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Qu'est-ce que le patrimoine ? - Family Search
Tue 27 Jul - 22:28

Note de la rédaction : il existe dans ce texte plusieurs références à FamilySearch, le site de généalogie des Mormons parce que cet article est issu de leur blog et il peut donner l'impression qu'il est suggéré de le visiter et de l'utiliser.

Définir ce qui est votre patrimoine, c’est comprendre votre sentiment hérité d’identité familiale. Explorez ces questions et activités pour renforcer et mieux exprimer votre propre sens du patrimoine.

Définir votre patrimoine

Le mot « patrimoine » évoque des idées différentes pour des personnes différentes – et il le devrait. Le patrimoine est le sens de l’identité familiale, unique et hérité, d’une personne : valeurs, traditions, culture et artéfacts transmis par les générations précédentes. Nous absorbons un sens de notre patrimoine tout au long de notre vie en observant et en faisant l’expérience des choses qui rendent notre famille unique. Bien que tous les traits, tendances ou traditions hérités ne soient pas toujours positifs, nous considérons généralement le patrimoine comme les éléments positifs et significatifs de l’identité de notre famille que nous intégrons dans nos propres vies et transmettons aux générations futures.

Le patrimoine peut s’exprimer de plusieurs manières. Certaines familles définissent leur patrimoine principalement comme leur identité ethnique, culturelle ou nationale. D’autres familles peuvent souligner des valeurs qui ont été transmises, comme l’amour de l’éducation, la participation à la vie communautaire, une forte éthique de travail ou une dévotion religieuse. Les gens peuvent avoir l’impression qu’une aptitude héréditaire, comme la musique ou la mécanique, l’athlétisme ou l’art, fait partie de leur patrimoine.

Comment découvrir votre patrimoine

Certaines personnes ont un sens aigu de leur patrimoine. Ils peuvent montrer du doigt un drapeau fièrement accroché tout prêt ou répéter des histoires et des traditions partagées par leurs parents ou grands-parents. Certains se reconnaissent dans les intérêts, les professions ou les valeurs spécifiques que l’on retrouve dans leur famille.

D’autres devront peut-être regarder d’un peu plus près pour identifier des traces de patrimoine dans leur vie. Poser les questions suivantes peut aider les gens à découvrir des éléments de l’héritage unique que leur a transmis leur famille :

Comment puis-je définir mon identité ethnique, culturelle ou nationale ? Comment cette identité donne-t-elle un sens à ma vie ?
Quels sont les traditions ou rituels que je conserve, que ce soit dans la vie de tous les jours ou lors d’occasions spéciales ? D’où viennent ces traditions ?
Quels sont mes valeurs, passe-temps ou intérêts les plus appréciés ? Étaient-ils aussi ceux de mes parents, frères et sœurs, grands-parents ou autres membres de ma famille ?
Quels sont les traits positifs, opinions ou aptitudes qui décriraient le mieux ma famille en général ? Comment ces traits se retrouvent-ils en moi ?
Quels sont mes valeurs, mes traits, mes centres d’intérêts ou passe-temps que je peux reconnaître chez mes propres enfants ou petits-enfants, ou que je voudrais voir se manifester chez les jeunes générations de ma famille ?

Une autre approche pour découvrir le patrimoine est de rechercher votre arbre généalogique et vos histoires familiales. Quelles sont les nations d’origine ou les origines ethniques les plus notables ? Si vous participez à l’Arbre Familial de FamilySearch, il est facile de créer une vue en éventail qui met en évidence les lieux de naissance de vos ancêtres
Lorsque vous explorez votre arbre généalogique, identifiez les modèles en posant ce genre de questions :

Les documents d’archives indiquent-ils des traditions dans les professions de votre famille, en particulier les emplois liés à certaines valeurs, intérêts ou compétences ?
Voyez-vous des traditions ou des traits repris dans les types de photos prises par votre famille ou dans les objets qu’ils ont choisi de conserver ?
Quels valeurs ou sentiments se retrouvent le plus souvent dans les histoires que votre famille transmet ?

