Afficher/masquer le menu Revest actualités
  • Journal
  • Mots-clefs
  • Carnets
  • Forum
  • Images
  • Cartes postales
  • Rechercher
  • Options d’affichage
    • Liens par page :
    • 20 liens
    • 50 liens
    • 100 liens
  • RSS Feed
  • Connexion

 Liste des liens

Les chasseurs de grêle, ces hommes qui font la pluie et le beau temps
Sat 28 Nov - 10:06

Dans la presse ce matin, il y a des hommes qui font la pluie et le beau temps et on ne pensait pas lire ça dans Philosophie Magazine, qui nous raconte une scène observée plusieurs fois en Saône-et-Loire. Après des semaines de sécheresse, des nuages sombres s'amassent enfin dans le ciel. Le vent se lève, les oiseaux se taisent, c'est sûr, ça va craquer. Et puis d'un coup, comme par magie, les cumulonimbus se désagrègent, la lumière revient.

Il n'est pas tombé une goutte. L'orage était là, et c'est comme s'il avait été aspiré. Parlez-en aux éleveurs, ils vous disent: "Ben oui, avec tout l'iodure d'argent qu'ils balancent dans l'atmosphère, il ne pleut plus. Moi je n'ai plus de fourrage". De l'iodure d'argent? "Bah oui", dit l'éleveur, "à cause de leurs générateurs. Bien sûr qu'en France on bricole la météo ! C'est officiel, tapez ANELFA sur Google, vous verrez".

De fait, il existe bien une Association nationale d'étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques. L'ANELFA, fondée en 1951 par des agriculteurs, des agronomes, des physiciens et des élus. Leur objectif : réduire les dégâts causés par la grêle et éliminer les orages. Aujourd'hui, on compte plus de 800 stations anti-grêle dans toute la France, surtout dans les régions viticoles. Ceux qui paient sont ceux qui en ont besoin, les chambres d'agriculture, les assureurs, et aussi les communes et les départements.

Pour tuer la grêle, il faut donc envoyer dans l'atmosphère de l'iodure d'argent, ce qui casse le processus de formation des grêlons. C'est ce qu'on appelle l'ensemencement des nuages. Le sorcier des cumulonimbus s'appelle Jean Dessens, physicien de l'atmosphère à Toulouse, comme son père qui a fondé l'Anelfa. Il est formel, l'iodure d'argent, c'est cher. Donc on l'utilise en petite quantité, et donc ce n'est pas toxique.

Certains scientifiques restent sceptiques, comme Jean Grizard, retraité de l'Institut National de la Recherche Agronomique. Pour lui, il y a forcément des retombées qui contaminent l'air et les écosystèmes. Et même une dégradation des particules qui deviennent alors aussi dangereuses que le mercure. Il faudrait des études indépendantes, mais vu les quantités utilisées, elles ne sont pas obligatoires.

L'autre débat, c'est la sécheresse, éloigner la pluie quand on se désole de la sécheresse et du réchauffement climatique, est-ce bien raisonnable ? Accusation injustifiée, assure Jean Dessens. On ne diminue que de 1% la masse d'eau présente dans les nuages". Réponse de Jean Grizard: "Les agriculteurs sont d'excellents observateurs de la nature, on devrait les écouter".

Moins de grêle donc moins d'eau

Michel est éleveur, il fait des relevés de pluviométrie depuis des années. "Depuis que les générateurs fonctionnent, dit-il, les mois d'été, on est passé de 350 à 200 litres par mètre carré, pour nous, c'est désastreux". Michel a été démarché il y a trois ans par un vigneron et un technicien de l'Anelfa. "On s'était seulement parlé. Quelques jours plus tard, un camion arrive dans ma cour avec un sigle 'produits dangereux'. Il voulait m'en laisser 200 litres. Le chauffeur m'a expliqué que c'était juste très inflammable. Là j'ai tiqué. On a essayé de me forcer la main. Ils m'ont envoyé ces produits sans contrat, sans garantie". Sans compensation, aussi. "C'est du bénévolat", dit Michel, "ils m'ont seulement promis que j'aurai un repas annuel et une caisse de vin".

