Alors que dans le Var, le processus de vaccination n'a toujours pas démarré, les élus montent au créneau.
Réunis ce lundi matin, les maires de la métropole Toulon Provence Méditerranée souhaitent pallier les "lenteurs actuelles de l’appareil d’État", apportant "le savoir-faire logistique des élus locaux".
Dans un courrier adressé à la préfecture du Var et à l'agence régionale de santé, ils proposent "la mise à disposition gracieuse et sans délai de différents et nombreux espaces publics municipaux et métropolitains, pour faciliter la tâche de nos personnels soignants et permettre à nos concitoyens qui le désirent, d’être rapidement vaccinés".
Ils rappellent en outre avoir joué un rôle de premier plan dans la distribution massive de masques puis dans la mise en place des centres de dépistage de la COVID-19.
Le président de la Métropole aura l'occasion d'interpeller directement Jean Castex sur la question ce mardi, puisque le Premier ministre sera à Toulon une partie de la journée afin de signer (notamment) le contrat de plan Etat Région.
Depuis l’aube des temps humains, on a toujours vu le ciel s’éclairer puis s’obscurcir, le soleil apparaître puis disparaitre et la lune se montrer, entourée quelquefois d’étoiles différentes.
On s’apercevait bien aussi que la nuit était plus longue à l’époque du froid et des neiges et que le jour grandissait lorsque les feuilles revenaient sur les arbres. Bientôt viendraient les fruits et les grandes chaleurs puis, de nouveau, les arbres perdraient leurs feuilles.
Les vies du soleil et de la lune réglaient ainsi le cycle des hommes : il fallait 9 lunes pour qu’une femme donne naissance à son bébé, il en fallait 12 pour que le soleil accomplisse un cycle etc.
Bientôt se fit sentir la nécessité d’établir une division du temps en périodes adaptées à la vie sociale : ainsi naquit le calendrier.
La plupart des peuples anciens le firent en partant de l’observation de la lune et en créant 12 mois de 29 jours. Mais très vite on s’aperçut que cela amenait à une année de 354 jours, inférieure à l’année solaire. Alors chacun s’employa selon ses moyens et ses idées à faire coïncider la lune et le soleil !
Pour les Chinois, on ajouta au calendrier lunaire une période intercalaire tous les 19 ans. Les Égyptiens adoptèrent un calendrier solaire de 12 mois de 30 jours et y ajoutèrent 5 jours supplémentaires appelés « épagomènes ».
Les peuples de l’Asie Mineure, fidèles au calendrier lunaire, y ajoutèrent un mois de temps en temps. Les Hébreux firent de même et ajoutèrent un mois à certaines années d’un cycle de 19 ans.
En Grèce, c’était plus compliqué car on utilisait le cycle des Olympiades pour rythmer le temps et l’année ne commençait pas partout au même moment : solstice d’été ou d’hiver !
A Rome, enfin, le calendrier était lunaire, composé d’abord de 10 mois, puis de 12.
Mais les désordres accumulés par les différences entre lunaire et solaire atteignirent leur paroxysme en 46 av. JC.
A cette époque, on constatait un décalage de 3 mois par rapport aux phénomènes atmosphériques : ainsi l’hiver arrivait en septembre ! Alors CÉSAR intervint : cette année-là il y ajouta 67 jours, puis décida que l’année débuterait le 1er janvier de l’année suivante qui était la 709ème depuis la création de Rome.
Le calendrier devenait solaire et comptait 365 jours ¼, et on y ajouterait 1 jour tous les 4 ans : ce « bis sextus dies ante calendas » donna alors son nom à nos années bissextiles. C’est le calendrier « julien »
A ce moment janvier et février devinrent les 1er et 2ème mois de l’année, alors qu’ils étaient auparavant les 11 et 12ème !
On ne changea toutefois pas le nom des autres, si bien que « september » (le 7ème) devint le 9ème et ainsi de suite. Le premier jour de l’année, CÉSAR l’avait donc placé le 1er janvier, mais les Gaulois le placent le 1er mars. CHARLEMAGNE le fixa à Noël, les premiers Capétiens le mirent à Pâques, ce qui le rendit mobile et aboutit à des années de longueur inégale !
Enfin en 1564, CHARLES IX en revint au 1er janvier.
Mais, vers 1500, on avait déjà entrepris de corriger un défaut du calendrier julien qui finalement comptait 11 minutes de trop, si bien qu’à cette période le décalage cumulé atteignait déjà 10 jours.
Le pape de l’époque, GRÉGOIRE XIII, se chargea de la réforme qui porte son nom et son calendrier devint le calendrier « grégorien », le nôtre.
D’abord il effaça le retard : en Italie et en octobre 1582, 10 jours furent tout simplement supprimés et le jeudi 4 fut suivi du vendredi 15. Puis, pour résoudre le problème des 11 minutes, il fut décidé que les années séculaires ne seraient pas bissextiles, sauf si elles étaient divisibles par 400.