Si vous pouvez assister à une réunion de famille ou rencontrer des parents, pensez à leur demander ce qui est significatif pour eux de votre héritage commun.

Certains, recherchant un sens plus fort de l’identité culturelle ou ethnique, se tournent vers les tests ADN. Les pourcentages d’ethnicité, bien qu’ils ne soient pas toujours fiables ou précis, peuvent vous aider à découvrir vos lieux ancestraux ou cultures d’origine. La connexion avec les correspondances d’ADN peut révéler l’héritage transmis par d’autres branches de la famille.

Ce que vous pouvez faire pour honorer votre héritage

Pour beaucoup, la façon la plus significative d’honorer leur patrimoine est d’en inclure des éléments dans leur propre vie. Ils vivent les valeurs positives qu’on leur a enseignées et les transmettent aux autres. Ils peuvent choisir des activités ou des traditions qui les aident à se sentir liés à leurs proches. Des objets ayant appartenu à leurs ancêtres, des photos de famille et d’autres rappels tangibles de leur patrimoine se retrouvent chez eux. Ils peuvent aussi créer de nouvelles traditions qui communiquent les valeurs qu’ils espèrent voir continuer après eux.

Beaucoup de ceux qui veulent honorer leur héritage passent du temps à étudier à ce sujet et à faire grandir leur arbre généalogique. Ils peuvent interroger des parents, mettre des noms sur de vieilles photos, recueillir des recettes familiales, et écrire les histoires de ce qu’ils découvrent afin de préserver de façon durable leur héritage. Certains se rendent même dans des villes ou des pays éloignés pour en apprendre davantage sur leur patrimoine et se sentir plus liés aux générations passées.

culture Généalogie patrimoine
https://www.familysearch.org/blog/fr/quest-ce-que-le-patrimoine/
Comment faire la généalogie d’une maison grâce aux archives ? - Geneafinder
Tue 27 Jul - 20:34

Vous cherchez comment retracer l’histoire d’une maison ? De nombreuses archives peuvent vous y aider, on vous dit tout ! Comment faire la généalogie d’une maison grâce aux archives ?

La généalogie immobilière n’est pas toujours chose facile. Retrouver la trace des propriétaires successifs, la date d’origine d’une maison et son histoire s’avère pourtant très intéressant. Nous vous présenterons dans cet article la liste de quelques archives utiles pour démarrer la généalogie d’une maison.

Le cadastre - Archives foncières

Le cadastre regroupe les plans administratifs permettant d’identifier les propriétés immobilières dans les communes de France.

La plan cadastral : disponible gratuitement à la consultation en ligne, le plan cadastral vous permet, à partir d’une adresse précise, de retrouver la section et le numéro de parcelle d’une maison. Cet « identifiant unique » vous sera utile pour retrouver la parcelle au fil du temps. Profitez-en pour noter les numéros de parcelles voisines, vous pourriez faire de belles découvertes dans les archives par la suite.

Le registre État de sections : ce registre est consultable aux Archives Départementales. Il présente les sections dans l’ordre alphabétique puis les parcelles par ordre numérique croissant. Vous y découvrirez les informations suivantes : nom et prénom du propriétaire, numéro de la parcelle, lieu dit, nature du sol et surface.

La matrice des Propriétés foncières : disponible aux Archives Départementales. Commencez par vous reporter à la table alphabétique des propriétaires en fin de volume. Vous prendrez connaissance du numéro de folio (de la page) correspondant au compte du propriétaire en question. Ce folio recense l’ensemble des propriétés d’un même propriétaire et vous donne les indications suivantes : domicile du propriétaire (avec parfois les noms des anciens propriétaires), l’année de la mutation, la section et le numéro de parcelle, le lieu dit, la nature du sol, la surface ainsi que les comptes de provenance ou de destination des parcelles avec les numéros de folio de la matrice utiles pour suivre la succession des différents propriétaires. Vous pouvez ensuite consulter la matrice des Propriétés bâties pour les années suivantes.

