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Nuits magiques: une réserve internationale de ciel étoilé bientôt créée sur la Côte d'Azur? - Var-Matin
Tue 14 May - 11:16

Lundi, Charles-Ange Ginésy devait réunir 75 maires pour obtenir leur appui en vue d’une candidature à la Réserve internationale de ciel étoilé. Loin d’une utopie, un enjeu majeur.

Avouez, c’est une sensation incroyable, non? Observer les étoiles, allongé dans un champ, assis sur un rocher, par une nuit parfaitement noire. Qui n’a pas un jour rêvé en contemplant la voie lactée ou une pluie d’étoiles filantes des Perséides?

C’est cette magie que cherche à retrouver le Département des Alpes-Maritimes. Car nos nuits sont blanches. Polluées par des éclairages urbains qui effacent les étoiles et déstabilisent la faune.

75 communes vont donc postuler à la Réserve internationale de ciel étoilé (Rice). Elles recouvrent trois territoires: la communauté de communes Alpes d’Azur et sa réserve naturelle régionale des Gorges de Daluis, le Parc national du Mercantour, le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur.

Cette réserve - il en existe déjà deux en France (dans les Pyrénées et dans les Cévennes) - sera constituée d’une zone cœur, préservée de toute pollution lumineuse, et d’une zone tampon où seront mises en place des actions pour améliorer l’éclairage public.

"On éclaire comme des malades"

Rien d’une utopie. Ce label est décerné par l’International Dark Sky Association, basée aux États-Unis.

Il récompense une "qualité de ciel nocturne exceptionnelle et engage les territoires à mener des actions de réduction de la pollution lumineuse".

Dans l’un des plus beaux villages de Frances, qu’on croirait de nuit perché au milieu des étoiles, un maire est déjà convaincu de l’utilité de cette candidature.

Il s’agit de Daniel Mele, à Gourdon. Lui aussi a décidé de réinstaurer de la magie dans nos nuits. Avec deux étoiles sur cinq, sa commune est déjà labellisée "Villes et villages étoilés".

"Nous faisons depuis deux ans l’effort de réduire la pollution lumineuse du village. Il s’agit de redonner une nuit la plus noire possible pour offrir à la faune toute l’énergie qu’elle avait perdue depuis qu’on éclaire comme des malades. Avec cet éclairage démesuré, petit à petit, on détruisait tout, pour les chauves-souris, les insectes."

La nuit, Gourdon est désormais enveloppé d’un halo doux. Des lampadaires qui éclairaient vers le ciel ont été réorientés vers le sol.

Finies les lampes au sodium, les leds remplacent au fur et à mesure les éclairages. Le maire fera éteindre prochainement toute la périphérie du village après minuit. "Cela ne sert à rien d’éclairer les parkings visiteurs la nuit."

Retrouver un ciel étoilé est un cercle vertueux. La démarche éco responsable permet des économies non négligeables. "Grâce à ces mesures, nous avons économisé 40% de notre facture d’électricité."

Sans dépenser un euro de plus, Gourdon a ainsi pu investir dans six véhicules électriques. Selon l’association qui promeut "Villes et villages étoilés", 6 millions d’euros vont être économisés par les 374 du label, selon les chiffres de 2017.

"Urgent d’agir"

Charles-Ange Ginésy, président du Conseil départemental, qui pousse le projet de Réserve internationale, n’a pas oublié ses nuits de gamin, à Valberg, à observer les étoiles.

Il n’oublie pas non plus que le département est une terre historique d’astronomie, reconnue comme telle depuis le XIXe siècle. Et ce, du plateau de Calern à l’observatoire du mont Mounier, succursale de l’observatoire de Nice, en passant par la Cime de l’Aspre ou le Col de la Bonnette-Restefond.

Cette candidature s’inscrit dans le cadre du Green deal, projet de transition écologique développé par Charles-Ange Ginésy depuis son élection.

C’est en visitant une réserve de ciel étoilé dans les Pyrénées, qu’il s’est convaincu du sujet. "J’ai toujours eu beaucoup de nostalgie à l’égard de l’observatoire disparu du mont Mounier."

