
Mathieu Dalaine pour Var-Matin
On le sait, il y a plus de deux siècles, le Var n’existait pas. Il était un morceau de la Provence. Un gros morceau, un beau morceau mais sans "frontières" à lui, ni nom de baptême. Certes, comme ses quatre-vingt deux départements frères, il est le fruit du mariage de dame Révolution avec les députés de l’Assemblée nationale. Mais l’accouchement ne se fit pas en un jour. Il fallut d’abord couper la Provence en trois (Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône, Var) pour ne pas dire en quatre, le Vaucluse étant maltraité à part, avec ses Etats pontificaux, sa Principauté d’Orange, et autres confins montagnards aux limites fluctuantes. Mauvais présage que cette naissance par chirurgie violente ? En fait, la gestation fut longue et difficile. Entre la conception en Chambre le 20 décembre 1789 et la proclamation de la naissance du Var par l’Assemblée d’Aix-en-Provence le 26 septembre 1790, il s’écoula… neuf mois, ce qui paraît assez conforme à l’ordre naturel des choses mais n’alla pas sans malaises ni crises.
Avant même le décret national (février-mars 1790), qui sanctionnait le découpage de la Provence, les députés d’Aix-en-Provence et de Marseille s’affrontèrent durement et les troubles de la fin 1789 repartirent de plus belle en avril et mai 1790, à Toulon comme à Marseille où les émeutiers s’emparèrent de trois forts non sans avoir massacré le major de Bausset. Il fallut attendre juillet 1790 pour voir les administrations départementales s’installer respectivement à Aix-en-Provence, Digne et Toulon, pour la première fois préfecture avant la lettre. Enfin, le 28 septembre 1790 seulement, la Chambre d’Aix-en-Provence proclama le décès, sur papier, de la Provence, morte en donnant le jour à trois enfants reconnus, dont le Var. L’antique Provence n’avait pas dit son dernier mot car elle en avait vu d’autres au cours de son Histoire. Mais le nouveau-né fut tout de même bien accueilli. Grand et fort, il était l’un des plus vastes parmi les 83 départements de la Nation nouvelle. D’Ouest en Est, il s’étalait jusqu’au bout de la France, jusqu’à la frontière des Etats sardes, autrement dit, le comté de Nice. Mais c’était bien trop beau pour que cela demeure ainsi. L’avenir lui ménageait des turbulences et des avanies dont il se serait bien passé. Les premiers pas de cette valse varoise des préfectures les promenèrent successivement de Toulon à Grasse puis à Brignoles pour terminer à Draguignan et finalement en 1974 revenir à Toulon. Cela ne se fit pas sans cris, sans grincements de dents, sans heurts, mais malgré les protestations, les manifestations, les affrontements avec les CRS, etc.… rien n’y fit. La préfecture fut déplacée à Toulon et Draguignan devint sous-préfecture.
Mais revenons en arrière au temps de la tourmente révolutionnaire. Le grand port militaire qui s’ouvrait sur la Méditerranée allait perdre, en 1793, non seulement le siège du département mais également son nom. En effet, Toulon prit le nom de Port-la-Montagne et ce n’était qu’un début. On ne savait pas encore à l’époque, qu’à son tour, le nom même du département allait être menacé de disparaître. En 1860, le Comté de Nice fut rattaché à la France. Pour des raisons d’équilibre, il fallut agrandir le nouveau département des Alpes-Maritimes. Pour cela, comme naguère on fit de la Provence, on trancha dans le Var. On l’amputa, on lui arracha un grand et beau morceau : rien moins que tout l’arrondissement de Grasse, ex-préfecture du Var et du même coup Cannes, la future perle de la Côte d’Azur.
Savez-vous ce que l’on nous donna en compensation ? Le Var eut le droit de garder son nom ! Une histoire de fou car désormais depuis cette amputation, le fleuve Var, qui a donné son nom à notre département, ne coule plus dans le Var ! De sa source à son embouchure, il coule dans le département des Alpes-Maritimes (enfin presque, car il fait une incursion dans les Alpes-de-Haute-Provence entre Sausses et Entrevaux, Merci Philippe de cette précision.). C’est d’une logique que je vous laisse apprécier ! Mais cela ne fait rien. Cela ne nous empêche pas d’être de bons et fidèles varois. On y tient à notre nom de baptême, celui que l’on a reçu quand le Var était encore plus grand, sur les fonts baptismaux de la Révolution.
Source : D’après un article écrit par Jean Rambaud dans "Ça s’est passé à Toulon et en Pays varois".
La Cour de justice de l’Union européenne a jugé que la chasse à la glu causait un dommage “irrémédiable" à tous les oiseaux capturés.
ENVIRONNEMENT - Vers la fin de la chasse à la glu en France. Ce mercredi 17 mars, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que la chasse à la glu causait un dommage “irrémédiable” à tous les oiseaux capturés, ouvrant la voie à une interdiction en France, dernier pays européen à l’autoriser seulement dans cinq départements du sud-est (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse).
Le 17 août dernier, Emmanuel Macron avait décidé d’interdire la chasse à la glu pour les grives et les merles, dans l’attente d’une réponse de la Cour de justice de l’Union européenne sur cette méthode de chasse controversée.
La chasse à la glu consiste à enduire de colle les branches des arbres pour y piéger les oiseaux, qui sont ensuite capturés et mis en cage afin d’en attirer d’autres pour les chasseurs. Une pratique critiquée par les défenseurs des animaux.
