MAJ 11 mars 16h : dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée, l'intégralité des visites de personnes extérieures à l'établissement est suspendue", explique le gouvernement dans un communiqué ce mercredi 11 mars.
Du fait de la vulnérabilité des personnes âgées, les Ehpad renforcent chaque jour leurs mesures de précaution "pour faire barrage à l'entrée du coronavirus" et leurs représentants seront reçus mardi au ministère de la Santé pour discuter du protocole à suivre en cas de contamination.
Dans une résidence parisienne, les proches de la centaine de personnes âgées qui y sont accueillies ont ainsi reçu trois notes d'information depuis vendredi, chaque jour un peu plus restrictives sur les conditions de visite.
Depuis dimanche, les visiteurs doivent accepter une prise de température frontale et se voient refuser l'accès en cas de fièvre.
Ils ont l'obligation de se frictionner les mains avec un gel hydro-alcoolique à l'entrée, de porter un masque chirurgical en cas de toux, de signer le registre des entrées et sorties.
Les horaires de visite sont restreints. On leur demande de ne pas embrasser leur proche, ni de lui serrer la main, ainsi que de ne pas l'emmener à l'extérieur de l'établissement. Et plus généralement de "vérifier par téléphone que les visites sont toujours autorisées".
Ces "mesures-barrière" se généralisent dans les 7.000 établissements accueillant des personnes âgées car "l'enjeu est de bloquer l'entrée du virus à l'Ehpad", résume Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Syndicat national des établissements et résidences privés pour Personnes Âgées (Synerpa).
"La moyenne d'âge y est supérieure à 85 ans, les conséquences pourraient être dramatiques", souligne-t-elle.
Selon la dernière étude publiée le 17 février par les autorités chinoises, les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8%.
Les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ont l'habitude de gérer des maladies infectieuses, confrontées chaque année à la grippe classique qui est pour l'instant "autrement plus impactante" avec ses milliers de décès, rappelle Pascal Champvert, président de l'AD-PA, association de directeurs de maisons de retraite et de structures d'aide à domicile.
"Il est faux de dire que nous ne sommes pas prêts. On sait mettre à l'isolement, gérer un risque infectieux, regarder les circuits d'aération, etc", confirme Mme Arnaiz-Maumé.
Néanmoins les acteurs du médico-social (Ehpad, aide à domicile, etc.) seront réunis mardi matin à leur demande au ministère de la Santé.
"Il faut qu'on ait un protocole clair à appliquer" en cas de suspicion, demande Mme Arnaiz-Maumé.
"On sait qu'on doit ne pas aller aux urgences et appeler le 15 mais dans quel délai on fait le test, dans quel cas on transfère la personne dans un lieu adapté, etc.? Tout ce circuit là est essentiel", souligne-t-elle.
"Nous voulons aussi être sûrs d'être bien prioritaires dans la distribution de masques avec les hôpitaux et la médecine de ville", ajoute-t-elle.
Elle compte aussi poser la question du matériel de protection (masque, thermomètre...) pour ceux qui font de l'aide à domicile.
"Pour l'instant il n'y a pas lieu d'être alarmiste, le gouvernement et l'Etat font bien les choses", juge de son côté Pascal Champvert.
Mais en cas de crise majeure, "si on attend de nous que nous redoublions d'efforts, je vous réponds que nous ne redoublerons rien du tout parce que nous ne sommes pas en mesure de le faire du fait des sous-effectifs", prévient-il.
"Pas plus que nous ne sommes en mesure déjà de répondre aux épisodes grippaux l'hiver ou caniculaires l'été", ajoute-t-il, rappelant le rapport récent de l'ancienne ministre Myriam El Khomri sur les besoins de recrutement massifs dans les métiers du grand âge.
"Si demain les aides-soignants ne pouvaient pas venir travailler parce que les écoles seraient fermées, par exemple", juge ainsi M. Champvert, qui a prévu de s'entretenir lundi avec son représentant dans l'Oise "pour savoir comment cela va fonctionner" dans cette zone touchée.
PAR C. S. Mis à jour le 17/02/2020 à 16:52 Publié le 17/02/2020 à 18:30
Ce dimanche 16 février, plus de cinquante personnes se sont donné rendez-vous sur la route de Tourris, sur la commune du Revest-les-Eaux, afin d’effectuer un ramassage des déchets.
