quoi bon choisir la campagne si la nature est refoulée par un progrès indésirable ?
En vain : la civilisation a donc envahi mon chemin (côté lumière, s'entend, car c'est toujours l'âge de pierre côté chaussée, égouts ou telecom)
J'ai donné mon télescope, les lumières de la ville ne sont plus un émerveillement lointain au fond de la vallée, mais une réalité proche, une promiscuité agressive, un éblouissement envahissant.
Les lumières de la ville - Photo © Cécile Cadel
Je dois étouffer pendant les nuits d'été derrière les volets fermés. Et un supplément de dépenses personnelles pour la climatisation s'ajoute aux suppléments de dépenses mutualisées car le surcoût énergétique de l'éclairage public va peser sur les impôts communaux.
Et là je n'aborde même pas les arguments écologiques. Je vous laisse les réciter tous seuls, vous les connaissez par cœur, de la chasse au gaspi au Grenelle de l'environnement, sauvons la planète et tutti quanti.
Or d’oncques, j'étais là, enfermée dans la clim et dans une colère maussade, pestant comme une rebelle contre la décision imposée, mais vaguement coupable de nostalgie rétrograde. Car l'Intérêt Public, la Sécurité, le Progrès, la Civilisation, la Responsabilité du Maire sont les contr'arguments avec Majuscules que m'a renvoyés l'autorité quand j'ai tenté de discuter. Je m'en suis sentie toute écrasée, responsabilisée, culpabilisée, sur fond latent de malaise et de mécontentement.
Je ne pouvais demeurer plus longtemps sur la pente savonneuse de cette dépression larvée, j'ai pris le taureau par les cornes, je me suis remise en cause et j'ai donc cherché comment me sortir de ce marasme marécageux. Pour trouver le remède, il faut déjà un bon diagnostic, donc inventorier les symptômes et donner un NOM à cette maladie. Car j'étais sinon coupable, du moins malade. les autorités me l'avaient démontré : je refusais le progrès, j'étais ringarde, rétrograde, réactionnaire, anachronique, obsolète. Bref, je sentais la naphtaline.
Le premier symptôme, celui du nyctophile, de l'adorateur de la nuit noire, l'adepte de l'obscurité profonde, semblait au premier abord relever de la manie, de l'addiction et des comportements sectaires. J'avais empoigné mon clavier, je compulsais sur mon écran les encyclopédies médicales, je consultais tous ces experts qui foisonnent sur le net. Eh bien, il s'est avéré qu'autant la lumière compte parmi les thérapies naturelles émergentes, autant l'alternance de la lumière et de l'obscurité, synchroniseur du cycle veille/sommeil semble essentielle à la qualité du sommeil.
Soyons brièvement techniques : le cycle veille/sommeil est soumis à l'influence de synchroniseurs. l'endormissement est la conséquence de la synchronisation de plusieurs phénomènes :
En l'absence de synchroniseur externe (lors d'expériences hors du temps, comme celle de Michel Siffre dans les gouffres ou celle des sous-mariniers.), mon horloge biologique va continuer à rythmer l'alternance veille/sommeil selon des variations circadiennes (autour de 24 heures). Mais la qualité du sommeil en sera altérée : l'alternance lumière/obscurité, la variation du niveau d'activité sociale, le niveau du bruit ambiant sont autant de phénomènes qui influent sur la qualité du sommeil. C'est ainsi que le bruit entraîne une altération subjective et objective du sommeil. La gêne subjective disparait après quelques nuits et l'architecture du sommeil se normalise progressivement. Par contre, la réponse du rythme cardiaque au bruit demeure perturbée : l'esprit s'habitue au bruit, le coeur, jamais. Qu'en est-il pour le synchroniseur "lumière" ?
Selon le Professeur Olivier Van Reeth, "pendant des millénaires, nous nous sommes levés et couchés avec le soleil, vivant ainsi en parfaite harmonie avec notre horloge biologique. En permettant l’extension artificielle de la durée du « jour », l’avènement de l’éclairage électrique puis l’explosion des nouvelles technologies ont complètement bouleversé l’organisation temporelle de nos sociétés industrialisées. Lorsque nous profitons de l’opportunité qui nous est donnée d’être actifs la nuit (quand notre horloge nous dit de dormir) et de dormir le jour, nous nous mettons alors en conflit avec notre horloge biologique... Les études [des chronobiologistes] montrent qu’une exposition programmée à de la lumière intense sur le lieu de travail (et le maintien d’une obscurité absolue pendant le sommeil) permettent d'améliorer l’adaptation aux conditions de travail [de nuit]. De même, une exposition à une lumière intense pendant les périodes dévolues au sommeil ont un impact sur la qualité du sommeil.
Pollution lumineuse dans le ciel du Revest
J'en étais là à dériver dans les méandres de la vulgarisation médicale, sans avoir progressé d'un pouce dans la résolution de la quadrature du cercle vicieux: nuit, autorité, lampadaire, insomnie. Quand de la lecture du canard local (Var-Matin - 27 août 2008), vint la lumière, ce qui est un comble. Jugez-en plutôt : le maire de Garéoult, à une trentaine de kilomètres d'ici, vient de signer une charte intitulée : "Préservons le ciel de Garéoult" avec le président de l'Association nationale pour la protection du ciel nocturne (Anpcn) et le président de l'association Cassiopée, observatoire de Rocbaron, au village voisin. Cette charte prévoit de "limiter les effets nocifs de l'éclairage public et privé qui sera limité en intensité et en durée : les appareils extérieurs utiliseront des capuchons réflecteurs vers le bas. En aucun cas, la lumière émise ne sera dirigée vers le ciel où elle constitue une pollution pour la végétation, la faune nocturne, l'astronomie et l'aviation. A vingt-trois heures trente, les éclairages de la commune devront être éteints sauf pour raison de sécurité." Le président de l'observatoire de Rocbaron soulignait qu'ainsi l'équipe municipale de Garéoult s'était engagée dans la promotion de La Provence des Étoiles. Un programme que j'aimerais bien voir soutenu également dans mon village du Revest-les-Eaux.
