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En catimini, le gouvernement facilite l’abattage des arbres d’alignement
Mon 12 Jul - 19:01

Débattue actuellement au Sénat, la loi 4D sur la décentralisation contient une disposition qui enrage les écologistes : la simplification de l’abattage des arbres d’alignement, qui bordent nos routes et nos boulevards. La raison ? Ils gênent la construction d’infrastructures.

Que le temps où un président de la République vantait la beauté des arbres semble loin. En 1970, dans une lettre à son Premier ministre, George Pompidou regrettait que « les arbres n’aient pas de défenseurs » et qu’ils se fassent « détruire systématiquement » dans « une profonde indifférence ». « La France n’est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l’importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage », écrivait-il avant d’appeler à « sauvegarder tous les arbres plantés en bord de routes ».

Cinquante ans plus tard, malgré la prise de conscience écologique, les coupes d’arbres continuent. Pire, l’attitude de nos gouvernants vis-à-vis de la nature s’est dégradée, nourrie par les faux semblants et l’hypocrisie. Dernière attaque ? La loi « 4D » [1] débattue depuis mercredi 7 juillet au Sénat. Le gouvernement a profité de ce texte sur la décentralisation pour introduire une disposition complètement hors sujet qui vise à « simplifier » l’abattage des arbres d’alignement, qui bordent nos routes et nos boulevards. C’est un petit article [2], glissé en douce, noyé au milieu de quatre-vingt-trois autres, perdu dans le flot des propositions.

Les arbres d’ornement ont des fonctions écologiques. Ils stabilisent les sols, purifient l’air et atténuent les îlots de chaleursLes arbres d’ornement ont des fonctions écologiques. Ils stabilisent les sols, purifient l’air et atténuent les îlots de chaleurs. Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Jeanne Menjoulet

Pour les associations écologistes, son inscription dans la loi 4D ne doit rien au hasard. Le texte de loi, maintes fois reporté et très technique, n’enflamme pas les foules. « C’est une manière de passer inaperçu, estime Morgane Piederriere, responsable du plaidoyer à France Nature Environnement. Ça n’aurait pas eu le même écho médiatique d’intégrer cette disposition dans la loi Climat, par exemple. »

« Les allées d’arbres sont comme des forêts en ligne »

Par ce texte, le gouvernement entend modifier l’article L350-3 du Code de l’environnement qui protège les arbres d’alignement. Pour les écologistes, ces arbres sont très précieux. « Ce sont les héritiers de plantations débutées dès le XVIe siècle, raconte George Feterman, président de l’association Arbres. Ils ont autant un rôle d’ornement que des fonctions écologiques. Ils stabilisent les sols, purifient l’air et atténuent les îlots de chaleur. De plus, ces arbres sont souvent âgés et abritent un biotope particulier. Je les vois comme des forêts en ligne. »

Mais avec la loi 4D, la situation risque de se détériorer. L’exécutif souhaite introduire de multiples dérogations pour faciliter l’abattage des allées d’arbres en cas de travaux. Il réduit aussi le périmètre d’application de l’article L350-3 en le cantonnant aux voies publiques et pas aux accès privés ; et laisse, in fine, le préfet décider du sort des arbres face à des projets d’aménagement. Dans une lettre adressée à l’exécutif, France Nature Environnement déplore « ces nombreux reculs » qui « vont à l’encontre des préoccupations des Français et des Françaises sur l’écologie ». La navette parlementaire ne fait que commencer et le texte doit encore être examiné par l’Assemblée nationale.

Anecdote cocasse : à l’origine, l’article L350-3 du Code de l’environnement est issu d’une loi de 2016 portée par Barbara Pompili elle-même. Elle était alors secrétaire d’État à la biodiversité sous le quinquennat de François Hollande. Comme pour les néonicotinoïdes, l’actuelle ministre de la Transition écologique participe au détricotage de son propre travail.

En 2016, l’adoption de cet article n’avait pas été une mince affaire. Il avait été arraché après une âpre bataille. D’abord rejeté puis réintroduit par un amendement parlementaire en seconde lecture au Sénat, l’article avait fait rager les aménageurs. Barbara Pompili ne l’avait d’ailleurs soutenu que du bout des lèvres, tant celui-ci ouvrait une brèche dans le droit en apportant un premier statut juridique à l’arbre.