Autre son de cloche avec Serge, pépiniériste dans le Lot et Garonne. Un département qui a perdu plusieurs récoltes avant de se tourner vers les générateurs de l'Anelfa.. "Il y a entre 10 et 15 alertes par an", dit-il, "mais depuis six ans, nous n'avons plus perdu de raisin, les générateurs ont été hyper efficaces. Pour un coût dérisoire, 50 centimes par hectare. Les viticulteurs sont contents, les automobilistes aussi". Pour la sécheresse, ils se sont organisés, ils ont créé des retenues d'eau et des lacs. "On peut tenir toute la saison avec nos pompes, on ne dépend pas des nuages".

Et c'est là que le problème devient politique, et même philosophique. Est-ce qu'on peut changer le temps qu'il fait juste parce que ça nous arrange ? À qui appartient le ciel ? Pour la réponse, rendez-vous donc dans Philosophie Magazine.

agriculture météo nature pluie
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/les-chasseurs-de-grele-ces-hommes-qui-font-la-pluie-et-le-beau-temps-7800930017
MBF - Quel statut pour le VTT en forêt ? | mbf-france
Sun 22 Nov - 14:18

Vous êtes nombreux à nous demander quels sont vos droits en forêt. Effectivement, les vététistes se voient régulièrement opposer le « Code forestier » sans vraiment savoir de quoi il s’agit…

Les vététistes se voient régulièrement opposer le Code forestier par certains agents de l’Office National des Forêts (ONF) ou par certains autres usagers des sentiers.

Cela donne une situation assez floue, voire conflictuelle, malheureusement entretenue par beaucoup.

La situation sur le terrain

L’application du code forestier dépend bien souvent de l’interprétation que les agents en font localement. Certains agents forestiers considèrent le VTT comme un véhicule et appliquent donc la même réglementation à un VTT qu’à un 4×4 ou à une voiture de tourisme.

La plupart font la différence entre VTT et véhicule, ainsi, la pratique du VTT sur « singles » ne leur pose pas de problèmes. Lorsque l’on échange avec l’ONF au niveau national, cette dernière option est d’ailleurs privilégiée.

C’est l’article A163-6 qui est utilisé de façon abusive :
Extrait de l’article A163-6 :

« Est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe tout conducteur, ou à défaut tout détenteur, de véhicules, bestiaux, animaux de charge ou de monture trouvées dans les bois et forêts, sur des routes et chemins interdits à la circulation de ces véhicules et animaux.«

Aussi, si l’on considère le VTT comme un véhicule, il nous reste uniquement les routes goudronnées en forêt et les chemins larges ouverts à la circulation (interdits dès lors qu’il y a une barrière ou un panneau B0).

Il est pourtant évident qu’aucune réglementation n’a jamais été opposée au VTT en forêt de manière globale pour diverses raisons :

  • Lors de la rédaction initiale du Code Forestier, le VTT n’existait pas. Ainsi, le législateur n’a jamais souhaité l’interdire.
  • Le Code de l’environnement précise quant à lui cette distinction entre « véhicules motorisés » et « véhicules non motorisés ». Il vient donc en complément du code forestier pour le préciser.
  • Depuis 2013, l’ONF a signé une convention avec les Fédérations Françaises de Cyclisme et de Cyclotourisme, indiquant que les VTT sont « tolérés » sur tous types de voies. Cela signifie bien que le VTT est différencié des véhicules motorisés par l’ONF…

Sur ce dernier point, la Mountain Bikers Foundation demande pourquoi être « toléré » et pas « autorisé », s’il n’y a aucun élément justifiant une simple « tolérance » ?

MBF estime que toute entrave à la liberté de circuler doit comporter des éléments stricts la justifiant. Au niveau local, chaque situation est différente. Ainsi, les limitations du droit de circulation ne peuvent être justifiées qu’au niveau local, dans un but clair et utile.

Réalité juridique

Plusieurs codes viennent réglementer la pratique du VTT : code de la route, code du tourisme, code forestier, code de l’environnement… et bien d’autres encore.

Du fait de cette multiplicité, il est difficile d’apporter une réponse. Nous voulons seulement répondre à la question : est-ce que je peux être verbalisé quand je roule en forêt ?

