Afficher/masquer le menu Revest actualités
  • Journal
  • Mots-clefs
  • Carnets
  • Forum
  • Images
  • Cartes postales
  • Rechercher
  • Options d’affichage
    • Liens par page :
    • 20 liens
    • 50 liens
    • 100 liens
  • RSS Feed
  • Connexion

 Liste des liens

Les cabanons de Provence - Nadine de Trans en Provence
Mon 4 May - 10:00

Qui mieux que le cabanon symbolise l'habitat traditionnel provençal ?
La majorité des cabanons apparaissent implantés en lisière des espaces cultivés ou en frontière des parcelles. Ils se présentent, soit trapus ou étirés mais sur un niveau, soit avec un étage qui sert presque invariablement à l'homme. Qu'ils soient exigus ou presque spacieux, ils cumulent souvent les fonctions d'étable, de remise, de resserre et d'abri. Une zone ombragée, une réserve d'eau, se trouvent à proximité immédiate de ces cabanons. Là s'arrêtent les certitudes car tout édifice isolé qui présente ces caractéristiques n'est pas obligatoirement conçu comme un cabanon. Tel propriétaire vous dit : "c'est ma campagne" et une aura de résidence secondaire enveloppe aussitôt les lieux dans votre esprit. La confusion règne aussi entre petite bastide et grand cabanon et le critère d'habitat permanent ou temporaire n'est pas assez fort pour résoudre le problème...
Il faut en fait se placer du point du vue de l'utilisateur pour évaluer l'ampleur des statuts revêtus par le cabanon. Refuge pour le cultivateur et ses bêtes, unité de production secondaire (pigeonnier, potager, verger...), halte pendant la période de chasse, base pour des opérations importantes comme la moisson ou les vendanges, but de sortie pour la famille et les amis... c'est tout cela le cabanon.
La vocation agricole première se voit doublée de vocations multiples qui en arrivent à la supplanter, surtout aux abord des villes (par exemple les cabanons marseillais). Quoiqu'il en soit, le cabanon reflète son bâtisseur, son rang, son esthétique, sa conception du confort et du travail.

S'ils se raréfient en terrain accidenté ou en milieu forestier, les cabanons sont toutefois présents jusqu'à l'orée du territoire du village. Des vestiges de terrasses de culture (restanques) justifient souvent cette présence même en des quartiers encaissés ou perchés, d'accès difficile ou d'approche longue. Selon les endroits, les dispositifs qui facilitent le séjour (citerne, silo, placards, lavoir, enclos pour les bêtes) se multiplient. Ce n'est pas une règle systématique bien sûr. Il y a alors des cas où l'unité cabanon se trouve noyée dans des structures annexes ou complémentaires d'où les noms de jas (je vous en ai parlé dans cet article, cliquez ICI) ou de bergerie qui s'appliquent au bâtiment.

Il faut donc admettre que le cabanon typique de la plaine colonise aussi des endroits considérés comme ingrats à la culture et même impropres à l'élevage tels que les vallées profondes et obscures. Il suffit d'un replat mieux exposé au soleil, d'un lopin de terre facile à cultiver pour qu'un cabanon y soit érigé.
Celui-ci peut alors devenir troglodyte en tirant profit des rochers, fissures ou parois de falaise, mais aussi implanté dans les murs des restanques. Ces cabanons sont souvent plus aptes à être utilisés pour les activités artisanales (coupes de bois), les activités secondaires (pour la chasse) ou ludiques (pour des réunions masculines). Il n'est pas rare de découvrir en pleine colline un de ces refuge avec sa cheminée à manteau mouluré, ses crépis peints, ses placards et ses réserves d'eau.

Hélas, le sort de ses constructions est actuellement voué à l'abandon, la démolition ou la transformation en hangar ou maison de vacances.
Il disparaissent physiquement ou bien perdent leur forme et leur âme. Tout cela est bien dommage. Personnellement, je déplore cet état de chose. Il faudrait pouvoir les conserver, les rénover si nécessaire, car ils font partie du patrimoine légué par ceux qui nous ont précédés.
Ils font partie de nous. Ils sont notre culture.