Selon lui, "il est urgent d’agir". Ce lundi, il réunira les 75 maires concernés par la candidature pour obtenir leur feu vert.

Le but: redécouvrir les mystères et les beautés du ciel nocturne étoilé. Pour avoir de nouveau la tête dans les étoiles. Et faire que nos nuits soient plus belles que nos jours.

pollution-lumineuse
https://www.varmatin.com/vie-locale/nuits-magiques-une-reserve-internationale-de-ciel-etoile-bientot-creee-sur-la-cote-dazur-382164?t=YTAxZTgxNTIwMTQ4MjRkYWM1MTRmOWYyYjU1YjQwYzlfMTU1NzgyNTI3OTAyMl8zODIxNjQ%3D&tp=viewpay
Cavités de Siou Blanc - Dimanche 19 mai 2019 - La Place du Village
Thu 9 May - 14:53

Une journée de randonnée pédestre pour parcourir autrement le plateau, en compagnie d'Eric Haas, spéléologue, qui nous fera entrevoir, chemin faisant, ce qui se trouve sous nos pieds : avens, circulation de l'eau, phénomènes d'érosion, histoire et techniques de l'exploration souterraine.

L'abri de Siou Blanc
Abri de Siou Blanc

Boucle au départ de l'Abri de Siou Blanc (Signes) : bergeries, aven des Trois marins, abîme des Morts, Trou du vent qui siffle, Jas de Laure, dolines, lapiaz, garrigue, rochers fantastiques dont l’Éléphant de pierre, histoire de la Résistance...

En savoir plus : "Sentiers du plateau de Siou-Blanc", guide réalisé avec la contribution des Amis du Vieux Revest https://photos.revestou.fr/picture?/Top … _documents

Prévoir la journée et un pique-nique, retour dans l'après-midi.
Difficulté moyenne : environ 15 km et 300m de dénivelé.
Chaussures de marche, eau et assurance personnelle sont indispensables pour ce type de sortie. Les accompagnateurs ne sont pas des guides officiels mais des bénévoles qui vous font partager la découverte de ces lieux.

RV au Parking de la Chapelle des Moulins à 8h15. Covoiturage.

Inscrivez-vous en utilisant le lien : https://doodle.com/poll/ng4twzd242ghy64s
Renseignements : Marie-Hélène Taillard 06 20 95 21 88

rando Siou-Blanc
https://revest.legtux.org/post873.html#p873
"Robespierre, fais-moi peur!" L'étrange road-trip télévisé de Stéphane Bern et Lorànt Deutsch | Le Huffington Post
Mon 6 May - 13:16

L’aspect gênant n’est pas “l’instrumentalisation” de la Révolution ou le discours idéologiquement orienté. Non, le drame est que le téléspectateur n’a que de trop rares outils à disposition pour mettre à distance ce discours.

Petite animation sur Twitter la semaine dernière: la diffusion jeudi 2 mai en prime time d’un numéro de “Laissez-vous guider” a mis en émoi une foule de sans-culottes historiens ou professeurs d’histoire, dont l’auteur de ces lignes. Rien de nouveau, direz-vous. Ces esprits grognons tourneraient en dérision une émission populaire qui divertirait en apprenant des choses. Stéphane Bern et Lorànt Deutsch incarneraient une histoire vivante qu’on n’enseignerait plus. Derrière cette défense et illustration du “road-trip” dans le Paris révolutionnaire, il y a une confusion regrettable qui nous empêche de comprendre quelques enjeux.

Sur la forme, le programme a renforcé tous les défauts de “Secrets d’Histoire” sans s’appuyer sur ses points forts. Le formidable et pédagogique ”#BingoBern” lancé par mes collègues sur Twitter (@thibault_lh, @Romain_HG, @KeriKeriKerii, @profenthese) permet d’en pirater les codes. Derrière la dérision sur le programme, on arrivait encore à se parler avec Stéphane Bern: décoder le discours sur l’histoire au profit d’un échange avec un public soucieux d’aller plus loin.