« La France est en retard dans la protection des arbres »

Le texte de loi considérait les allées qui bordent les voies de communication comme « un patrimoine culturel », source d’aménités et de protection pour la biodiversité. Mieux, il interdisait « le fait d’abattre, de porter atteinte, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’alignement » — sauf en cas de danger sanitaire ou de sécurité, évidemment. Il évoquait aussi de possibles dérogations pour « des projets de construction » et obligeait dans ce cas à compenser les coupes.

« Cet article est venu rattraper le retard de la France en matière de protection des arbres, remarque Chantal Pradines, experte auprès du Conseil de l’Europe. Cela faisait plus vingt ans que d’autres pays européens avaient déjà pris des mesures équivalentes. »

Les militants écologistes se sont vite emparés de cette arme législative pour faire reculer les bétonneurs. Et ont remporté plusieurs victoires. Sa simple mention faisait frémir des municipalités un peu trop portées sur la tronçonneuse et peu enclines à se lancer dans de longues procédures judiciaires. À Gien, en 2017, au bord de la Loire, des dizaines de platanes ont ainsi été sauvés à la suite d’une décision du tribunal administratif d’Orléans évoquant l’article L350-3 du Code de l’environnement. Victoire, à nouveau, à Chatelaillon-Plage en Charente-Maritime ou à Toulouse en 2018. « Les collectifs d’opposants l’agitaient comme un chiffon rouge et souvent ça fonctionnait », relate l’avocate Cécile Annoodt, qui a déposé plusieurs recours.

La fronde était lancée. En août 2019, l’arboriste-grimpeur Thomas Brail passait plus de vingt jours accroché à un arbre en face du ministère de la Transition écologique pour exiger « le respect de l’article L350-3 ». Le Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) était créé et des parlementaires, comme Joël Labbé ou Sabine Rubin demandaient au gouvernement de mettre en place des sanctions pénales en cas d’infraction au présent article.

Le canal du MidiLe canal du Midi. Wikimedia Commons/CC BY 2.5/Peter Gugerell

Tout récemment, encore, le 21 juin 2021, le Conseil d’État a donné un avis qui pourrait inquiéter les aménageurs. Il a considéré que la légalité d’une autorisation d’urbanisme (type permis de construire) impliquant l’abattage d’arbres inclus dans une allée ou un alignement d’arbres devait être appréciée au regard des dispositions de l’article L350-3 du Code de l’environnement.

« Le gouvernement veut sécuriser les projets d’infrastructures »

On comprend donc bien que le gouvernement ait voulu rétropédaler et modifier l’article. D’après une source interne au sein d’un cabinet ministériel, que Reporterre a contactée, c’est à la suite de recours juridiques contre l’abattage d’arbres dans le cadre du projet de contournement autoroutier du GCO à Strasbourg que l’exécutif a décidé de réagir. C’était en 2018. Il a ensuite cherché le meilleur véhicule pour faire passer la disposition et a opté pour la loi 4D.

Le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebarri, est le premier à être publiquement parti à la bataille. Au Sénat, il s’est plaint que certains projets « n’émergent jamais vraiment comme des serpents de mer ». Il a affirmé vouloir « sécuriser les projets d’infrastructures » et s’est félicité de la modification de l’article L350-3 du Code de l’environnement.

« Les projets d’utilité publique sont ceux qui privilégient les arbres et leurs bienfaits, dit l’arboriste grimpeur Thomas Brail.« Les projets d’utilité publique sont ceux qui privilégient les arbres et leurs bienfaits », dit l’arboriste grimpeur Thomas Brail. © Alain Pitton/Reporterre

Le gouvernement ne cache pas ses intentions. L’exposé des motifs de la loi est limpide. Selon les éléments de langage, la modification de l’article L350-3 du Code de l’environnement vise à « clarifier le régime de protection des alignements d’arbres ». Dans ses objectifs, le texte ne mentionne pas les enjeux environnementaux, il affirme au contraire vouloir « sécuriser les porteurs de projets » pour « limiter les risques de contentieux qui peuvent nuire [à leur] bon déroulement ». L’étude d’impact du projet de loi évoque aussi « des recours contentieux qui ralentissent inutilement les délais de réalisation des infrastructures routières faute d’un régime clair et précis ».

Pour les écologistes, la position de l’exécutif est plus que rétrograde. « Il faut arrêter, s’exclame Thomas Brail, du GNSA. Les projets d’utilité publique, ce ne sont plus les projets d’agrandissement de route qui privilégient encore et toujours l’automobile mais les projets qui préservent les arbres et leurs bienfaits. Il n’y a que ce gouvernement pour ne pas le comprendre. »

[1] Pour « déconcentration, décentralisation, différenciation, décomplexification ».
[2] L’article 62.