Les titres de propriété - Archives notariales

Le titre de propriété : ce document constate un droit de propriété. Une copie originale est conservée pendant 100 ans dans l’étude du notaire avant d’être transférée aux Archives Départementales. Les informations les plus utiles dans ce document pour faire la généalogie d’une maison sont l’origine de la propriété (quand elle est mentionnée) ainsi que sa description qui permet de suivre l’état de la maison dans le temps.

Rechercher un titre de propriété aux Archives Départementales : disponibles sous la sous-série 3E aux AD, vous devez connaître l’étude ainsi que le nom du notaire qui a rédigé l’acte de propriété que vous recherchez. Référez-vous à la table alphabétique des notaires, relevez la côte du registre correspondant à la période de votre recherche. En fouillant dans les archives, au grès des titres de propriété, vous pourrez remonter le nom des propriétaires précédents.

L’enregistrement - Archives fiscales

L’enregistrement : disponible sous la sous-série 3Q aux AD, le fonds d’Enregistrement regroupe tous les actes notariés, les actes judiciaires, les exploits d’huissier, les actes sous seing privé ainsi que, et surtout, les titres de propriété ou d’usufruit d’immeubles. Vous aurez besoin du nom du bureau d’enregistrement (en fonction de la commune du domicile) pour ensuite consulter la Table des vendeurs et des acquéreurs.

D’autres sources d’informations

Retrouvez des documents de famille (photos et documents administratifs)
Renseignez-vous auprès des membres de la famille si la maison concernée est restée dans la famille
Renseignez-vous auprès des voisins, des commerçants du coin .
Regardez les petits détails de la maison

Bonnes recherches !

Généalogie histoire maison
https://geneafinder.com/blog?id=13:277
Au Revest, port du masque de nouveau obligatoire à compter du vendredi 23 juillet 2021
Thu 22 Jul - 16:01

Le secrétaire général de la préfecture du Var annonce que le port du masque sera à nouveau obligatoire dans 58 communes sur les 153 que compte le département à partir de ce vendredi 23 juillet.

Communiqué de presse préfet du Var 22 juillet 2021 sur le port du masque en extérieur
Communiqué de presse préfet du Var 22 juillet 2021 sur le port du masque en extérieurCommuniqué de presse préfet du Var 22 juillet 2021 sur le port du masque en extérieur

Covid Préfecture
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Randonnée : les syndicats craignent la disparition des cartes en papier
Mon 19 Jul - 12:54

L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) désire sous-traiter l’impression de ses cartes. Selon les syndicats, cette décision pourrait entraîner leur disparition, au profit des cartes numériques. Les amateurs de randonnée font grise mine.

Les cartes imprimées de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) pourraient-elles disparaître ? C’est ce que craignent les syndicats CGT de l’établissement public d’information géographique, après que la direction a annoncé vouloir fermer son imprimerie. À compter de 2023, ces cartes, bien connues des randonneurs et des amoureux de la géographie, ne devraient plus être imprimées que par des sous-traitants. Un changement qui risque, à long terme, d’entraîner une disparition pure et simple du format papier au profit du numérique, selon les syndicats.

« À partir du moment où on arrête d’imprimer des cartes en interne, on arrête de produire des cartes papier », affirme à Reporterre Olivier Delbeke, représentant des syndicats CGT de l’IGN. Le programmeur logiciels a rejoint la maison il y a une quarantaine d’années. « D’expérience, toutes les activités qui ont été sous-traitées par l’IGN ont fini par coûter plus cher. »

Le choix de la sous-traitance est selon lui particulièrement risqué financièrement dans le secteur de l’imprimerie. Les cartes de l’IGN, en raison de leur taille et de leur grammage spécifiques, sont en effet complexes à produire. « Elles ont une chaîne de production particulière. Quand la machine est calée, on ne peut pas s’amuser à faire du catalogue ou du journal. » Ces difficultés pourraient se répercuter sur les coûts pratiqués par les sous-traitants. « Un patron veut une machine qui tourne, qui passe d’une commande à une autre facilement. Ça va être difficile de trouver des patrons d’imprimerie qui se lancent dans cette aventure, car ils devraient réaliser des investissements. »

À compter de 2023, ces cartes ne devraient plus être imprimées que par des sous-traitants.

