Quelle quiétude sur les berges de la retenue d’eau de Dardennes, bercée par les gazouillis des oiseaux à peine dérangés par un vol de canards hivernal.
Mais un intrigant ballet attire l’attention ce mardi: serrés comme des sardines dans un petit sentier d’accès, une dizaine de bénévoles de l’Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique "Le Gardon de Toulon et ses environs" se dirigent vers la berge en transportant de lourds bacs.
"Dimanche, c’est la fermeture de la pêche aux poissons carnassiers", explique le président Yannick Dandé. "Nous en profitons pour mettre à l’eau des brochets, des carpes et des gardons."
Et quelle surprise en voyant un des bénévoles soulever délicatement (mais lourdement) le brochet de soixante-dix centimètres, ou encore une énorme carpe de cinq kilos. "Nous favorisons l’équilibre halieutique du site en effectuant régulièrement des lâchers de truites arc-en-ciel plusieurs fois par an également", poursuit le président.
"Nous mettons à l’eau de belles carpes "cuir", appelées également miroir: elles sont sans écailles à part quelques-unes à l’arrière des ouïes et à la queue", poursuivent René Hiroux, Philippe Cousein, Didier Douaillat et Jean-Michel Hourquebie.
Et voilà que le "requin d’eau douce", surnommé encore le "poignard", est mis à l’eau. Ce brochet prédateur, long de soixante-dix centimètres, disparaît dans les fonds du lac d'une simple coup de queue.
"Les pêcheurs devront attendre maintenant le 1er mai pour lancer le bouchon", préviennent les gardes-pêches.
L'impluvium d'Orves, dit encore Citerne d'Estienne, vu du ciel

Une curiosité naturelle aménagée par l'homme pour recueillir et stocker l'eau de pluie.
Montée par le GR99, Col des Morts, Tour de Vidal, carrefour des quatre Termes pour rejoindre l'impluvium puis retour par la piste qui contourne la carrière de Fiéraquet par l'Est.
RV à 9h00 au stade de la colline au Revest
Inscrivez-vous en utilisant le lien :
https://doodle.com/poll/zqdn6u5ns2sw3zt6
Renseignements : Marie-Hélène Taillard 06 20 95 21 88
Parcours de difficulté moyenne. Durée 3h environ : boucle de 7,5km et 400m de dénivelé. Pique-nique possible au retour.
Chaussures de marche, eau et assurance personnelle sont indispensables pour ce type de sortie. Les accompagnateurs ne sont pas guides officiels mais des bénévoles qui vous font partager la découverte de ces lieux.
En savoir plus un en consultant :
- une sortie précédente en 2016 https://revest.legtux.org/post133.html#p133
- un album photos de 2012 https://photos.revestou.fr/index?/category/64-l_impluvium_d_orves
- une page d'histoire en août 1944 http://revestou.fr/pages/188-la-resistance-sous-l-occupation-allemande-rencontre-avec-le-3e-rta-par-rene-poch-fr.php
- un article de Var Matin paru en 2017

Prévu initialement pour démarrer en début d’année dernière, le chantier qui vise à fournir Bouygues en matière première pour son projet d’éco-quartier à Monaco est donc cette fois bel et bien lancé dans sa composante varoise.
Depuis l’été dernier, des camions chargés de cailloux descendent de la carrière du Revest, sans que cela ne semble causer de remous sur le chemin qui les mène au port de commerce de Brégaillon.
Dans la foulée, les premiers bateaux et leurs cargaisons de calcaire ont appareillé de La Seyne, direction Monaco.
Rappelons qu’il avait été ajourné à cause d’une levée de boucliers de la population et des collectivités locales, qui craignaient notamment une saturation des routes.
Les choses ont attaqué plus tranquillement que ce qui était prévu au départ, en termes de fréquence et de rythme" résume Jérôme Giraud, directeur des ports à la Chambre de commerce et d’industrie du Var (CCIV)."On a conservé seulement un tiers du projet original.
Soit 800.000 tonnes de granulats, sur un total de 2,4 millions de tonnes qui devaient initialement être fournies par les engins de la Someca qui grattent la colline derrière le Faron.