Lire aussi sur le site de Allées Avenues : En attente du décret d'application de l'article L350-3 du code de l'environnementEn attente du décret d'application de l'article L350-3 du code de l'environnement

allées arbre
https://reporterre.net/En-catimini-le-gouvernement-facilite-l-abattage-des-arbres-d-alignement
Rafraîchir votre maison en respectant la Planète, c’est possible !
Thu 8 Jul - 21:21

Cette année, on l’a pas mal attendu. Mais le voilà enfin arrivé : l'été ! Et avec lui, sa chaleur. Parfois difficile à supporter. Surtout lorsqu’elle s’immisce dans nos maisons. Sur la plateforme EDF Pulse & You, vous êtes invité à raconter vos expériences de fraîcheur dans votre habitat. À partager vos témoignages, mais aussi vos idées pour rafraîchir votre maison tout en respectant la Planète, par exemple.

Avec l’été, son beau ciel bleu et son grand soleil, reviennent aussi les températures estivales. Agréables en certaines circonstances, elles peuvent devenir pénibles lorsqu’elles font monter la température à l’intérieur de nos maisons. Et c’est le thème qu’explore la nouvelle campagne lancée sur la plateforme de co-innovation EDF Pulse & You ce 7 juillet 2021 : « Racontez-nous vos expériences de fraîcheur dans votre habitat ! » Toutes les histoires et toutes les idées sont bonnes à partager avec la communauté.

Quelles solutions écologiques pour une meilleure fraîcheur dans votre habitat ?

Notamment celles qui proposent des solutions pour rafraîchir nos maisons tout en respectant la Planète. Parce que oui, c’est possible. Il y a bien sûr la liste des petites astuces classiques à mettre en œuvre en été : aérer largement la maison aux heures les plus fraîches, puis refermer fenêtres et volets — en fonction de l’orientation du logement — pour garder un maximum de cette fraîcheur à l’intérieur, optimiser le fonctionnement de son ventilateur ou encore limiter le recours à des appareils électriques et chauffants tels que four, plaques chauffantes ou ordinateur. Lorsque c’est possible, on peut même déménager sa chambre côté est, voire nord, de manière à ce qu’elle soit peu frappée par le soleil.

D’autres solutions « vertes » existent pour rafraîchir votre foyer. Des solutions sur le long terme, cette fois. Comme l’isolation de la toiture, des combles perdus ou encore des murs. L’installation d’un double vitrage performant. Ou le choix d’une couleur claire pour peindre la façade et l’apport des arbres pour créer de l’ombre.
Dans les chambres, mieux vaut éviter de monter au-dessus des 28 °C. Il devient alors difficile à l’être humain de dormir sereinement. Ce n’est pas pour autant qu’il faut recourir à un climatiseur néfaste pour la Planète.

Entre végétation et technologies

Et puisqu’il est question de verdure, sachez que les plantes, de manière générale, constituent un rempart efficace à la chaleur. À l’intérieur parce que grâce à l’évapotranspiration, elles rendent l’atmosphère plus respirable. À l’extérieur, parce qu’elles pourront littéralement faire écran aux rayonnements solaires. C’est le principe des murs ou des toitures végétalisés. Petite astuce : pensez aux plantes à feuilles caduques qui vous offriront leur ombre en été sans cacher le soleil en hiver. Notez aussi que les volets en bois emmagasinent beaucoup moins la chaleur que des volets métalliques, par exemple, qui chauffent incroyablement vite.

Côté technologies, des solutions plutôt respectueuses de l’environnement existent aussi. La bioclimatisation en fait partie. Les spécialistes parlent aussi de rafraîchisseurs d’air à évaporation (RAE). Des unités faciles à installer, peu consommatrices d’énergie et bon marché dotées d’un ventilateur et d’un filtre en matières organiques (cellulose, fibres végétales). Ce filtre est maintenu humide grâce à une pompe et lorsque l’air ambiant chaud traverse le dispositif, il se refroidit. Comment ? Parce que l’eau présente sur le filtre passe de l’état liquide à l’état gazeux, ce qui abaisse naturellement la température.

Des systèmes de climatisation solaire existent aussi. Ils permettent de profiter de la simultanéité du besoin de fraîcheur et du fort ensoleillement. À partir d’une source chaude, le soleil, et de panneaux solaires thermiques, ils permettent de refroidir l’air par compression thermique, sans avoir recours à des fluides frigorigènes néfastes pour l’environnement.