On notera surtout qu’avec “Laissez-vous guider”, on change de monde. Les scènes de “faux étonnement”, les “Ouah” et “C’est dingue!”, le jeu d’acteurs assez maladroit des deux animateurs, les touristes réquisitionnés pour jouer Marie-Antoinette et Louis XVI relèvent plutôt du malaise en direct que du divertissement historique. Surtout, en dehors des seules reconstitutions 3D appréciables, on notera ce curieux paradoxe: Stéphane Bern et Lorànt Deutsch se sont affranchis de la chronologie. Misère, dans un temps où ces émissions sont louées pour les qualités d’un “récit chronologique”, tout ici était sauts de puces et bonds temporels assez incohérents, erreurs de localisation et raccourcis douteux. En passant rapidement de la Bastille au Temple (lieu d’incarcération de l’ex-famille royale), du 14 juillet au 10 août, pouvait-on comprendre la chronologie (même simplifiée) de la Révolution? Spoiler: non.

C’est d’autant plus regrettable qu’aucune mention ne fut faite des initiatives pour populariser le “Paris révolutionnaire”: les récents parcours des musées refaits, applications Smartphone pour se balader dans Paris à la découverte de la Révolution. Enfin, le lecteur d’histoire pouvait très clairement constater, impuissant, le pillage de certains livres dont les auteurs… n’ont pas été invités. Il est dommage d’avoir fait appel à un consultant pour narrer la Révolution, alors que tant de chercheurs la racontent avec passion et de manière aussi vivante. Il est surtout dommage d’utiliser la recherche pour lui faire dire n’importe quoi.

Constatons l’échec du combat pour faire cesser la diffusion de mauvais contenus à la télévision, construisons plutôt nos propres machines de guerre, chaînes YouTube et podcasts. Comparons avec ce qui s’est fait lors du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

L’aspect gênant de ces émissions n’est peut-être pas, comme le dénoncent des élus et politiciens nationaux, “l’instrumentalisation” de la Révolution ou le discours idéologiquement orienté de Stéphane Bern et de Lorànt Deutsch. Non, le drame est que le téléspectateur n’a que de trop rares outils à disposition pour mettre à distance ce discours. Cela tient à une confusion fondamentale: non, la Révolution n’est pas un divertissement, c’est avant tout une culture, une langue politique inventée. S’intéresser à ce que du citoyen au Président de la République on appelait encore pour le Bicentenaire en 1989 “Notre Révolution”, cela peut se faire à de multiples sources: lire Victor Hugo, aller au théâtre, se promener. Les récent succès de la pièce de Joël Pommerat (Ça ira (1) Fin de Louis) ou du film de Pierre Schoeller (Un peuple et son roi) indiquent que cette “culture” de la Révolution, son esthétique, est pourtant encore ancrée dans la population française.

Mais pour cela, il faut un arrière-plan, des sources de savoir facilement accessibles. Peu importent les numéros ineptes d’émissions qui ne sont ni divertissantes ni historiques. Peu importe tant qu’une vulgarisation efficace, accessible vient contrebalancer ces petites entreprises qui existeront toujours. C’est le propre de la Révolution française d’être détournée, instrumentalisée. C’est même sa caractéristique depuis le premier coup de feu à la Bastille ou depuis le canon de Valmy. ”Ère nouvelle de l’histoire du monde”, la Révolution est par nature un événement interprété, rejoué, réincarné dans des luttes. C’est son écho vivant dans l’histoire.

Mais aujourd’hui, l’alerte la plus grave est peut-être ailleurs. La lecture récente d’un nouveau manuel sur les nouveaux programmes de lycée, bourré de fautes et contresens historiques sur la Révolution, laisse un goût amer: Robespierre y est le chef du Comité de Salut public, on enseigne aux élèves que tous les suspects arrêtés pendant la Révolution auraient été exécutés. Indice: non. J’en passe. Il y a là un avertissement: que veut-on transmettre comme culture commune (civique et historique) sur la Révolution? De plus en plus, on en transmet une part appauvrie, alors que nous devrions au contraire redoubler d’efforts pour en transmettre la part la plus complexe.

Dès lors, quel remède à ce mauvais road-trip sur une chaîne de service public? L’enseignement. Pour cela, cessons de retirer des moyens à la recherche, cessons de croire qu’il y a d’un côté l’histoire savante et de l’autre “la fable pour le bas-peuple” à vendre en cours. Je ne peux que saluer les quelques trop rares collègues universitaires, bataillant avec les éditeurs et le manque de temps, qui font encore le “job” de populariser une histoire, de s’adresser aux enseignants des collèges et lycées, de participer à des actions de formation, de venir faire conférences gratuites et grand public.

