Communiqué de presse – Le 2 juillet 2020
Municipales : la continuité démocratique passe par les archives !
Le cycle électoral qui vient de s’achever dimanche dernier a eu pour conséquence, dans nombre de communes françaises, un profond renouvellement des majorités ; le « 3e tour », qui se déroulera cette fin de semaine, va voir la fin du processus d’élection des nouveaux et des nouvelles maires et président.e.s des EPCI.
Pour que ces nouveaux édiles puissent se saisir, pour le bien commun, des affaires en cours, il va leur falloir, au moment de prendre leurs fonctions, recevoir de leurs prédécesseur.e.s l’ensemble des moyens communaux, dont les archives papier et numériques ne sont pas les moindres.
Les archives produites par la commune ou l’intercommunalité, quels qu’en soient la forme, le support matériel, la date et le lieu de conservation sont tout à la fois l’outil incontournable pour suivre les affaires en cours, la garantie de la sécurité juridique de la collectivité et des citoyens, et le véhicule irremplaçable d’une mémoire patrimoniale commune.
La transmission complète, dans de parfaites conditions de traçabilité et de transparence, de ce bien public commun est un enjeu démocratique majeur ; elle se joue ces jours-ci, dans un contexte local parfois tendu.
L’Association des archivistes français tient à rappeler aux anciens comme aux nouveaux élu.es leur responsabilité s’agissant de la conservation des archives. Elle les encourage à se rapprocher des archivistes qui exercent au sein des services d’archives de leurs collectivités ou des Archives départementales.
Elle appelle également chaque citoyen.ne à la vigilance. Les périodes de transition électorale sont en effet l’occasion de destructions sauvages d’archives.
Enfin, elle apportera son soutien et celui de son réseau à tout.e professionnel.le qui se trouverait en difficulté, dans l’exercice de sa mission de collecte des archives publiques.
Confiante dans le sens de l’intérêt général qui anime ces semaines-ci plus que jamais celles et ceux qui s’engagent, l’AAF leur souhaite une bonne transmission de leurs archives à leurs successeur.e.s.
En France, un habitant produit en moyenne 360 kilos d’ordures ménagères par an. Les habitants de la Côte d’Azur génèrent 100 kilos de plus. Face à la saturation, quelles solution ?
On croule sous les déchets. Chaque habitant de la région Sud produit environ 436 kg/an d’ordures ménagères et assimilées soit 100 kg de plus que la moyenne nationale d’après les chiffres de l’Observatoire régional des déchets (1).
Le Var avec 490 kg/an/habitant et les Alpes-Maritimes avec 460 kg/an/habitant font figure de mauvais élèves.
La crise de la gestion des déchets a conduit en novembre dernier à une situation rocambolesque. Plus de 500 tonnes d’ordures ménagères provenant du bassin cannois et grassois ont été envoyées depuis la Côte d’Azur jusqu’à une usine d’incinération située... dans le Pas-de-Calais ! En cause, la saturation des sites de traitement.
"Il y a urgence à trouver une solution", déclarait en décembre dernier le maire d’Antibes, Jean Leonetti, face à la crise du traitement des déchets dans l’ouest des Alpes-Maritimes.
Tout le monde convient de l’urgence. Le préfet des Alpes-Maritimes a ainsi réuni des groupes de travail. Autour de la table: élus et collectivités en charge de la collecte et du traitement des déchets.
"Le préfet a évoqué la nécessité d’analyser les possibilités foncières qui pourraient convenir à des investissements, observe Bernard Vigne, coordinateur du Pôle déchet & économie circulaire à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Mais il faudra du temps pour les mettre en œuvre."
"Entre 2010 et 2018 on est passé de 456kg/an/hab à 395 kg/an/habitant, note un élu niçois. La production a baissé de 13%". Il met en avant la montée en puissance du tri, avec "l’extension des consignes" et, à Nice, la mise en place de deux collectes par semaine pour les emballages.
Et ailleurs? Ça progresse confirme Citéo, l’entreprise agréée par l’Etat pour gérer les déchets. Même s’il subsiste une forte disparité entre le Var et les Alpes-Maritimes. Ces dernières ont enregistré une augmentation de 4% du tri entre 2017 et 2018 portant à 55,8 kilos d’ordures triées par habitant et par an contre 70,4 kilos par an et par habitant en France.
En la matière, le Var fait meilleure figure que les Alpes-Maritimes avec 70 kilos d’ordures recyclées par an et par habitant. Mais si les gens trient plus, ce n’est pas encore le cas de tout le monde.
Variation des consignes de tri d’une commune à l’autre, fréquence du ramassage, ergonomie des poubelles, les freins ne manquent pas. Pour faciliter le geste de tri, insiste Alice Annibal Jeambet, il faut "homogénéiser les pratiques, la couleur des bacs de collecte sélective, parce que, aujourd’hui, d’un centre de tri à l’autre on ne prend pas les mêmes plastiques, canettes..."
La question des emballages et de leur devenir : l’entreprise privée Citéo, agréée par l’Etat pour gérer les déchets, est régulièrement interpellée sur ce sujet. "L’objectif est d’apporter 100% de solutions aux emballages et papiers par l’écoconception et le recyclage", affirme Christine Leuthy-Molina, directrice régionale Sud-Est chez Citéo.