Source : D'après un article paru dans l'Almanch pittoresque et pratique du Var - 1996.

cabanon patrimoine
http://transenprovence.over-blog.com/article-27171513.html
Le petit patrimoine ou le patrimoine vernaculaire - Nadine de Trans en Provence
Mon 4 May - 09:57

D'une manière générale, le petit patrimoine, ou patrimoine vernaculaire (vernaculaire : qui est propre à une région et à ses habitants), peut être défini comme l'ensemble des constructions ayant eu, dans le passé, un usage dans la vie de tous les jours.

Les communs en font partie : lavoirs, moulins, fontaines, canaux d’irrigation, ponts ruraux, fours à pains, fours à poix et à cade, potales (niches), croix de chemin, croix rurales, chapelles, oratoires, bornes historiques, travails à ferrer, etc. On le trouve principalement dans les villages, les bourgs, les petites villes, où il a été relativement épargné par la modernisation.

Comme le reste du mobilier urbain, ces modestes témoins du passé subissent malheureusement ce que l'on appelle le vandalisme, phénomène qui à présent concerne les petites villes, voire les villages et qui est extrêmement regrettable.

Ce petit patrimoine, humble et populaire mais si important pour mieux comprendre notre passé est pourtant très vulnérable. Il ne fait pas encore assez l'objet de la part des collectivités territoriales, d'un entretien et d'une protection efficaces, voire d'un classement au titre même des objets.
En Provence, outre les constructions citées ci-dessus, il faut inclure les restanques, puits, clapiers, apiès ou murs à abeilles, les cabanons et les postes de chasse, mais aussi les fours à cade, fours à chaux, charbonnières ou encore les aires à battre le blé et les glacières qui sont autant d'éléments qui font partie de notre patrimoine.
Ils étaient destinés à un usage domestique, agricole, ou industriel et ils ont été construits directement par leurs utilisateurs, sans maître d’œuvre, avec des matériaux trouvés sur place et selon des techniques traditionnelles, pour répondre à des besoins spécifiques locaux, communautaires ou individuels.

patrimoine patrimoinevernaculaire vernaculaire
http://transenprovence.over-blog.com/article-le-petit-patrimoine-ou-patrimoine-vernaculaire-44757615.html
Les colombiers ou pigeonniers - Nadine de Trans en Provence
Mon 4 May - 09:55

Pendant le Moyen Age, la construction d’un colombier (pigeonnier) était un privilège réservé à la féodalité. Le pigeonnier était un signe extérieur de richesse. En effet, sa grandeur dépendait de la superficie en culture de céréales du domaine. Au Moyen Age, la possession d’un colombier à pied, construction en dur séparée du corps de ferme – ayant des boulins de haut en bas – était un privilège du seigneur haut justicier. Pour les autres constructions, le droit de colombier variait suivant les provinces. Les colombiers devaient être en proportion de l’importance de la propriété, placés en étage au-dessus d’un poulailler, d’un chenil, d’un four à pain, d’un cellier…

Généralement, les volières intégrées à une étable, une grange ou un hangar, étaient permises à tout propriétaire d’au moins 30 arpents (environ 2.5 hectares) de terres labourables, qu’il soit noble ou non, pour une capacité ne devant pas dépasser suivant les cas 60 à 120 boulins. Dans la pratique, le pigeonnier était utile à plusieurs choses : il fournissait une viande très appréciée, mais son rôle essentiel était, peut-être la fourniture d’engrais (la colombine), pour le potager notamment. Les pigeons servaient également au dressage des faucons pour la chasse. Mais les pigeons étaient vus comme une catastrophe par les cultivateurs, en particulier au moment des semailles. Il était donc nécessaire d’enfermer les pigeons dans le colombier lors des semis agricoles, en obstruant les ouvertures du colombier. Dans de nombreuses régions, les cahiers de doléance demandèrent la suppression du privilège de posséder un pigeonnier. Cela qui sera entériné lors de la fameuse nuit du 4 août 1789 par les députés de l'Assemblée constituante(abolitions des privilèges).

A Gordes, se trouvent trois bories dites "Les Trois Soldats", où deux pigeonniers en pierre sèche encadrent une cabane de paysan. Le dispositif d’envol se trouve au-dessus du linteau de l’entrée ; au fond d’un vide rectangulaire, une dalle en molasse calcaire posée de champ est percée de deux trous au carré pour le passage des pigeons.

pigeonnier
http://transenprovence.over-blog.com/article-les-pigeonniers-42700788.html
Les noms collectifs des arbres - Nadine de Trans en Provence
Mon 4 May - 09:41

Lorsque les Latins voulaient désigner un ensemble d’arbres ou d’arbustes de même espèce, ils ajoutaient un suffixe – ETUM au nom de l’arbre.