À moyen terme, le syndicaliste craint que les difficultés techniques et économiques n’incitent la direction à mettre fin pour de bon à l’impression des cartes, devenues trop peu rentables. « C’est un enchaînement logique que l’on pense certain », dit-il. Les cartes IGN ne seraient alors plus accessibles qu’au format numérique et via l’application de l’institut, lancée en 2019. « Personne ne veut mettre sa vie dans les mains de son smartphone pour faire une randonnée en montagne ! » fulmine le syndicaliste.

Olivier Delbeke juge le choix de la sous-traitance d’autant plus incompréhensible que le confinement a entraîné un regain d’intérêt pour les activités de plein air. Cela s’est répercuté sur les activités de l’imprimerie de l’IGN. Les ventes de cartes de randonnée en ligne ont ainsi augmenté de 57 % en 2020 et de 29 % au premier semestre de 2021 (par rapport à 2019). L’imprimerie de l’institut est aujourd’hui « parfaitement rentable », selon le représentant des syndicats, qui critique la « religion de l’externalisation » dans la fonction publique.

« C’est vrai qu’avec la crise sanitaire, il y a eu un petit engouement pour la promenade, tempère Didier Moisset, directeur adjoint de la production à l’IGN. Il n’empêche que la tendance des ventes de cartes papier est à la baisse depuis vingt ans. » Selon la direction, le volume de cartes imprimées a été divisé par environ sept depuis 2000. Les coûts importants de maintenance et d’amortissement de l’achat de la machine utilisée pour imprimer les cartes de l’IGN justifient, selon Didier Moisset, « d’optimiser le dispositif » au moyen de la sous-traitance. « Quand on a besoin d’une voiture tous les jours, cela vaut la peine d’en avoir une dans son garage, dit-il. Si le besoin n’est qu’épisodique, cela peut être plus rentable de la louer, même si c’est plus cher au kilomètre. »

Le directeur adjoint de la production assure par ailleurs qu’il n’est « pas question » pour l’IGN d’arrêter de produire des cartes papier : « C’est l’emblème de la maison. Le but de l’IGN est juste d’équilibrer les coûts. »

« Une carte est à la fois un outil et presque une sorte de paysage en soi »

Ces promesses ne parviennent cependant pas à rassurer les syndicats. Ces derniers ont lancé le 25 juin une pétition contre « la fin de la carte papier ». Certes, elle est pour l’instant hypothétique mais la numérisation des cartes IGN pourrait être extrêmement préjudiciable à la population, selon Yves Marry, cofondateur de l’association de lutte contre la dépendance aux écrans Lève les yeux. « Cela irait dans la droite ligne d’autres évolutions qui s’imposent aux gens avec le numérique, et qui remplacent des usages traditionnels par des pratiques ayant de nombreux effets négatifs. »

Le coût environnemental du numérique est l’un d’eux. Ses conséquences sur la cognition en sont un autre. « Le passage au GPS peut faire baisser la capacité d’orientation des gens, qui est un sens qui se travaille, dit à Reporterre Yves Marry. On délègue des fonctions cognitives à des outils en pensant se faciliter la vie alors que, dans une certaine mesure, on se déleste de compétences. » Cela pourrait avoir des conséquences sur la sécurité des usagers à cause, selon lui, de la marge d’erreur et des approximations des GPS installés sur les téléphones.