Mais aujourd’hui, l’alerte la plus grave est peut-être ailleurs. La lecture récente d’un nouveau manuel sur les nouveaux programmes de lycée, bourré de fautes et contresens historiques sur la Révolution, laisse un goût amer.

Jadis, durant une courte carrière d’apprenti chercheur, l’auteur de ces lignes appartenait à un laboratoire désormais disparu qui avait pour mission de produire des contenus pour les professeurs. Durant son agonie, cet Institut n’en produisait plus. C’est sa vocation qui s’est effondrée, parce que nous n’avons pas su l’entretenir. C’est là notre échec, il n’y pas d’un côté la télévision pour un quart d’heure warholien, de l’autre les revues savantes, les thèses et les gros livres. La transmission de l’histoire de la Révolution française est un bloc, pourrait-on dire aujourd’hui pour reprendre une célèbre formule de Clemenceau.

Constatons enfin l’échec du vain combat pour faire cesser la diffusion de mauvais contenus à la télévision, construisons plutôt nos propres machines de guerre, chaînes YouTube et podcasts. Comparons avec ce qui s’est fait lors du Centenaire de la Première Guerre mondiale où des contenus culturels ont pu être produits avec la complicité des historiens. Pourquoi? Parce que l’histoire de la Première Guerre mondiale continue d’allier associations mémorielles, producteurs, professeurs du secondaire et universitaires.

C’est tout l’enjeu désormais pour la Révolution française: réinvestir les collèges et lycées, réinvestir les associations. Elle est notre droit, notre loi, notre littérature, notre peinture, nos monuments, nos vies de citoyens. Elle est vivante, elle est nôtre.

histoire
https://www.huffingtonpost.fr/entry/robespierre-fais-moi-peur-letrange-road-trip-televise-de-stephane-bern-et-lorant-deutsch_fr_5ccff632e4b0548b735c9158
Utile, inutile? Le projet de rond-point des Moulins ne fait pas l'unanimité dans le quartier - Var-Matin
Fri 3 May - 19:16

Évoqué lors de la réunion du comité d’intérêt local, le projet de giratoire fait débat. Le Conseil départemental pourrait revoir le dossier.

Évoqué jeudi dernier lors du comité d’intérêt local du quartier Saint-Pierre - Vallée des Moulins, la création d’un giratoire au croisement de la RD846 avec la RD46 a fait débat.

Alors que le conseiller départemental Jean-Guy Di Giorgio a annoncé la programmation d’un giratoire, prévu au mieux pour 2021, l’affaire a pris un tout autre tournant. La secrétaire du CIL, Marie-Gabrielle Perugini, a lancé en direction de l’élu: "Vous feriez mieux de demander l’avis des gens du quartier. Vous verrez, ils sont tous contre."

Une remarque qui a provoqué une salve d’applaudissements dans l’auditoire.

"Un rond-point inutile"

Sur place, les avis sont partagés. Du côté des commerçants et riverains, la construction d’un rond-point ne semble pas poser problème. "C’est un croisement dangereux, admet Laura Fouque, pharmacienne. Il y a quelques accrochages légers. Cela peut permettre de sécuriser cet endroit."

Même son de cloche quelques mètres plus bas chez les San Giorgio. Le couple de boucher, qui habite à quelques rues, ne voit pas d’inconvénients: "Un rond-point ne gênera pas, c’est mieux qu’un feu. Au moins les gens seront forcés à s’arrêter et respecteront la priorité."

Autre commerçant, le boulanger Francesco Barresi, n’est pas convaincu: "Je pense que les bouchons seront toujours présents, expose-t-il dubitatif. Il est préférable de refaire les trottoirs ou des passages piétons."

C’est la ligne que tient le président du CIL local, Jean-Claude Bellone, fermement opposé à ce projet lancé par le Conseil départemental. "Pour que le rond-point soit efficace, il doit être suffisamment large, explique-t-il. Ici, il n’y a pas la place! Peu de personnes prennent la route qui mène au Revest. C’est un rond-point inutile".