Ils avaient répondu à l’appel de Clean Walker Toulon, aidé par d’autres collectifs comme Citoyens Méditerranée, Colibri Toulon Littoral, Chercheurs en Herbe ou encore Global Earth Keeper.
Ces citoyens ont reçu le soutien des entreprises Someca (qui gère la carrière de Fierraquet), Dumex et la municipalité revestoise.
Telle une véritable petite armée de soldats verts de tout âge munis de leurs gants et de sacs-poubelles, ces volontaires se sont mobilisés contre ce fléau des temps modernes.
À 9h30 devant les grilles d’entrée de la carrière de Fierraquet, les quatre agents de la Someca attendaient les Clean Walker à bord de leur mini-chargeur, d’un chargeur de 25 tonnes et son godet de 5 mètres cubes, d’une camionnette.
De son côté, un agent municipal revestois avait mis des containers de tri dans la benne du camion prêtés par la société Dumex. Puis une longue file de voitures se formait.
En un rien de temps, tout le monde se regroupait pour le briefing. Les gants et les sacs-poubelles étaient distribués aux adultes et aux quelques enfants présents.
Pendant que les soldats verts ramassaient le long de la large route de Tourris, les gros engins roulaient vers les deux sites dépotoirs, où deux grosses bennes de "déchets industriels banals" de 35 mètres cubes ont été déposées.
"Tous les déchets ramassés par les personnes plus tous les objets jetés sur les bords de la route seront acheminés par benne à la société Sclavo qui fera le tri. Quant aux déchets inertes (les gravats) via la société Sotem, ils seront passés au crible (tri de la granulométrie des matériaux) puis au concasseur pour en faire des matériaux recyclés", explique un responsable de la Soméca.
À peine quelques mètres de parcourus que les sacs se remplissaient: des pneus, des ferrailles, des matelas étaient rapidement recueillis.
Les murmures grondaient. "Il faudrait les choper, ceux qui ont fait ça", entend-on depuis les fourrés.
Au même moment, le groupe des marcheurs du Rando Club Toulonnais croisait les "Clean Walker". "C’est un manque de civisme incompréhensible. C’est une opération nécessaire, bravo."
"Ce n’est pas la première fois qu’on ramasse des déchets mais ici, c’est abusé. C’est la première fois que je remplis mon sac aussi vite", témoigne Romain agacé.
Carole, la fille d’Ève qui organise des journées de ramassage du côté de Garéoult et en Provence verte, confessait: "C’est une vraie déchetterie, c’est hallucinant. C’est rare de voir autant de déchets concentrés."
En fin de matinée, les deux bennes étaient pleines à ras-bord et des déchets encore en bord de route. Le personnel de la Soméca partait chercher un Dumper de 45 tonnes, qui devait être rapidement rempli.
Les bords de route étaient nettoyés. Et ce lundi après-midi, les camions-grues de la Soméca devaient venir déposer des énormes rochers afin de limiter les dépôts sauvages vidés des bennes de camionnettes.
Sur place, la colère aussi débordait. Beaucoup restait à faire, et tout le monde pestait contre les contrevenants: "La justice devrait être plus réactive..."
À chacun son sommet. Pendant qu’Emmanuel Macron était dans le massif du mont-Blanc pour réaffirmer sa sensibilité écologique, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, était hier après-midi au sommet du mont Caume.
Si 4 000 mètres d’altitude séparent le plus haut des monts toulonnais du toit de l’Europe, le déplacement ministériel avait un objectif commun avec celui du président de la République : mettre en avant la défense de l’environnement.
Une préoccupation sur laquelle le ministère des Armées fait figure de pionnier. « Sur les 270 000 hectares que possède le ministère sur l’ensemble du territoire national, 200 000 font l’objet d’un classement de protection à caractère environnemental et 40 000 sont labellisés Natura 2000 », affirme ainsi Geneviève Darrieussecq.
Avec dix « petits » hectares, le terrain que possède la Défense sur le mont Caume fait figure de confetti, mais est très riche en matière de biodiversité. « La zone abrite un cortège faunistique et floristique très intéressant. On y dénombre notamment 211 espèces floristiques, mais aussi des aigles de Bonelli et neuf espèces de chiroptères », détaille Hélène Lutard, administratrice du Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire privilégié du ministère des Armées pour la gestion de ses sites en matière environnementale.