La population de loups continue de croître en France, où ils devraient dépasser les 500 individus cet hiver et sont en passe d'atteindre un premier "seuil de viabilité démographique", a indiqué jeudi l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Ce premier seuil à partir duquel on considère que l'espèce, protégée au niveau européen, devient viable en France, est un objectif figurant dans le "plan loup", adopté début 2018 et très critiqué par les éleveurs ovins.
"Une fois l'objectif atteint, le dispositif de gestion de la population de loups sera réexaminé", avait alors assuré le gouvernement.
85 zones de présence, 72 meutes
L'expansion de l'animal se poursuit avec 85 zones de présence permanente (ZPP), dont 72 meutes, selon le bilan estival publié par le réseau loup-lynx de l'ONCFS (le bilan précédent relevait 74 ZPP dont 57 meutes).
"Au vu de l'évolution des données issues du suivi hivernal 2017/2018 et du suivi estival 2018, il est probable que l'estimation de l'effectif en sortie d'hiver 2018/2019 dépasse les 500 loups", estime l'ONCFS, qui rappelle que "ce chiffre correspond à un premier seuil de viabilité démographique".
Jadis présent partout en France avant d'être éradiqué, le loup est revenu naturellement au début des années 1990, par l'Italie.
La présence du loup continue de se densifier dans les régions alpines et provençales, où de nouvelles meutes occupent les espaces entre les groupes déjà présents.
Il explore aussi des territoires moins familiers, avec une "augmentation perceptible" en Occitanie (Aude, Aveyron, Gard, Lozère).
Plus de communes constatent une présence régulière dans un secteur entre Vosges et Meurthe-et-Moselle, et dans la Nièvre.
Des informations ponctuelles sont aussi recueillies dans le Cantal, la Corrèze, la Côte d'Or, la Creuse, le Jura, la Somme et le Tarn, autant d'informations qui doivent cependant être confirmées sur la durée.
"A chaque fois que le réseau loup-lynx identifie de nouveaux indices de présence, les autorités en sont averties. Elles informent les parties prenantes afin que les mesures de prévention et d'accompagnement soient mises en place", indique l'ONCFS.
Les maires ruraux profitent de leur proximité avec les habitants pour être des relais avec le gouvernement. Plus de 10 000 petites communes vont ainsi ouvrir leurs portes samedi 8 décembre.
Quatre maires dans quatre mairies ont tous décidé d'ouvrir leurs portes samedi 8 décembre et de recueillir les doléances de leurs citoyens. À Fercé-sur-Sarthe (Sarthe), une commune de 600 habitants, Dominique Dhumeaux, le maire, est l'un des premiers à avoir décidé d'ouvrir sa mairie, en tant que vice-président de l'Association des maires ruraux de France. Son quotidien d'élu est rythmé par les revendications des "gilets jaunes". En Gironde, à Blasimon, les habitants sont aussi invités à s'exprimer samedi au secrétariat de la mairie.
Des doléances transmises au gouvernement
L'objectif est de tenter d'ouvrir le dialogue entre une partie de la population et l'État. À Blasimon, cette initiative est plutôt bien accueillie et certains savent déjà ce qu'ils vont dire. Une femme souhaite écrire un mot en soutien aux "gilets jaunes", faute de pouvoir les soutenir sur le terrain. Sur un rond-point, les "gilets jaunes" approuvent également la démarche, qui n'est pas vécue comme une concurrence. Toutes les doléances et propositions reçues samedi seront compilées par l'Association des maires ruraux de France qui les transmettra ensuite au gouvernement.
Pour profiter du panorama qu'offre Douarnenez (Finistère), il faut le faire avant que la nuit ne tombe. Car passé 23 heures, la commune a choisi de débrancher son éclairage public et les habitants ont dû s'adapter au noir complet dans les quartiers résidentiels. Stéphane Castel a ainsi choisi d'installer une lampe dans son jardin à l'entrée de sa maison pour que son enfant puisse rentrer plus facilement. 40% de la ville est aujourd'hui concerné par l'extinction nocturne.
30% d'économies
L'idée vient de David Dorman, responsable des services techniques de la ville, pour pallier la baisse des dotations de l'État. En un an, la facture d'électricité a déjà baissé de 40 000 euros. Une somme que la municipalité a choisi de réinvestir pour renouveler son parc électrique, à commencer par le remplacement des ampoules sodium. Dans le centre commerçant, la luminosité a été réduite grâce à des transformateurs nouvelle génération. Le coût de l'investissement est de 90 000 euros. La lumière est ainsi beaucoup plus douce et 30% d'économies à la clef. Les habitants sont partagés sur la question, certains craignent pour leur sécurité. Plus d'une vingtaine de communes bretonnes ont choisi de pratiquer l'extinction nocturne de l'éclairage public.