Si le militant associatif Yves Marry tient tant aux cartes papier, c’est aussi pour « l’expérience sensorielle particulière » qu’elles offrent. « On la regarde à plusieurs, on réfléchit au trajet… Ça fait de la randonnée un moment sans écran, ce qui devient un privilège rare puisque le numérique a envahi tous les endroits de notre vie. Avec un smartphone, la moindre notification nous sort de l’instant présent, alors que la randonnée offre un moment pour se déconnecter des affres du quotidien. »

« L’un des plaisirs et intérêts de la marche, c’est de faire se sur-imprimer la carte et le paysage. »

Pour le grand marcheur Antoine de Baecque, auteur, entre autres, d’Une histoire de la marche (éditions Perrin, 2016), la disparition des cartes au format papier serait « une sorte de fin du monde ». « L’un des plaisirs et intérêts de la marche, c’est de faire se sur-imprimer la carte et le paysage. C’est un jeu d’aller-retour constant opéré par le regard, qui peut identifier ce qui dans le paysage découle de la carte et ce qui peut la compléter, la contredire, la piéger, la révéler… Je serais incapable de le faire autrement qu’avec une carte papier. »

Selon l’historien, la matérialité de ce format lui confère une beauté particulière. « La carte papier est limitée et en même temps étendue, contrairement à un écran de portable. Elle est à la fois un outil et presque une sorte de paysage en soi. Le papier, les froissements, les effacements de lieu liés aux pliures de la carte, à la pluie, à la sueur… »

Si la numérisation complète des bases de données de l’IGN serait pour lui « une catastrophe », Antoine de Baecque est optimiste. Tout comme Yves Marry : « Beaucoup de gens en France comprennent son importance et seraient prêts, je l’espère, à signifier leur opposition si sa disparition se concrétisait. Nous, en tout cas, nous serions là. »

Cartes rando
https://reporterre.net/Randonnee-les-syndicats-craignent-la-disparition-des-cartes-en-papier
Un monde sauvage de plus en plus lointain
Sun 18 Jul - 12:49

Si la pandémie est venue conforter les aspirations de beaucoup à vivre plus près de la nature, la représentation que l’on se fait de cet environnement est souvent erronée, observe l’hebdomadaire catholique libéral polonais Tygodnik Powszechny.

La plupart d’entre nous n’avons pas conscience du fait que les animaux sont tout près de nous et qu’ils nous observent plus souvent que nous ne les voyons. Cependant, nous connaissons avec précision la distance dont nous voudrions être séparés d’eux : 11 kilomètres. C’est la moyenne des résultats d’une enquête conduite par l’animatrice spécialisée en environnement [et biologiste] Marta Jermaczek-Sitak sur la distance tolérée entre domicile et animaux. Avec 11 kilomètres, le castor a en réalité obtenu le meilleur score, suivi par le bison (16 kilomètres), le loup (31 kilomètres), l’ours (41 kilomètres) et enfin, la vipère péliade (52 kilomètres). Si l’on dessinait de tels rayons autour des zones d’habitation en Pologne, les animaux sauvages n’auraient plus aucune place dans le pays.

“Ces réponses révèlent un manque de connaissance de la nature, commente Marta Jermaczek-Sitak. Les castors se déplacent peu et ne menacent personne, pas même dans un rayon de centaines de mètres. En revanche, les loups peuvent parcourir des dizaines de kilomètres en une nuit.”

Néanmoins, les personnes interrogées avaient aussi déclaré vouloir laisser sans intervention humaine un cinquième du territoire national et en majorité, elles ont une appréciation positive du terme “sauvage”, associé aux forêts, au naturel, ou encore aux zones humides. Elles apprécient en outre les bénéfices de la nature pour la santé et y voient une source d’expériences spirituelles, voire de fierté patriotique.

Le renard sur le muretLe renard sur le muret © Cécile Di Costanzo

Le câlin ou le fusil

“Dans le village où je vis, dans l’ouest de la Pologne, de nombreuses maisons sont construites en lisière de forêt, mais dans le même temps, la biophobie se développe, témoigne Marta Jermaczek-Sitak. On le voit notamment sur les forums de jardinage où participent des gens qui veulent vivre entourés de verdure, mais dont les principales questions portent sur la lutte contre les nuisibles.”