Par exemple, OLIVETUM désignait une plantation d’oliviers (OLIVA) et ROBORETUM un bois de chênes (ROBUR, d’où ROUVRE en français, ROURE en provençal).

Il faut remarquer d’ailleurs que la langue française emploie encore, pour jouer le même rôle, des termes de même formation, tels que PINEDE ou OLIVETTE.

Dans la toponymie provençale, ce suffixe, qui a été emprunté au latin se retrouve sous les formes – ET et EDE : le FIGUEIRET caractérise une plantation de figuiers et la ROUREDE est un bois de chênes.

Voici une liste des noms de lieux de cette catégorie, étant précisé qu’elle n’est pas exhaustive mais qu’elle comporte déjà un assez grand nombre de spécimens.

Dans cette liste, à côté du nom actuel, figure une forme ancienne lorsqu’elle existe et la traduction est donnée le plus souvent par le dictionnaire le Trésor du Félibrige.

Aubarède, Albareta : lieu planté de peupliers blancs.

Avelanède : plantation de noisetiers.

Bagarède : taillis de jeunes lauriers, bois de lauriers.

Bletounet, Bletounède, Bletoneda : bois nouvellement planté.

Bouisset, Bexutum : lieu planté de buis.

Cadenet, Cadenède, Cadanetum, Cadaneda : lieu couvert de cades.

Cannet, Cannetum : cannaie, taillis de roseaux.

Castagnarède : châtaigneraie.

Corneidère, Cornarieta : bois de cornouillers.

Fenouillet, Fenouillède : lieu où le fenouil abonde.

Feouvède : fougeraie, lieu couvert de fougères.

Figueiret, Figaredum : plantation de figuiers.

Fraxinetum, Fraxineda : frênaie. Le terme Fraxinetum a plus particulièrement désigné au Moyen Age, le golfe de Saint Tropez, base d’opérations des Sarrasins (lire mon article sur le sujet ICI).

Garoupède : lieu planté de garou ou sainbois (espèce d’arbriseau).

Genebreda : lieu planté de genevriers.

Ginestet, Ginestedum : lieu où le genêt abonde.

Gourrède : plantation d’osiers.

Nogarède : noiseraie, lieu planté de noyers.

Oliverède : plantation d’oliviers.

Oumède, Olmeta : ormaie, lieu planté d’ormes.

Oinède, Pineta, Pinetum : pinède.

Pourraquède : lieu planté d’asphodèles.

Rourède, Rovoretum : chênaie.

Sanguinède : lieu couvert de cornouillers sanguins.

Suveret, Suveretum : bois de chênes lièges.

Tremoureda : bois de templiers.

Vernet, Vernède, Vernetum, Verneta : bois d’aulmes.

Vorzeda : lieu planté d’osiers noirs.

Il est à noter qu’à côté de la formation en EUTUM, on trouve une formation en – IER, IERE qui joue le même rôle : BOUISSIERE, CADENIERE, FENOUILLERE, GINESTIERE, etc…

Source : Revue culturelle provençale "Lou terraire" (Le terroir).

arbre
http://transenprovence.over-blog.com/article-noms-collectifs-des-arbres-43018095.html
Le marché provençal du Revest rouvrira ce samedi matin - Var-Matin
Thu 30 Apr - 18:07

Après échange avec le préfet du Var pour la mise en place d’un positionnement des étals permettant le respect de la distanciation sociale, Ange Musso, le maire du Revest, a obtenu la réouverture du petit marché provençal à compter du samedi 2 mai.

"La police municipale sera présente pour surveiller le respect des règles sanitaires.

À défaut, le marché sera immédiatement fermé", prévient le premier magistrat revestois.

marché Revest
https://www.varmatin.com/vie-locale/le-marche-provencal-du-revest-rouvrira-ce-samedi-matin-503688
page 71 / 114

 Tags

Nuage de tags

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service
by the Shaarli community - Help/documentation - Framasoft/myframa