La solution du puits canadien — certains parlent aussi de puits provençal — est également attrayante. Même s’il se murmure qu’elle peut manquer d’efficacité. L’idée : aspirer de l’air frais en sous-sol et l’injecter dans le logement pour le rafraîchir. L’installation, peu énergivore, nécessite toutefois un terrain relativement grand. Mais elle a le mérite d’aider aussi à optimiser son chauffage en hiver. De quoi améliorer grandement l’efficacité énergétique de sa maison.

Notez enfin que si votre foyer est équipé d’un climatiseur classique, l’idée sera de l’utiliser raisonnablement. En fermant portes et fenêtres lorsqu’il est en marche. Mais surtout, en évitant de le pousser au maximum. Même en cas de fortes chaleurs, il n’est pas recommandé, ni pour la planète ni pour votre santé, d’avoir un écart de plus de 7 à 8 °C entre la température intérieure et la température extérieure. Vous pouvez également songer à alimenter ce climatiseur grâce à des panneaux solaires photovoltaïques. On parle alors aussi de climatisation solaire. Une manière de verdir l’usage de votre climatiseur.

Sujet réalisé en partenariat avec les équipes d’EDF

climatiseur frais maison été
https://www.futura-sciences.com/maison/actualites/thermique-rafraichir-votre-maison-respectant-planete-cest-possible-88036/#xtor%3DRSS-8
Planter des arbres pour faire tomber la pluie ?
Tue 6 Jul - 19:21

Et si planter des arbres permettait de lutter contre la sécheresse induite par le changement climatique ? L’idée n’est pas si saugrenue, à en croire une publication parue le 5 juillet dans la revue Nature Geoscience. “Une nouvelle étude a révélé que la conversion de terres agricoles en forêts augmenterait les pluies estivales de 7,6 % en moyenne”, rapporte la BBC.

Les chercheurs de l’Institut des sciences du climat et de l’atmosphère de Zurich ainsi qu’une ingénieure britannique ont utilisé un modèle statistique fondé sur des données d’observation en forêt pour estimer la façon dont la couverture forestière influence la pluviométrie sur l’ensemble du continent, précise le média public britannique.

Ils en ont déduit qu’avec une augmentation de 20 % la surface forestière les précipitations augmenteraient dans les régions côtières en hiver et, surtout, dans les régions venteuses en été. Un résultat intéressant, alors que le dérèglement climatique fait craindre une augmentation et une intensification des épisodes de sécheresse.

La nature rugueuse des arbres

Les raisons de ce phénomène sont encore incertaines. Parmi les possibilités, souligne la BBC : le fait que l’air nuageux reste plus longtemps au-dessus des zones boisées, la nature plus “rugueuse” des arbres pouvant déclencher la pluie, et la tendance des nouvelles forêts à évacuer davantage d’humidité dans l’atmosphère que les terres agricoles.

Pour autant, les chercheurs balaient de la main l’idée que la reforestation puisse suffire à lutter contre le dérèglement climatique. D’une part, reboiser dans un pays peut affecter la météorologie d’un pays voisin. D’autre part, cela ne compensera pas l’influence des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Enfin, les auteurs soulignent que la plantation d’arbres peut avoir des conséquences négatives, en particulier dans les zones où le dérèglement climatique a déjà intensifié les précipitations.

climat Forêt réchauffement-climatique
https://www.courrierinternational.com/article/meteo-planter-des-arbres-pour-faire-tomber-la-pluie
La pratique ancestrale du "levage" du liège de retour dans le massif des Maures - Var-Matin
Tue 6 Jul - 17:39

Note : Est-ce qu'on a pratiqué au Revest le levage de liège ? A-t-on déjà vu sur la commune des chênes-liège qui en portaient la marque ? (je crois avoir vu ça à Tourris, sur l'arbre face à la chapelle)

Le Plan-de-la-Tour A l’image de la récolte débutée depuis peu au domaine des Vernades, l’exploitation du liège, abandonnée au fil des décennies, reprend ses droits dans le massif.

Levée du liègeLa levée du liège

Ce matin-là, Alexandre Latil a les yeux qui pétillent comme un gamin devant ses cadeaux de Noël: devant lui, trois hommes s’affairent autour d’un des plus vieux chênes-lièges, certainement plus que centenaires, de sa propriété située au cœur du massif des Maures, sur les communes du Plan-de-la-Tour, de Grimaud et de La Garde-Freinet. Ils en récoltent l’écorce : c’est ce qu’on appelle la levée du liège.