La question d’une expropriation ainsi que la réduction des emplacements de stationnement fait aussi grincer des dents. "L’agrandissement des trottoirs dans cette zone et les places de parking doivent être prioritaires à ce sujet, insiste-t-il. Cela ne résoudra pas tous les problèmes, il faut voir plus loin."

Conséquence de cette réaction, le sujet sera à nouveau abordé en Conseil départemental.

moulins Revest rond-point
https://www.varmatin.com/vie-locale/utile-inutile-le-projet-de-rond-point-des-moulins-ne-fait-pas-lunanimite-dans-le-quartier-379661
"Tous les jours, 12 heures de travail et 12 heures enfermés": Nadja, 93 ans, Varoise, raconte l’enfer des camps nazis - Var-Matin
Mon 29 Apr - 08:15

Au Revest ce dimanche matin (11h30, stèle Jean-Moulin), comme dans de nombreuses communes en France, des cérémonies vont marquer la Journée nationale du souvenir de la déportation.

Remise de la médaille de la ville en avril 2014 à Nadja Moronenko

Au Revest, cette journée revêt une symbolique toute particulière pour Nadja Mironenko, épouse Duval.

En septembre 1942, elle n’a que 16 ans et demi lorsqu’elle est arrêtée à Krasneloutch, dans la région minière de Donbass (aujourd’hui l’Est de l’Ukraine).

« N’ayant pas obtempéré à l’obligation par affichage de se rendre sur la place de la ville pour la déportation en Allemagne, les soldats nazis se sont rendus dans les maisons, ont fait sortir les gens à coups de matraque », se souvient Nadja Duval, qui fêtera ses 94 ans le 26 mai prochain.

« Nous avons marché 12 km à pied jusqu’à la gare de Chterowka, sous la surveillance des soldats et leurs chiens, poursuit-elle les yeux remplis d’émotion. Nous avons ensuite voyagé huit jours et huit nuits dans les wagons bondés, tantôt debout, tantôt assis, à tour de rôle, sans manger ni boire ».

La mort et... l’amour

Direction les camps des usines Krupp à Magdeburg. Le travail y est très dur.

Les déportés sont ensuite déplacés jusqu’au camp de Berenburg: « La cadence de travail était de sept jours sur sept, douze heures de travail et douze heures enfermés dans les baraquements encerclés d’une double rangée de fils barbelés électrifiés haute tension. La nourriture était insuffisante et les soins médicaux étaient absents. Les malades étaient éliminés », se souvient-elle.

Avec Marcel Duval, qu’elle rencontre là-bas, ils n’ont qu’une seule idée lors de la libération: rentrer en France et profiter pleinement d’amour et de liberté.

Mais administrativement, les Russes sont renvoyés chez eux. Nadja Mironenko et Marcel Duval se marieront devant un officier anglais le 1er mai 1945 à Berenburg (Allemagne) avant de rejoindre la famille Duval à Lille...

Nadja devient couturière et Marcel est tourneur à l’usine. Aujourd’hui décédé, Marcel était devenu professionnel de football au poste de gardien de but à La Voulte puis à Lyon, avant de finir sa carrière à Toulon au Sporting et d’y devenir entraîneur.

Ils eurent trois fils: Serge (photograveur à la retraite de Var-matin à Ollioules), Patrick (décédé à 50 ans) et Marc (gardien de but au Sporting Club Toulon et éducateur sportif à la ville de Toulon)... Et neuf petits-enfants. « Je piquais tous les numéros des maillots des équipes et je les lavais. Mon Marcel n’avait pas les mêmes primes de match qu’aujourd’hui » plaisante-t-elle.

déportés MédailleVille
https://www.varmatin.com/vie-locale/tous-les-jours-12-heures-de-travail-et-12-heures-enfermes-nadja-93-ans-varoise-raconte-lenfer-des-camps-nazis-378507?t=M2ZkZWVkZjU5OWVhMjRmZmU2NjY2MDFkODZiNjJhYWVfMTU1NjUxODM1NzU2Ml8zNzg1MDc%3D&tp=viewpay
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