A priori la réponse est non. Cependant, la situation peut changer en fonction des propriétaires de la parcelle où l’on se trouve. Car si la majorité des chemins sont ouverts à l’usage du public, tous ne le sont pas…

Ce qu’il faut retenir c’est que seul un agent reconnu par l’État peut être amené à effectuer des PV.

Pour dresser un procès-verbal d’infraction, il faut qu’il y ait interdiction, par arrêté municipal ou préfectoral dans 90% des cas (les autres cas sont des interdictions des propriétaires privées ou spéciales comme un parc national).

En résumé, un vététiste ne peut pas être verbalisé uniquement sur la base du code forestier.

S’il y a verbalisation, il faudra donc vérifier qu’il existe un arrêté local. Pour rappel, pour qu’un arrêté ait force de loi, il doit être limité dans le temps et l’espace, il doit exister une situation le nécessitant et ne doit pas être discriminant.

Aussi, devant cette situation floue et surtout créatrice de conflits, la MBF demande une clarification de la réglementation afin que le statut des véhicules non motorisés en forêt soit reconnu.

Pour cela nous avons porté cette demande au niveau national lors de l’élaboration du PAMA 2 (Plan d’Action pour les Mobilités Actives). Cela n’a, semble-t-il, pas été entendu par tout le monde, mais au moins par les fédérations sportives et d’autres organismes du cycle.

Ainsi, c’est avec le Comité de Promotion du Vélo (CPV) que nous avons réitéré cette demande, cette fois à l’attention du directeur de l’ONF et de ses deux ministères de tutelle : le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ainsi que le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

Code-Forestier Forêt VTT Vélo
http://mbf-france.fr/actionnationaleinter/quel-statut-vtt-en-foret/
Un centre de dépistage covid-19 gratuit au village - Le Revest-les-Eaux - Site officiel de la commune
Mon 16 Nov - 18:45

Message de Monsieur le Maire

J'ai le plaisir de vous faire savoir que notre Commune ouvre

1) son centre de dépistage Covid-19 dès mardi 17 novembre à la salle communale dite « cyberbase ». Ce partenariat avec la Préfecture du Var, l’Agence Régionale de Santé, la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé la Seyne-sur-mer/Toulon Ouest va permettre de réaliser des dépistages par tests antigéniques gratuits pour la population.

Je tiens particulièrement à remercier et à féliciter les agents des services technique et d’entretien qui ont mis aux normes sanitaires cette salle en quelques heures conformément aux demandes expresses de l’Agence Régionale de Santé.

La salle Cyberbase transformée en centre de dépistage sera armée par des infirmières et des infirmiers libéraux. L’intérêt principal de ces tests est la remise immédiate du résultat au patient.

Les conditions d’accueil :

  • ouvert à tous,
  • être muni de sa carte vitale pour bénéficier gratuitement et sans prescription de la nouvelle technique de ce test rapide d’orientation diagnostique antigénique par prélèvement naso-pharyngé.

Horaires : de 14h à 17h
Jours : du lundi au vendredi inclus, dès ce mardi 17 novembre.
Lieu : 29, avenue Maréchal Foch en cœur de village.

2) Parallèlement, un dispositif mobile de dépistage COVID-19, le bus de dépistage du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon- la Seyne, sera présent au village le samedi 21 novembre aux horaires 09h/12h – 13h30/17h boulevard de l’égalité (places en épi qui jouxte la maison des Comoni). Conditions :

  • ouvert à tous
  • être muni de sa carte vitale, d’une pièce d’identité, d’un stylo et d’un masque.
    Le dépistage consiste en un test virologique RT-PCR grâce à un prélèvement par voie nasale.

    Depuis plusieurs semaines maintenant, l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour casser les chaînes de contamination. Notre cellule de crise veille à répondre au plus près des Revestoises et des Revestois (04.94.98.19.97). Restons solidaires et respectueux des gestes barrières pour traverser au mieux cette période difficile. 
Covid dépistage Revest
http://www.lerevest83.fr/fr/actualite/225519/un-centre-depistage-covid-19-gratuit-village
Les Sarrasins en Provence - Passion Provence
Sun 15 Nov - 08:35

A quoi correspond le terme de Sarrasins ? C'est la dénomination des peuples de confession musulmane au cours de l’époque médiévale, tels que vus depuis l’Europe. Cette dénomination est particulièrement employée pendant les Croisades et la Renaissance. Se rapportant à une vision simplifiée de l’Occident chrétien médiéval, cette appellation ne reflète pas la diversité des peuples du monde arabo-musulman, qui entre eux se désignaient différemment : le mot Sarrasin est donc un ethnonyme (nom de peuple) de type orientaliste.