Faire la promotion de la protection des chauves-souris n’est sans doute pas évident en pleine épidémie de coronavirus…
Blague mise à part, les actions menées sur le mont Caume, dans le cadre du programme Life Defense Nature 2Mil, portent leurs fruits : un gîte d’hibernation et deux gîtes de reproduction ont ainsi été aménagés dans d’anciennes galeries militaires.
« On n’a pas d’éléments chiffrés sur la population des chauves-souris mais on sait que, sur les neuf espèces répertoriées sur le site, toutes n’étaient pas présentes au début du programme en 2012 », commente Vincent Mariani, chargé de mission a pour le CEN. Ce dernier évoque par ailleurs la restauration de la végétation originelle (pelouses méditerranéennes, landes à genêts épineux et autre matorral à genévriers).
Des réussites que la secrétaire d’État auprès du ministère des Armées n’a pas vraiment pu observer de ses yeux. Pas plus que la vue sur la rade de Toulon d’ailleurs. Hier après-midi, le sommet du mont Caume était plongé dans un épais brouillard.
Si deux tiers des Français ont une bonne opinion de leur maire selon une enquête datant d'octobre 2019, ces élus de proximité ne joignent pas fortune et réputation. Leur rémunération dépend en effet du nombre d'habitants de la ville dont ils sont maires.
Ainsi, un maire d'une commune de moins de 500 habitants touchera 646 euros brut par mois d'indemnités. De 500 à 999 habitants, ce sera 1.178 euros. Si on prend le maire d'une ville moyenne de 50.000 habitants, il touchera 3.421 euros par mois et au-dessus de 100.000 habitants, il aura chaque mois 5.512 euros.
Des cas particuliers sont à noter par exemple pour Paris, où l'indemnité du maire est de 8.650 euros brut, pour Lyon, avec 8.227 euros mensuels ou encore Marseille avec 8.137 euros gagnés par le maire chaque mois. Les adjoints sont également rémunérés, à une hauteur située entre le tiers et la moitié de la rémunération d'un maire. Quant aux conseillers, s'il s'agit d'une ville de moins de 100.000 habitants, leur travail est bénévole.
Un site pour consulter tous les salaires
Pour une ville de plus de 100.000 habitants, les conseillers ne touchent que 228 euros par mois. À noter toutefois, les conseillers de la mairie de Paris, de Lyon ou de Marseille sont bien mieux payés avec respectivement 4.807 euros, 1.304 euros et 1.856 euros.
Il est possible de retrouver l'intégralité des salaires et de chercher combien coûtent au total les élus de votre commune sur le site Annuaire Mairie
Les électeurs sont appelés à voter pour leurs conseillers municipaux les 15 et 22 mars prochain. Mais quel est le mode de scrutin dans votre commune ?
Dans les communes de plus de 1.000 habitants, le scrutin est proportionnel et fonctionne par listes, sans modification ni suppression possible de leur ordre de présentation. Ces listes doivent respecter la parité et compter autant d'hommes que de femmes. Au premier tour, la liste qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés obtient la moitié des sièges.
L'autre moitié est ensuite répartie à la proportionnelle entre toutes les listes qui ont obtenu au moins 5 % des voix. Dans les communes où seules deux listes se présentent, le second tour n'aura donc pas lieu. Dans le cas contraire, les listes qui ont obtenu au premier tour au moins 10 % des suffrages exprimés sont autorisées à se maintenir au second tour.
Elles peuvent alors intégrer des candidats présents sur d'autres listes au premier tour, uniquement si celles-ci ont obtenu 5 % des suffrages exprimés et qu'elles ne se présentent pas au second tour. À l'issue du second tour, la répartition des siège est identique à celle du premier tour.
Ces 15 et 22 mars, les électeurs français votent également pour les conseillers communautaires siégeant dans les communautés de communes.
Pour les villes de plus de 1.000 habitants, les conseillers communautaires sont élus en même temps que les candidats de chaque liste au conseil municipal. Les électeurs insèrent dans l'urne un seul bulletin de vote, celui-ci mentionnant une liste de candidats aux élections municipales liée à une liste intercommunale, c'est-à-dire une liste de candidats au mandat de conseiller communautaire.