Il est heureux et aussi un peu ému, notre viticulteur du domaine des Vernades, car l’exploitation du liège, largement répandue par le passé, a été quasiment abandonnée au fil des générations.
"Ma famille, mon arrière-grand-père, mon grand-père vivaient de la forêt, du liège qu’ils amenaient à la bouchonnerie, des pins, des vergers, des oliviers, de la vigne et de la récolte des foins. Mon grand-père est décédé en 2013 et la dernière fois qu’il a pu le faire, c’était en 2006. Alors ça fait plaisir de revoir ça, ce savoir-faire, ces arbres qui respirent et une ressource naturelle et locale de nouveau exploitée!"
Toujours d’attaque à 73 ans!

Sur 70 hectares, une quarantaine est ici plantée de chênes-lièges. Mais le savoir-faire s’est perdu, les entreprises ont fermé les unes après les autres, les artisans sont devenus très rares. Mais le hasard fait parfois bien les choses : à 73 ans, Belkacem Boukarine vit à Cogolin. Il a maintenant le temps et a gardé toute son énergie pour la levée du liège "qui est sa passion", dit son fils Abdel.

Alexandre et ce dernier se connaissaient : "Quand il est venu ici, il a vu tous ces chênes-lièges et m’a dit que son père en cherchait. L’an dernier, il me l’a présenté, on a fait le tour et depuis quelques jours, ils ont attaqué!" Abdel est venu prêter main-forte à son père avec un ami, Bilal, car la récolte ne peut s’effectuer qu’entre juin et août, pendant que la sève de l’arbre monte, sinon l’écorce est impossible à décoller du tronc.

Il faut savoir aussi que chaque levée doit être espacée d’au moins neuf ans, le temps que l’écorce se régénère et soit alors qu’une qualité exploitable. Ce n’est pas le cas d’une écorce brute, originelle, qui ne pourra pas être valorisée, d’où la nécessité de gérer dans le temps l’exploitation d’une forêt.
"Le liège, je leur laisse"

"J’en ai parlé à mes voisins et deux sont intéressés", poursuit le viticulteur pour qui, clairement, la motivation n’est pas économique. "Je suis bien heureux déjà d’avoir trouvé ces ouvriers, alors le liège, je leur laisse. Déjà qu’ils gagnent à peine leur vie dans un travail qui est difficile. L’important pour moi, c’est d’entretenir les arbres ; là ils respirent, c’est magnifique! La semaine prochaine, j’attaque le débroussaillement et ce sera tout propre."

Quand le retour aux sources et à des pratiques ancestrales prend tout son sens, dans notre période bardée de technologie...

Forêt liège
https://www.varmatin.com/environnement/la-pratique-ancestrale-du-levage-du-liege-de-retour-dans-le-massif-des-maures-700042
Sortie de nuit de pleine lune, Bau dei quatre Auro, samedi 24 juillet (Page 1) – Balades et randonnées – Sur la Place du Village
Fri 2 Jul - 12:53

Sortie pédestre de nuit de pleine lune samedi 24 juillet 2021
Durée environ 4 heures - Dénivelé 300m - 7km
Sous réserve du maintien des massifs ouverts et d'une météo clémente (SMS si annulation)

Départ de la marche des Hautes Pavègnes (covoiturage), sur la piste militaire stratégique. Du pont, ascension par la "draille de la grille", passage par la citerne enterrée puis montée vers le sommet jusqu'au-dessus du Pas de la Cavale. De Cap Gros, vue panoramique sur Caume, la vallée de Dardennes, le Faron, Toulon, La Seyne, Sanary, Bandol ... Retour par le GR, passage devant l'ancienne tour de guet, le Matelot, les falaises éclairées par la lune et le rocher gravé en 1238 aux armoiries d'Ollioules et de Toulon délimitant les territoires des seigneurs de l'époque, accompagnés, peut-être, par le chant des oiseaux de nuit.

Pleine Lune

Sans difficulté pour bons marcheurs (enfants, adultes). Éclairage à la frontale si besoin. Prévoir de quoi pique-niquer là-haut
Chaussures de marche, eau et assurance personnelle sont indispensables pour ce type de sortie.
Les accompagnateurs ne sont pas des guides officiels mais des bénévoles qui vous font partager la découverte de ces lieux.

RV parking de l'école des Quatre chemins des Routes (Toulon) à 19h00
Inscrivez-vous en utilisant ce lien clic ici
Renseignements : Marie-Hélène Taillard 06 20 95 21 88

rando
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