Par Allain Bougrain-Dubourg · le 19 mai 2020
Sangliers en goguette dans les rues, renards peinards faisant les poubelles avant les éboueurs, oiseaux qui chantent sans s'époumoner pour couvrir la pollution sonore des villes... Les bêtes adorent le confinement. Mais les végétaux ne sont pas en reste ! La haie adorerait qu'on lui foute la paix.
Bien sûr, je ne suis pas un animal, mais moi aussi j’incarne la vie. À ce titre, il me semble avoir le droit de plaider ma cause.
Mon existence, je la dois à la cohabitation que notre monde végétal a délicieusement tricoté au cours du temps. Vous vous réjouissez de la mosaïque qui agrège votre cœur, vos reins, vos poumons ou votre estomac, j’éprouve le même bonheur en pensant au sorbier, au sureau, au fusain, au chèvrefeuille, au mûrier et autre chêne têtard qui me composent. Je suis la haie, plantée par César, arrosée par le siècle des lumières, honorée par l’Académie Française.
Enclavée dans les champs, les prairies ou les vignes, je suis considérée par votre administration comme « un petit groupe d’arbustes et d’arbres de hauteur variable et d’une largeur inférieure à 30 mètres ». Convenez que cette définition manque singulièrement d’émotion et de reconnaissance. Comment ne pas évoquer les odeurs que je dégage après la rosée du matin ? Et mes couleurs dont vous peintres s’inspirent ? Et le gaz carbonique que je capte ? Et les châtaignes, noisettes, prunelles que je vous offre ? Et l’ombre de l’été ou le pare-vent durant l’hiver ? Et le ruissellement que j’endigue ?… J’affirme que ma générosité vous oblige. Je suis un bouquet de promesses. Les lézards paresseux, les papillons indécis, les chouettes secrètes, les couleuvres pressées, les rainettes colorées et tant d’autres trotte-menus s’associent à moi pour défendre notre condition.
Je vous implore de m’épargner durant la période de nidification
Suis je coupable de prétention en vantant ainsi mes mérites ? Certains le penseront mais il me paraît utile de vous rappeler mes bienfaits alors que je suis victime d’indifférence, pire de mépris.
Alors qu’en ce moment je joue le rôle d’écrin inestimable pour la faune sauvage, on me taillade, on me hache, on me broie, en résumé on m’ampute au nom de « l’élagage ». Triste mot qui annonce la mutilation.
Aucune attention n’est portée au petit peuple des airs venu se réfugier en mon sein pour donner la vie. Partout les merles noirs, les grives musiciennes, les rouges-gorges et tant d’autres petits ténors ont dressé dans mes branches, un gîte plein d’espérance. Avec vos tronçonneuses, vous arrachez ces vies qui palpitent tout juste. Les couvées ne s’envoleront pas, elles agoniseront dans le dédain et la douleur.
Moi, la haie, je vous implore de m’épargner durant la période de nidification. Faites une trêve jusqu’à juillet, rangez vos guillotines sans désosser notre ramure. Acceptez nos branches folles pour que la raison s’installe.
Il n’y a pas longtemps, l’Office Français de la Biodiversité a fait suspendre l’arrachage d’une haie en préservant 500 mètres de végétation dans lesquels la pie grièche grise s’épanouissait. Ailleurs, c’est la préfecture du Bas-Rhin qui a interdit tous travaux sur les haies du 15 mars au 31 juillet. L’exemple est donné. J’en appelle à tous les maires de France pour qu’ils s’en inspirent sans attendre en leur adressant, par avance, ma reconnaissance végétale.
Le Cadran solaire ou rocher de la Montre à Malvallon est il un monument élevé aux temps préhistoriques ?
Selon une étude présentée au congrès de Toulon d'avril 1928, le cadran solaire de Malvallon serait un mégalithe, c'est-à-dire un monument préhistorique élevé de la main de l'homme.
Le Revest-les Eaux - Le Cadran Solaire Il s'agit d'une aiguille naturelle de calcaire jurassique au contact d'un banc friable de silice azoïque, prolongement probable de celui du Pas-du-Loup (Évenos). L'aiguille, redressée verticalement avec son lit de carrière, affecte une forme pyramidale de plus de 7 m. de hauteur, au sommet d'un abrupt qui ajoute encore à sa taille. Son ombre sert aux travailleurs des champs voisins à mesurer la hauteur du soleil, d'où son nom.
Voilà ce qu'en disait Charles Mathieu Teisseire vers 1880, voir dans notre bulletin 21
La chasse terminée, il était déjà presque 15 heures, Teisseire conseilla de rentrer. Estancelin voyant que le garde n'avait pas de montre lui dit: "Comment pouvez-vous savoir qu'il est 15 heures? ".
" Rien de plus simple mon Génêral, ll suffit de connaître quel mur reçoit la lumière ou porte ombre selon les saisons. J'ai appris cela quand j'étais enfant; nous avons dans mon village, une horloge romaine qui donne l'heure à toute une partie du terroir ; perchée sur une aiguille rocheuse, elle parle selon son éclairage."