Ainsi, nous rêvons de quitter la ville pour élever nos enfants au plus près de la nature, mais dans les faits, nous la repoussons de toutes nos forces. Pourquoi ?

Un premier élément de réponse est qu’entre le moment de l’exode rural et celui du “retour à la nature” nous avons oublié ce que celle-ci est vraiment. Des chercheurs de l’université de Cambridge ont par exemple observé [en 2016] que des enfants britanniques de 8 ans reconnaissaient mieux les Pokémon que des espèces communes de plantes et d’animaux.

Selon l’ONU, la population urbaine s’accroît de 160 000 personnes par jour. Cela donne une mesure de notre éloignement de la nature. “‘Sauvage’ est un terme abusif, le phénomène qu’il recouvre existe surtout dans notre imagination, affirme le biologiste Piotr Tryjanowski. En réalité, notre rapport aux animaux se situe entre deux extrêmes : le câlin excessif et le fusil, tous deux causés par un manque de connaissance.”

Animaux utilitaires neutres et animaux sauvages

Cela ne se limite pas aux habitants des villes. Ainsi, c’est dans les pâturages que le rapport au loup suscite les émotions les plus vives. D’un côté, certaines organisations écologistes les décrivent comme des quasi-végétariens tandis que de l’autre, les éleveurs rechignent à investir en clôtures et en chiens de protection, encourageant les attaques d’animaux sauvages. “De nombreux agriculteurs font preuve d’un économisme extrême et veulent cultiver chaque mètre carré de terre. Si nous plantons des betteraves ou du maïs en lisière de forêt, nous encourageons les animaux à venir se servir. Les restes d’aliments aux abords des maisons sont aussi perçus comme des invitations”, ajoute le chercheur.

Une des solutions possibles consiste à traiter ces conflits localement. En Roumanie et en Slovaquie, l’installation de poubelles fermées a mis fin aux visites d’ours dans les villages. En République tchèque, le déploiement de chiens de protection a permis de réduire le niveau de stress des moutons, les pertes, et les griefs adressés à la nature.

Un deuxième élément de réponse a trait à nos attentes irréalistes, qui compliquent la relation au sauvage. La sociologue Dorota Rancew-Sikora explique que nous divisons les animaux entre ceux de compagnie, qui vivent selon les normes humaines, les animaux utilitaires neutres et les animaux sauvages. Cette dernière catégorie recouvre aussi les animaux qui ne répondent pas à nos attentes et deviennent problématiques, comme les chiens agressifs et les chats errants.

“Nous nous enfermons dans l’artificiel et le chaud”

“Un chien élevé pour s’adapter à nos normes sociales pourra être traité comme un membre de notre monde. En revanche, même domestiques, les araignées et les poissons sont incapables de satisfaire à cette condition et sont donc tenus à l’écart. Au bout de l’échelle se trouve la nature sauvage, qui se compose d’individus inadaptés à nos foyers. Dans cette sphère, nous sommes exposés à l’inconfort, parfois à l’inquiétude et à la douleur, parce que nous pouvons trébucher ou être griffés, mordus”, explique la sociologue.

Pour les écologistes, c’est un défi de communication publique. Le monde sauvage devrait survivre dans sa forme “inhumaine”, impersonnelle, mais pour les associations de protection de l’environnement, cette cause est plus difficile à défendre que le bien-être animal souvent incarné dans les médias par un individu concret et paré d’attributs “humains”, comme un prénom.

Le renard et le jouetLe renard et le jouet © Cécile Di Costanzo

“Le monde sauvage est froid, rugueux, poilu, reprend Marta Jermaczek-Sitak, mais nous, nous nous enfermons dans l’artificiel et le chaud, parmi des objets que nous choisissons nous-mêmes. Je pense que nous nous éloignons de plus en plus de toute autre forme de vie, pas seulement des ours, des moustiques ou des crapauds, mais aussi des autres gens. Nous commençons même à être dérangés par leur odeur.”