Au final, l’approvisionnement se fait depuis septembre et devrait s’achever en octobre 2019.
Le processus, lui, est fidèle à ce qui avait été imaginé dès le début. Une fois les granulats arrivés à bon port, ils sont stockés dans l’enceinte de la zone de Brégaillon, puis chargés par les dockers seynois sur des navires à destination de la Principauté, "à un rythme qui devrait s’accélérer".
Là-bas, ils serviront à remplir dix-huit énormes caissons de béton (fabriqués à Marseille) qui seront immergés. L’idée est de constituer une digue de protection qui dominera les flots, prélude à la construction d’un ensemble immobilier de luxe érigé en grignotant ainsi six hectares "sur" la mer.
La livraison des 120 appartements de standing est prévue à partir de 2022.
A noter que ce n’est là qu’un volet des opérations qui lient Brégaillon à Monaco dans ce chantier: l’an dernier, déjà, près de 140.000 t de boues de dragage avaient été traitées par l’entreprise Envisan, située à l’entrée de la zone industrialo-portuaire.
En février dernier, six Revestois s’étaient rendus au commissariat toulonnais de la Beaucaire pour porter plainte pour le vol du pot d’échappement de leur véhicule. Après de longues enquêtes, la police a démantelé une bande organisée des pays de l’Est.
Ce Revestois anonyme s’est constitué partie civile auprès de la cour d’appel de Bordeaux où seront jugés les malfrats qui auraient écumé des régions entières.
"Un matin quand j’ai démarré ma voiture, j’ai eu l’impression de posséder une Ferrari Lamborghini comme par miracle, raconte-t-il. En fait pas du tout. J’avais toujours la même voiture mais sans son pot d’échappement qui avait été découpé à la disqueuse.
Je suis allé porter plainte au commissariat de la Beaucaire où on m’a dit que j’étais le sixième Revestois à s’être fait voler le pot catalytique. Ensuite j’ai fait mes démarches auprès de mon assurance. Grâce au travail de la police, ils ont été arrêtés. Mon assurance va s’occuper de tout".
Pourquoi voler un pot catalytique? Les voleurs découpent le pot à la disqueuse afin de récupérer des métaux rares qui peuvent peser jusqu’à 8 grammes en fonction du modèle: il contient de la platine, du palladium, du rhodium et une infime quantité d’or.
Les pots sont revendus entre 15 et 50 euros le pot. Les métaux rares se monnayent à 40 euros le gramme.
Dans une lettre ouverte au président de la République (et au préfet du Var), les douze maires de la Métropole Toulon Provence Méditerranée affirment leur volonté de "participer au grand débat régional", lancé par Emmanuel Macron. Mais à une condition…
"Vous venez d’annoncer l’organisation d’une grande réunion régionale autour des maires et des élus locaux ainsi que l’ouverture d’une consultation de dix semaines sur des thèmes régaliens, dont les modalités restent à définir", écrivent les douze signataires du courrier.
"Les maires de TPM ont décidé à l’unanimité, au-delà de leur sensibilité politique, de participer à cette grande réunion régionale" confirment-ils.
Avant d’ajouter: "Nous avons décidé de participer dès lors que cette consultation sera organisée sous la présidence du préfet du Var, dans un lieu neutre, permettant de garantir les conditions de sécurité indispensables à l’organisation de ce type de réunion".
Et les élus de TPM d’ajouter en conclusion: "Les douze maires de TPM pourront alors exprimer librement aux côtés de leurs concitoyens, leurs attentes et inquiétudes tout en proposant leurs solutions au gouvernement".
En d’autres termes, les élus de TPM veulent bien apporter leur pierre à l’édifice mais refusent d’organiser les débats au motif que les sujets régaliens relèvent du chef de l’état et donc de son représentant dans le département, le préfet, Jean-Luc Videlaine.
Une position bien différente de celle des maires ruraux, portée par André Guiol.
Et qui pourrait être suivie par d’autres maires de grandes villes du Var ou de la région Provence Alpes Côte d’Azur.