“Un État membre ne peut pas autoriser une méthode de capture d’oiseaux entraînant des prises accessoires dès lors qu’elles sont susceptibles de causer aux espèces concernées des dommages autres que négligeables”, a indiqué la Cour dans un communiqué. Un arrêt salué par la Ligue de la Protection (LPO) des oiseaux comme “une grande victoire” et de “grande avancée pour la protection de la nature en France.”
En septembre, le Conseil d’Etat avait rejeté une demande des chasseurs de revenir sur cette suspension, mettant en avant des doutes sur la compatibilité de la chasse à la glu avec les dérogations permises par la directive européenne “oiseaux” de 2009 et attendant les précisions d’interprétation demandées à la Cour européenne.
La Cour a estimé mercredi que “en dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés”.
La justice européenne a également rejeté l’argument culturel: “le maintien d’activités traditionnelles ne saurait constituer une dérogation autonome au régime de protection” de la directive “oiseaux”.
Le président de la LPO Allain Bougrain Dubourg a applaudi la décision de la Commission européenne, jugeant qu’elle nous tirait “vers le haut.” “Que de temps perdu et de souffrances perpétrées, si l’exécutif français ne s’était pas obstiné à maintenir des traditions d’un autre temps”, a-t-il également souligné.
Pour cette reprise de nos sorties pédestres, nous vous proposons une visite des entrailles de la retenue de Dardennes, vidangée en raison des grands travaux de confortement du barrage et d’agrandissement de la surverse, débutés à l’automne dernier et qui se poursuivront au minimum durant une année.
En raison du contexte sanitaire, du couvre-feu, la sortie se déroulera sur 2h30 environ, en groupes restreints à 6 personnes (les enfants ne sont pas comptés).
Découvrir sur le terrain les sept sources qui alimentaient autrefois la vallée de la Dardenne, les transformations lors de la construction du barrage, l’histoire de la canalisation et de l’acheminement de l’eau, potable ou comme force hydraulique pour les moulins de la vallée, à l’usage des bugadières et des cultures, reconstituer par l’imagination, grâce aux empreintes visibles dans les lieux, le paysage sillonné par les habitants du Revest il y a plus de cent ans…
Balade au fond du lac - Photo de Philippe Maurel
Quelques pistes pour en savoir plus :https://revestou.fr/pages/144-les-eaux-du-revest-l-eau-du-barrage-fr.php
Balade au barrage et dans la vallée de Dardennes https://photos.revestou.fr/picture?/le-barrage-et-la-vallee-de-dardennes/category/104-livres_et_recueils_avr
Dompter l’eau : https://photos.revestou.fr/index?/category/Eau
Le Las, une rivière dans la ville, Philippe Maurel http://maurel.tv/auteur.html
Départ du Revest au village, descente par le chemin de la Foux, exploration en partant du barrage et remontant vers le Ragas, retour par le chemin de la Reboune. Chaussures de marche, vêtements qui ne craignent rien et bâtons sont bienvenus pour piquer dans la boue… De l’eau et une assurance personnelle sont indispensables pour ce type de sortie. Les accompagnateurs ne sont pas des guides officiels mais des bénévoles qui vous font partager la découverte de ces lieux.
RV à 9h30 ou 14h30 Parking Jean Moulin à côté de la poste du Revest-les-Eaux.
Inscrivez-vous en utilisant le lien : https://doodle.com/poll/6yydamngbh42ifrp?utm_source=poll&utm_medium=link
Stage d’informations et de mise en pratique des techniques de construction de murs en pierre sèche.
Samedi 20 et Dimanche 21 Mars 2021
Objectifs : mettre en pratique les règles de l’art de bâtir en pierre sèche.
9h >9h15 Accueil, présentations : formateurs / stagiaires
9h15 >9h45
Visite commentée de quelques restanques du domaine.
9h45 >10h Présentation du chantier / généralités
10h > 12h Travaux pratiques
pose et blocage
12h15>13h15 Déjeuner
13h15 > 17h Chantier : appareillage du mur, maillage, blocage
9h Café
12h15>13h15 Déjeuner
13h15 > 17h + montage, pose de modules de couronnement
Le stage : Domaine d’Orvès, 71 avenue de la Libération - 8310 la Valette du Var.
Public : ce stage s’adresse à tous les publics de plus de 18 ans. Chaque stagiaire doit être couvert par une assurance personnelle en cas d’accident.
Albert Porri, murailler, caladeur, référent technique pour des stagiaires d’Ecoles du Paysage et du Patrimoine, artisan d’art. Adhérent à la F.F.P.P.S
Olivier Lenormand, titulaire du CQP niveau 2, bâtisseur à pierre sèche, agent technique de site patrimonial du C.F.P.P.A de Carmejanes (04) artisan d’art, bâtisseur professionnelqualifié en restanques et calades. Adhérent àn la F.F.P.P.S
Corinne Cazaux : muraillère, caladeuse professionnelle, adhérente à la F.F.P.P.S
Alexandre Porri : murailler, caladeur professionnel. Adhérent à la F.F.P.P.S.
Les repas de midi et cafés sont compris dans le prix du stage, ils seront pris en commun autour d’une grande table au Domaine d’Orvès.
Forfait par personne pour une session de 2 jours : 160€
Informationet inscription
Albert Porri
murailler, caladeur, artisan d’art
identifiant : 327 238 291 RM83
tél. : 06 22 07 68 69
email : albert.porri@gmail.com