Peur généralisée et irrationnelle

En Pologne, les animaux sauvages représentent rarement une menace pour l’homme. Néanmoins, ils font peur, et le plus effrayant n’est ni le loup, ni l’ours, ni même la vipère péliade [seule espèce de serpent venimeux répertoriée dans le pays], mais la minuscule tique, devenue l’antihéros de campagnes de prévention contre des pathologies comme la maladie de Lyme. Ces dernières années, sa population a beaucoup augmenté, et à certains moments de l’année, la proportion d’individus porteurs de pathogènes peut atteindre [une forte proportion de la population].

Si l’existence du problème n’est donc pas contestée, on peut se demander où s’arrête la prudence requise et où commence la peur généralisée et irrationnelle, comme le constate Marta Jermaczek-Sitak chez certains parents d’enfants qui participent à ses classes vertes. “Avant de les laisser jouer dans les champs, ils les aspergent de répulsifs, les équipent d’appareils à ultrasons, les habillent comme s’ils partaient à la guerre. Cela leur laisse peu d’espace pour qu’ils découvrent par eux-mêmes les menaces”, regrette-t-elle.

Érigée en exemple, la Finlande fait débuter l’apprentissage de la cohabitation avec la nature dès l’école maternelle. Habillés contre la pluie et le froid, les enfants peuvent passer des heures à l’extérieur, de façon relativement autonome, et nouent ainsi un lien direct avec la nature.

Le défi des zoonoses

Trop souvent, nous projetons sur nos enfants notre propre peur du monde sauvage. “Korczak [un célèbre pédagogue polonais de la première moitié du xxe siècle] encourageait à accepter le fait que les enfants pouvaient avoir des expériences désagréables, voire qu’ils puissent mourir. Évidemment, c’est une approche radicale, mais sans exposer les enfants à des dangers, il est possible de leur donner la possibilité de vivre des choses par eux-mêmes. En Pologne, les décès de personnes causés par le monde sauvage sont extrêmement rares, mais la mort est omniprésente dans la nature, ce que nous avons tendance à nier”, estime Dorota Rancew-Sikora.

Il y a encore quelques décennies, des gens pouvaient vivre sous un même toit avec leurs animaux de ferme. Aujourd’hui, dans de nombreux villages, il n’y a plus une poule. Les maisons se sont embellies, les habitants veillent à ce qu’il n’y ait pas la moindre mousse entre les pavés, les gazons sont tondus tous les samedis. Cette évolution est la même que dans les pays occidentaux au siècle précédent. Quand il est question d’industrialisation, de grandes cultures, d’élevages intensifs et de villages habités par des gens des villes, les économistes parlent de “développement” et de “progrès”, mais les biologistes, d’“extinction massive”.

L’une des conséquences de ces transformations d’écosystèmes est la migration des animaux en direction des bordures des villes. “Ce ne sont plus les attaques d’animaux sauvages contre les animaux de ferme, mais les accidents sur les routes qui deviennent le principal sujet de préoccupation. Rien qu’à Poznan [une grande ville de l’Ouest], en 2019, il y a eu plusieurs centaines de cas de collision entre voitures et sangliers, signale Piotr Tryjanowski. L’autre défi, ce sont les zoonoses, c’est-à-dire les maladies transmissibles entre l’homme et l’animal. Les animaux sauvages sont des réservoirs de pathogènes et de parasites. Même quand ils ne mordent pas, il suffit qu’ils laissent des excréments. Et ce n’est que le début d’une longue liste de menaces, qui résultent moins du caractère de la nature que des changements introduits par l’homme.”
Marcin Żyła

nature
https://www.courrierinternational.com/article/environnement-un-monde-sauvage-de-plus-en-plus-lointain
page 43 / 114

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