C’est pourquoi l’année 2000 a été bissextile, alors que 2100 ne le sera pas.
En France la réforme grégorienne a été adoptée en décembre 1582 et le 9 fut suivi du 20.
Cela fait donc presque 450 ans que nous vivons sur ce rythme, mais qui sait, s’il n’évoluera peut-être pas encore un jour ?
Car nous avons déjà connu une parenthèse dans ce déroulement : la Révolution Française de 1789, décrétant l’abolition de « l’ère vulgaire » comme de bien autres choses, créa un nouveau calendrier.
Le mathématicien ROMME le présenta à la Convention le 20 septembre 1793 et le poète FABRE d’ÉGLANTINE le dota de pittoresques appellations.
Le premier jour de l’année fut fixé rétrospectivement au 22 septembre 1792.
L’année comprenait 12 mois de 30 jours, divisée en quatre saisons :
l’automne avec « vendémiaire, brumaire, frimaire »,
l’hiver avec « nivôse, pluviôse, ventôse »,
le printemps avec « germinal, floréal, prairial »,
et enfin l’été avec « messidor, thermidor et fructidor ».
Aux 12 mois s’ajoutaient 5 jours, dits « les sans-culottides »
primidi, dit « jour de la vertu »,
duodi, dit « jour du génie »,
tridi, dit « jour du travail »,
quartidi, dit « jour de l’opinion »,
quintidi, dit « jour des récompenses »,
et pour les années bissextiles (ans III, VII et XI) s’ajoutait encore 1 jour : sextidi, dit « jour de la Révolution ».
Le calendrier républicain
Cette pratique restera en vigueur jusqu’au 1er janvier 1806, date à laquelle NAPOLEON Ier rétablit le calendrier grégorien.
Sources : BARRET Pierre, GURGAND Jean-Noël et TIEANT Claire : « Almanach de la mémoire et des coutumes 1980 » - Hachette
Dictionnaire Pratique QUILLET, 1968
Gallica
Wikipedia
Calendrier universel et perpétuel (Gallica)
L’article Demain nous changeons de calendrier ! est apparu en premier sur Le Blog du Centre Généalogique de Touraine.
Article du 13 octobre 2020 du HuffingtonPost
FORÊTS - Un projet de loi “fourre-tout”, selon les mots de l’opposition. Entre les modalités d’inscription à l’examen du permis de conduire, la vente en ligne de médicaments et les règles de commande publique, la loi “d’accélération et de simplification de l’action publique” (ASAP), votée mercredi 6 octobre, est tentaculaire et touche, entre autres, à de nombreux aspects des services publics.
Un article inquiète notamment les défenseurs de l’environnement. Les parlementaires ont ainsi accepté “d’élargir les possibilités de recrutement d’agents contractuels de droit privé” au sein de l’Office national des forêts (ONF) et de permettre l’assermentation de ceux-ci pour des tâches régaliennes jusqu’ici réservées aux gardes forestiers de droit public, comme la “constatation de certaines infractions”.
Dans une lettre ouverte réclamant la suppression de cet article 33, plusieurs ONG et syndicats dénoncent des dispositions qui “accélèrent le démantèlement et hypothèquent l’avenir de la forêt publique”. Des inquiétudes renforcées par les multiples réformes qui ont touchées l’ONF ces dernières années et le déficit chronique dans lequel l’établissement est maintenu.
“Depuis 30 ans, le nombre de gardes forestiers assermentés est passé de 9000 à 3000 sur l’ensemble des forêts publiques soit 10% du territoire. L’application en l’état de l’article 33 de la loi ASAP permettrait d’en réduire encore fortement le nombre au détriment de la protection des écosystèmes forestiers”, ajoutent les signataires de la missive.
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, nous avons passé une journée avec l’un de ces gardes forestiers inquiets pour leur profession, mais aussi pour les forêts publiques.
On s'appelle maintenant des "techniciens forestiers territoriaux". Ça ne veut plus rien dire.Cyril Gilet, garde forestier
Du déclin du statut de fonctionnaire à la baisse des effectifs, en passant par l’orientation de plus en plus commerciale de l’ONF et la disparition du vocabulaire forestier, Cyril Gilet, gardien de la forêt de Bertranges (Nièvre) depuis 1996 et secrétaire régional du syndicat Snupfen Solidaires, explique au micro du HuffPost pourquoi cette nouvelle loi s’inscrit dans une longue réforme de sa profession.
Dans leur rapport remis en juin à Emmanuel Macron, les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat proposaient justement d’augmenter les effectifs de l’ONF pour en “garantir une gestion nationale et indépendante de tout intérêt financier privé”.