L'installation dans les montagnes des Maures de bandes de Sarrasins qui ont dévasté le pays pendant près d'un siècle, les ravages qu'ils ont effectué de part et d'autre des cols des Alpes jusqu'à la région du Valais tiennent une grande place dans l'histoire de notre région. Sur la relation de ces évènements les seuls textes dignes de foi sont très rares et le mystère qui recouvre cette période a permis des affabulations diverses qui ont frappé et frappent encore de nos jours l'imagination. Les chroniques arabes et byzantines ne font aucune allusion à cette installation des Sarrasins en Provence et les annales franques la mentionnent de façon très sommaire, ce qui ramène l'importance de ces incursions à leur juste valeur de troubles régionaux. Le meilleur témoin de ces événements est l'évêque de Crémone, Liutprand, mort en 972, qui vécut une grande partie de son existence à la cour d'Hugues de Provence appelé aussi Hugues d'Arles, roi d'Italie et qui avait ainsi une bonne vision de ce qui se passait en Provence.

D'après les textes, les sarrasins étaient installés au Fraxinetum ou Fraxinet. La commune de La Garde-Freinet conserve encore aujourd'hui ce toponyme qui désignait probablement au Xe siècle, l'ensemble de la région qui s'étend entre le massif des Maures et la mer, soit d'Hyères à Fréjus. La tradition veut que le centre principal fortifié des Sarrasins au fond du golfe de Saint-Tropez, était peut-être établi à Grimaud qui était une cité importante au Moyen Age. Ils ont certainement aussi établi plusieurs points fortifiés le long de la côte afin de protéger leurs liaisons maritimes avec les pays musulmans d'outre-mer. Quelques historiens, d'après certaines descriptions très imprécises, situent dans la presqu'île de Giens, et à l'Almanarre près d'Hyères, l'établissement principal des Sarrasins, d'autres leur attribuent des tours apparemment romanes, sises le long de la côte, et notamment celles de Sanary et du Revest dans la région de Toulon.

En 838, les Sarrasins font irruption dans le port de Marseille, saccagent la ville et repartent en emmenant de nombreux captifs : hommes, femmes et enfants réduits en esclavage ou jetés à la mer. Pendant une trentaine d'années, Marseille et les environs d'Arles subissent les assauts réguliers des Sarrasins. Le coup d'arrêt vient de la détermination sans faille des évêques d'Arles et de Marseille qui élèvent des fortifications imprenables. Mais rien ne semble devoir arrêter les Sarrasins qui durablement installés au Fraxinet lancent des raids fréquents sur la Basse-Provence puis étendent leur zone de pillage à la Haute-Provence et enfin aux Alpes toutes entières. Ils saccagent les monastères, rasent des villages, barrent des routes... Ils apparaissent à Apt vers 896. Au début du Xème siècle, on les voit également sur la Riviera ligure à Albenga et à San Remo, et aussi dans les vallées alpines du Piémont où ils pillent les monastères de San Dalmazzo près de Cunéo et de Novalaise près de Suse. Il paraît incroyable que les Comtes de Provence aient supporté aussi longtemps sans réagir des dévastations qui paralysaient la vie économique du pays tout entier. Il faut expliquer ce fait par l'absence d'une armée régulière que ne pouvait leur offrir un gouvernement central en pleine décomposition. Ils n'avaient à leur disposition que des levées de petits propriétaires. De plus, les bandes sarrasines pratiquaient la guérilla et les coups de main, ils étaient forts habiles à utiliser la protection de nos forêts et de nos montagnes et à fondre à l'improviste dans les vallées. A en croire les chroniqueurs, ils surgissaient des cols des Alpes beaucoup plus que des rivages de la Méditerranée et, au fur et à mesure que l'on avance dans le Xème siècle, on voit croître leur audace, et leur champ d'activités s'étend tout au long des crêtes des Alpes jusqu'en Dauphiné, en Savoie et même dans le Valais.