Mourir de tristesse, isolé et sans visite de sa famille: c’est le quotidien de nombreux résidents en EHPAD qui se voient encore aujourd’hui imposer des mesures de confinement déraisonnables et déshumanisées. Échappant au Covid, ils sont entraînés progressivement dans un syndrome dit “de glissement” avec refus de se lever, de s’alimenter et de participer à toute activité. Ces résidents se laissent mourir.
En mars dernier, le gouvernement avait fermé du jour au lendemain les portes des EHPAD interdisant tout contact familial. Cette décision a été justifiée à l’époque par des mesures de protection rendues nécessaires par le nombre impressionnant de décès dans les établissements médico-sociaux. Les conséquences prévisibles d’un enfermement des seniors, imposé brutalement sans préparation psychologique, avaient ému l’opinion publique. La réouverture des EHPAD a été largement médiatisée.
L’annonce du Premier ministre le 19 avril avait redonné espoir aux personnes âgées et aux familles, après 6 semaines d’isolement complet. Trois semaines plus tard, de nombreuses familles, impuissantes, sont désormais confrontées à une ouverture minimale des établissements engendrant de grandes détresses morales.
Relayé par les ARS, le choix du Premier ministre a laissé les directeurs d’établissement pleinement responsables des modalités d’application des directives ministérielles. En pratique, une grande hétérogénéité de mise en œuvre est observée en France. Certains EHPAD ont organisé avec les familles des visites aussi fréquentes que possible. Le dévouement des équipes soignantes aidant, ces établissements ont fait le choix prioritaire du lien social. D’autres structures, privilégiant des considérations logistiques, ont choisi l’application de mesures d’une rigueur protectrice extrême. Le nombre de familles reçues chaque jour est donc très variable d’un établissement à l’autre: dans certains cas 10 familles par jour 6 jours sur 7 en respectant l’intimité de chacun; ailleurs seulement 2 à 4 familles par jour ouvrable (pas de visite le week-end et les jours fériés) soit une visite de 30 minutes par mois et par résidant, sans intimité (sous la surveillance d’un membre du personnel).
Une visite de 30 minutes par mois, derrière une vitre en Plexiglas, masquée, à deux mètres de distance! C’est ce qui est par exemple accordé à une résidante malvoyante et malentendante. Pas plus de deux personnes par visites! Pour une famille nombreuse, c’est un contact tous les 3 mois pour chaque membre de la famille qui peut ainsi être imposé.
Procédures déshumanisées
Oui! On peut mourir de solitude et de tristesse en EHPAD aujourd’hui. D’une tristesse imposée par des procédures excessives et déshumanisées dans certains établissements qui font le choix prioritaire de la logistique et non de l’humanité. Un choix qui va à l’encontre de toutes les connaissances sur le fonctionnement psychologique des personnes âgées et de toutes les publications sur leur vécu en EHPAD.
À la fin de la vie, le lien social -et avant tout le lien familial- donne seul du sens au quotidien. Par évidence, toutes les familles souhaitent éviter pour leurs proches les conséquences potentiellement dramatiques d’une atteinte virale. Mais les procédures sanitaires doivent protéger la vie et non l’abréger.
Après la décision d’un isolement initial complet et brutal, la prolongation du confinement en EHPAD annoncée par le ministre de la Santé le 7 mai fait craindre des conséquences délétères majeures pour les résidents de certains établissements, et cela malgré l’implication et l’investissement considérables des personnels soignants. Il serait temps que la décision du Premier ministre bénéficie d’une interprétation humaniste.
Cette tribune est signée au nom du Collectif COVAID-PAD
Ils ont été élus le 16 mars dernier et vont pouvoir enfin prendre leurs fonctions. Depuis presque deux mois, les conseillers municipaux de 30.000 communes regardaient leur prédécesseur gérer la crise du coronavirus. Ils n'avaient pas pu prendre leur poste, mais le gouvernement vient de donner son feu vert sous certaines conditions.
C'est désormais officiel : les équipes municipales élues ou réélues en mars vont pouvoir s'installer d'ici à la fin du mois, probablement dès la fin de la semaine prochaine. Le Premier ministre Édouard Philippe précisera la date cette après-midi devant l'Assemblée nationale. Si le gouvernement est si pressé, c'est pour des raisons économiques. En effet, il est difficile pour les maires actuellement en fonction d'engager légitimement des budgets dans les transports ou dans la voirie alors qu'ils ont été battus il y a deux mois.
Le Conseil scientifique a rendu un avis favorable à cette nouvelle disposition tout en rappelant l'importance du respect des mesures sanitaires. Il recommande que les élections des maires et de leur adjoint se tiennent à huit-clos. Au total, près de 430.000 élus prendront ou reprendront leur fonction à la fin du mois.
La municipalité du Revest organise une distribution d'un masque gratuit lavable pour chaque Revestois à partir du 11 mai 2020. Ils seront déposés dans les boîtes aux lettres. Il convient d'en faire la demande auprès des services de la mairie en utilisant un des moyens listés ci-dessous, en précisant le nom des membres du foyer :
en complétant un formulaire en ligne : Formulaire de demande de masque
au format papier à déposer dans la boîte aux lettres de la mairie