D’ici là, l’endettement de 400 millions d’euros de l’établissement public l’incite à se tourner vers les activités les plus lucratives, au détriment de la surveillance et du contrôle des forêts et de la biodiversité, selon Cyril Gilet. “On ne fait que regarder par le prisme financier”, regrette le garde forestier.
Adepte de la pêche “no kill” (le poisson est relâché dans les meilleures conditions possible), le Raphaëlois Simon Brisse lance sa ligne dans toutes les rivières, fleuves, lac, et retenues d’eau de France.
Adepte de la pêche "no kill" (le poisson est relâché dans les meilleures conditions possible), le Raphaëlois Simon Brisse lance sa ligne dans toutes les rivières, fleuves, lac, et retenues d’eau de France. Mais c’est la première fois que ce pêcheur de 29 ans actionnait son moulinet sur la berge de la retenue d’eau de Dardennes, mardi 22 décembre. Avec une grosse surprise à la clé…
"Je connaissais ce spot car il est marqué sur les cartes de la réglementation de la fédération de pêche du Var, relate Simon. Mon ami et très bon pêcheur Florian Bénéjean, a décidé de me le faire découvrir. Et ce d’autant qu’il y a trois-quatre ans, il avait essuyé un "refus" (lorsque le poisson suit le leurre assez longtemps mais sans le mordre)."
Pour cette fois, Simon prépare son matériel en optant pour un montage plutôt "fin", "avec un corps de ligne en tresse de 12 centimètres et un bas de ligne de 80 centimètres. J’y ai fixé un gros leurre de 80 grammes. Et après deux lancers, je le vois arriver à mes pieds, suivi d’un "pike" (brochet en anglais, Ndlr) énorme. J’annonce "poutrasse" (jargon de pêcheur pour un très gros poisson). Aussitôt je vois mon leurre souple disparaître. S’ensuit un combat lourd avec des "rushs" (le poisson se débat) puissants. J’exécute des freins de combat du moulinet (serrage); une technique certes puissante, mais destinée à sortir plus vite le poisson afin de le relâcher sans qu’il ne soit complètement épuisé après un trop long combat. Après cinq minutes, je le ramène dans mes pieds, doucement".
Lentement, Florian sort alors le poisson de l’eau pour le mettre sur le "sec" (à terre) et le mesurer.

Résultat: 117 centimètres. "Incroyable, c’est ma plus grosse prise, reprend Simon. Et quel combat formidable!" Sans attendre, les deux acolytes remettent ensuite doucement le poisson dans son élément.
"Rien que le fait de raconter cette histoire, j’ai encore des frissons", sourit Simon sous les yeux de son chien Falco, qui l’accompagne dans toutes ses parties de pêche.
Adepte de la pêche "no kill", il a immédiatement remis sa belle prise à l'eau.
Nous sommes les élus. Dans chaque famille, il en est un qui semble appelé à retrouver les ancêtres, à redonner de la matière à ces fantômes et à les faire revivre, à raconter l'histoire de la famille et à sentir que d'une certaine manière, ils le savent et approuvent.
Pour moi, faire de la généalogie n'est pas une froide collecte de faits, plutôt une renaissance de tous ceux qui nous ont précédés.
Nous sommes les narrateurs de la tribu. Toutes les tribus en ont un.
Nous avons été appelés par nos gènes. Ceux qui nous ont précédés nous en conjurent : racontez notre histoire. C'est ce que nous faisons. En les retrouvant, nous nous retrouvons nous-mêmes, en quelque sorte.
Cela va au-delà du simple exposé de faits. Il s'agit de savoir qui je suis et pourquoi je fais les choses que je fais. Je suis fière de ce que nos ancêtres ont pu accomplir, de leur contribution à ce que nous sommes aujourd'hui. Écrire leur histoire, c'est respecter leurs épreuves et leurs peines, leur résistance et leur constance, leur détermination à continuer et à construire une vie pour leur famille.
J'écris aussi leur histoire parce que j'ai compris qu'ils l'avaient fait pour nous. Pour que nous puissions naître tels que nous sommes. Et que nous puissions nous souvenir d'eux.
Et c'est ce que nous faisons. Avec respect et bienveillance, en décrivant chaque pas de leur existence, parce que nous sommes eux et qu'ils sont nous. Ainsi, comme un scribe que l'on convoque, je raconte l'histoire de ma famille. C'est maintenant à l'élu de la génération suivante de répondre à l'appel et de prendre sa place dans la longue lignée des conteurs de famille.
Voilà pourquoi je fais de la généalogie, et voilà ce qui incite les jeunes, et les moins jeunes, à s'engager et à redonner vie à ceux qui nous ont précédés.
Librement traduit et inspiré d'un poème en prose anglaise aux origines obscures, souvent cité sur les sites de généalogie anglophones, mais généralement attribué à Della M. Cummings Wright