Hugues d'Arles, après avoir assis solidement sa souveraineté sur l'Italie, essaie de débarrasser la Provence et les Alpes de ces hôtes encombrants. Très judicieusement, il s'assure le concours de l'empereur de Byzance, car les Francs n'ont pas de flotte et en Méditerranée occidentale, seuls les navires grecs basés en Sardaigne affrontent encore avec quelque succès les escadres arabes. De fait en 942, les Byzantins bloquent le Fraxinet par la mer tandis qu'Hugues à la tête de provençaux et de piémontais pousse les pirates dans leurs retranchements. Malheureusement, cette campagne est interrompue par Hugues lui-même qui, apprenant que son rival Bérenger d'Ivrée menace de lui ravir son trône italien, traite avec les Sarrasins et les autorise même à occuper certains cols des Alpes en vue de l'aider à lutter contre son rival. A partir de cette date les bandes musulmanes semblent avoir commis moins d'exactions en Provence rhodanienne, mais ont porté leurs déprédations plus au nord, en Dauphiné et en Savoie. Les Sarrasins retranchés dans des repaires, rançonnent les pèlerins et lèvent un lourd tribut sur les autochtones.

L'empereur Otton 1er a engagé en 953 des négociations infructueuses avec le calife de Cordoue pour obtenir le rappel des bandes musulmanes des Alpes. Après avoir réorganisé le pouvoir impérial en Italie, il se préoccupe à nouveau en 968 d'une action à entreprendre contre ces Sarrasins. Le comble survient dans la nuit du 21 au 22 juillet 972, avec la capture au col du grand Saint-Bernard, de Mayeul, abbé de Cluny et de plusieurs pèlerins et voyageurs. Mayeul est né vers 910 à Valensole, il est issu d'une illustre famille provençale et fait l'objet d'un culte très fort dans toute la Provence. Il est le conseiller privilégié d'Hugues Capet, duc puis Roi des Francs (940-996), il a aussi l'oreille de la cour du Roi de Germanie et intervient jusque dans les querelles privées de la famille impériale. On lui propose le siège pontifical à la mort de Benoît VI mais il refuse jugeant qu'il sera plus utile auprès de ses moines et de son abbaye qu'il a contribué à faire connaître par son rayonnement sans égal. Sa fonction à la tête de la congrégation clunisienne en fait un personnage de premier plan et sa capture a un immense retentissement. Les moines et l'aristocratie provençale payent rapidement l'énorme rançon de 1 000 livres d'argent qui a été réclamée et les Sarrasins libèrent Mayeul. Des pourparlers s'engagent alors pour organiser une vaste coalition dans le but de combattre et de chasser définitivement les ennemis, car l'enlèvement de Mayeul a soulevé un émoi populaire et une volonté d'en finir une fois pour toutes avec l'envahisseur. Les Provençaux appellent le comte de Provence Guillaume 1er à lancer une guerre de libération contre les Sarrasins "au nom de Mayeul". Après avoir levé une armée qui compte également des soldats du Bas-Dauphiné et de Nice, et aidé de son frère Roubaud et d'Ardouin, marquis de Turin, Guillaume traque les Sarrasins et les écrase définitivement à la bataille de Tourtour en 973. Retranchés dans la forteresse de la Garde-Freinet, les Sarrasins sont chassés vers une forêt voisine, la forteresse est rasée et les quelques survivants sont tués ou fait prisonniers. Les Sarrasins survivants sont baptisés de force et réduits en esclavage.

Avec le départ des Sarrasins s'achève une page particulièrement troublée de l'histoire de la Provence. Désormais, la sécurité est rendue aux campagnes provençales. L'honneur de cette victoire rejaillit sur Guillaume 1er "le Libérateur" surnommé le Grand, qui s'affirme comme le chef incontesté de la partie méridionale du royaume de Bourgogne. Guillaume prend le titre de marquis de la Provence arlésienne puis prince de toute la Provence qui devient une principauté indépendante. De Toulon à Nice, la région côtière est soumise à son autorité. Il distribue aux grands de son entourage, aux églises et aux monastères, les terres qui ont été abandonnées. Un rapide essor démographique et économique va rendre à la Provence sa prospérité d'antan.

Devenu très pieux à la fin de sa vie, Guillaume le Grand restitue de nombreux biens à l’Église, dont les anciens domaines de l'évêché de Fréjus et, en surplus, le village du Puget. Il rend également de nombreux et vastes domaines de la région de Camargue au monastère Saint-Jean d'Arles. Enfin, en 993, il revêt l'habit monastique, fait de généreuses offrandes à l'abbaye de Cluny et s'éteint dans les bras de saint Mayeul, entouré de la multitude de ces fidèles sujets.

Source : D'après le site internet sur Forum Julii - Texte arrangé et enrichi par moi-même - Documents utilisés pour cet article : Histoire de la Provence de Baratier et Documents de l'Histoire de la Provence du même auteur. Également d'après le site internet sur le Pays d'Aix.

Je mets ci-dessous le lien d'un de mes articles consacré également aux Sarrasins.
Piraterie sarrazine et rachat d'esclaves - Passion Provence

La recrudescence de la piraterie sarrasine sur les côtes provençales dans le dernier quart du XIVe siècle et les premières années du XVe siècle est un phénomène qui a été bien étudié par les historiens de la Méditerranée médiévale.

Nadine de Trans

Provence Sarrasins
http://www.passionprovence.org/archives/2020/11/15/37809869.html
Qui était Maurice Genevoix, la voix de "Ceux de 14" - France Inter
Wed 11 Nov - 13:24

Ce 11 novembre se déroulera l'entrée au Panthéon de l'écrivain Maurice Genevoix mais aussi, à titre collectif, de "ceux et celles de 14", afin de rendre hommage aux soldats et femmes engagées dans la Grande Guerre. Maurice Genevoix est l'auteur de "Ceux de 14" œuvre majeure sur la guerre.

"Ceux de 14 incarnent ces qualités propres aux Français d'hier et d'aujourd'hui, confrontés à de rudes épreuves : à savoir, la résilience et la volonté qui permettent à la Nation française de surmonter le tragique de l'Histoire" expliquait-on dans l'entourage du Président de la République quelques jours avant la cérémonie qui verra l'entrée au Panthéon de l'écrivain et poète Maurice Genevoix.

C'est par ses écrits, à partir de ce qu'il a vécu dans les tranchées, avec les soldats qu'il commandait, qu'il a marqué les esprits de son époque. Il fut parmi ses écrivains qui ont été enrôlés et se sont battus comme les autres. Cette entrée au Panthéon, dont la cérémonie sera privée de public pour cause de pandémie, sera aussi l'occasion de se souvenir que "ceux de 14" ont aussi enduré la grippe espagnole, qui a fait des millions de morts et qui a tué un autre poète et soldat, Guillaume Apollinaire, deux jours avant l'armistice.

En 1914, Maurice Genevoix venait de finir ses études à l'École normale supérieure et envisageait une carrière littéraire. Le 2 août, il est mobilisé et doit rejoindre les tranchées de l'est de la France. Il est alors sous-lieutenant du 106e régiment d’infanterie et participe à plusieurs batailles dans la région de Verdun.

Sous la crête des Éparges, près de Rupt-en-Woëvre, le 25 avril 2015, Genevoix, devenu commandant, est touché par deux tirs qui le blessent au bras, et un tir qui l’atteint à la poitrine. Sauvé par ses hommes, qui l’ont traîné dans la boue pour le ramener à l’abri d’un poste de secours, il est évacué en ambulance jusqu’à Verdun. Il n'a que 25 ans, échappe à la mort de justesse, perd une main, et gardera ce handicap toute sa vie.

Commence un périple d’hôpital en hôpital, neuf mois de convalescence avant de réintégré l’École normale à Paris.

Le secrétaire général de l'EN lui suggère d'écrire ce qu'il a vécu. “J’ai appliqué mes dons d’écrivain à exprimer humblement et même servilement une réalité donnée” dira-t-il plus tard. "Dans ma chambre sous le toit, à Paris, dans ma chambre sur les Petits-Sentiers, à Châteauneuf, j’ai rédigé mes trois premiers livres de guerre. Ai-je eu à 'm’interdire', comme l’ont écrit certains commentateurs, toute affabulation, toute recherche de l’effet ? Même pas. J’allais, de jour en jour, de page en page, dans une entière soumission à la réalité vécue, avec la volonté constante d’être véridique et fidèle", écrit-il dans Trente mille jours, paru en 1980 aux éditions Omnibus.

Il entreprend donc de décrire la vie dans les tranchées, les champs de batailles et toutes les sensations dont il se souvient. Son premier récit, Sous Verdun, publié alors que la guerre n'est pas terminée, a été amputée de plus de 200 pages par la censure. C’est en 1949 que ces récits ont été complétés, réédités et rassemblés en quatre volumes, titrés Ceux de 14 et comprenant Sous Verdun, Nuit de guerre, La Boue, et Les Éparges.

Extrait de Les Éparges :
J'ai obéi. Malgré ma vie, contre ma vie. J'ai fait ce geste monstrueux de pousser ma vie sous les balles, et de l'y maintenir, pendant que mon revolver me cognait le poignet. Il n'y a que nous, que nous : ceux qui sont morts, ceux qui étaient parmi les morts, et qui ont eu, comme eux, le courage de mourir.

Ceux de 14 est considéré comme l’un des témoignages les plus importants sur la Grande guerre, par sa précision et ses qualités littéraires. Lorsqu'Emmanuel Macron a décidé l'entrée au Panthéon des soldats de la Grande Guerre, il souhaitait "qu''ils franchissent ce seuil sacré avec Maurice Genevoix, leur porte-étendard".

Outre les récits de la Grande Guerre, il est l'auteur d'une soixantaine de livres sur la vie campagnarde des bords de Loire, la nature et la chasse en Sologne ou au Canada, ou la vie dans les colonies françaises. Son roman Raboliot, sur la vie d'un braconnier épris de liberté en Sologne, se voit décerné le prix Goncourt en 1925. Maurice Genevoix est élu à l'Académie Française en 1946 et en devient secrétaire perpétuel en 1958. Il est mort d'une crise cardiaque en 1980 alors qu'il avait commencé à un écrire un roman et un recueil de nouvelles.

Un messager pour les jeunes générations

Comme témoin incontournable de la Grande guerre, il est porteur d'une vision que n'aurait pas dénié l'intellectuel pacifiste Romain Rolland. Maurice Genevoix a estimé que l'influence de Romain Rolland, qui avait publié le texte Au-dessus de la mêlée, contre la guerre entre Français et Allemands, s'est révélée marginale pour lui et ses hommes sur le terrain, par rapport à une réalité effroyable. C'est seulement dans un second temps, qu'il a pu rejoindre la pensée de Rolland.

Le message de Maurice Genevoix n'est pas celui du pacifisme. Il est beaucoup plus direct, et ne se résume pas dans un grand principe. "Il tire de son expérience des leçons pour lui-même. Son message c'est de dire 'j'étais un jeune homme de 24 ans qu'on a jeté dans une affreuse expérience, qui a été confronté à la mort, et qui a eu la chance d'être rendu à la vie'. Il a été un survivant toute sa vie. Mais il était très doué pour l'amitié" explique Julien Larrère-Genevoix, son petit-fils.

Julien Larrère-Genevoix se rend régulièrement dans les classes de 3e et de 1ere à la rencontre des collégiens et des lycéens. "Je leur explique que les anciens combattants, et ceux de 14, comme Maurice Genevoix, n'était pas des vieillards abîmés et radoteurs. Je leur dis ce que Genevoix disait lui-même : ils étaient jeunes, fiancés peut-être, avec des projets et là, le propos touche directement les lycéens du XXe siècle."

Au moment de nouveaux attentats terroristes, au moment du procès de l'attentat contre Charlie Hebdo qui a coûté la vie à Bernard Maris, l'époux de Sylvie Genevoix, fille de Maurice, et alors que la pandémie de coronavirus fait des ravages en France, Julien Larrère-Genevoix rappelle "la résistance et la résilience des Français et des soldats de 14". "C'est vrai que nous vivons des moments difficiles, eux n'ont pas renoncé, ils ont gardé espoir, ils nous montrent donc qu'on peut avoir espoir dans notre situation aussi" conclut-il.

https://www.franceinter.fr/qui-etait-maurice-genevoix-la-voix-de-ceux-de-14
page 56 / 114

 Tags

Nuage de tags

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service
by the Shaarli community - Help/documentation - Framasoft/myframa