Un objectif qui n’est, pour l’instant, pas encore atteint. En effet, chaque année, en France, un million de tonnes d’emballages plastique sont produites et doivent être traitées.
La directrice de Citéo pointe du doigt les mauvaises pratiques: "Certains plastiques ne sont pas recyclés car ils ne finissent pas au bon endroit parce que les gens ne les trient pas bien à la base. On ne peut donc pas les récupérer d’où l’importance d’être attentif à ce qu’on jette."
L’extension des consignes de tri a été proposée à l’ensemble des habitants des Alpes-Maritimes contre un habitant sur deux dans le Var.
"Le contexte réglementaire se durcit avec une exigence de 100% de plastiques recyclable d’ici à 2025 annoncée par le gouvernement, continue Christine Leuthy-Molina. L’enjeu est donc de limiter leur impact environnemental en amont comme en aval de la chaîne de consommation."
Limiter l’impact des emballages? Citéo, impliquée en recherche et développement, dispose de laboratoires qui travaillent, notamment, sur les différentes résines présentes dans les plastiques, empêchant parfois leur recyclage.
"Ça n’élimine pas le plastique pour autant", commentent les opposants comme l’association Zero Waste, regrettant que le problème ne soit pas pris à la source.
Pour limiter le volume d’ordures ménagères envoyé à l’incinérateur, l’Ademe souligne l’intérêt du "tri à la source" des déchets alimentaires: épluchures, coquilles d’œuf… Ils représentent plus de 30% du poids de la poubelle.
Si, en France, 125 collectivités ont mis en place une collecte des biodéchets, dans la région Sud, seules deux ont sauté le pas: Aygue-Ouveze dans le Vaucluse et le pays de Grasse. Pourtant, le temps presse: fin 2024, les collectivités auront l’obligation de collecter sélectivement les biodéchets triés chez les citoyens.
"2024 c’est demain, il faut créer des filières de ramassage et de valorisation, suggère-t-on à l’Ademe. Ce serait judicieux d’installer des unités de compostage de déchets verts et de biodéchets".
Pourquoi jette-t-on plus dans les Alpes-Maritimes et le Var? L’afflux touristique et des vacanciers pas forcément au fait des consignes de tri ne suffisent pas à expliquer un tel écart. Les véritables raisons sont aussi à rechercher ailleurs.
Des experts relèvent une situation "anormale": les déchets d’activités économiques qui se retrouvent dans le circuit des déchets des particuliers.
"Au niveau national ça représente 20% des déchets ménagers, et dans les Alpes-Maritimes et le Var, 40%, détaille Alice Annibal Jambet, chargée de mission déchets à l’Ademe. La Région a bien conscience de ce problème et on travaille avec eux pour faciliter la collecte des carton-verre-emballages-déblais et gravats des professionnels avec une filière spécifique."
Par ailleurs, le fait d’avoir des incinérateurs sur son territoire (Toulon, Antibes, Nice) qu’il faut "saturer" pour qu’ils ne dysfonctionnent pas a longtemps "freiné la politique de prévention des flux", estime Bernard Vigne, coordinateur du Pôle déchet & économie circulaire à l’Ademe.
Ce dernier développe: "Vouloir créer des décharges ou des incinérateurs peut ralentir la mise en place d’une politique de prévention et de réduction des déchets ambitieuse. La difficulté c’est qu’il faut anticiper, chercher des solutions en amont, et pas lorsque l’on se retrouve dans l’urgence. Car pour changer les comportements, il faut du temps. Pendant les "Trente Glorieuses", on a présenté le plastique comme bénéfique notamment d’un point de vue sanitaire. Alors, aujourd’hui, revenir en arrière, proposer d’acheter en vrac, cela peut paraître compliqué."
Il pointe la nécessité pour les décideurs d’être des porte-parole d’une politique de prévention et de ne pas raisonner qu’avec des projets de centres d’enfouissement ou d’incinérateurs.
Les éditions des Cahiers de l'Égaré publient en cette fin juin le livre de l'atelier d'écriture revestois Point de Mire. Un ouvrage en deux parties qui se présentent tête-bêche. Les commandes de ce livre se font à la bibliothèque du Revest.
Horaires de la bibliothèque : les mardis et vendredis de 16h à 18h30 - allée de la Libération, 83200 Le Revest--les-Eaux.
Pour tous renseignements sur l'atelier d'écriture, contacter sa présidente Michelle Lissilour - coordonnées : Le Haut Ray - 83200 Le Revest-les-Eaux 04 94 90 92 36

Point de Mire
Se focaliser sur quelque chose à dire, être attentive à son émergence par l’écriture, prêter attention à la manière de procéder de chacun(e), dans le respect et la bienveillance, tels sont les objectifs lorsque j’anime un atelier d’écriture...
Celui du Revest-les-Eaux se déroule depuis plus de quinze ans, un samedi par mois, dans la bibliothèque du village. Ça n’est pas qu’un atelier d’écriture, c’est devenu une aventure humaine.
L’arrivée se fait toujours dans un joyeux brouhaha ! Durant la mise en place, sortir les cahiers, les crayons, mais aussi les thés, les chocolats, les gâteaux, la bouilloire, nous nous donnons toujours un bon quart d’heure pour échanger les nouvelles : qui a lu ce livre, vu ce film, écouté ce concert, partagé tel spectacle ?
Puis doucement, lentement, à l’énoncé du premier jeu d’écriture, de la première consigne, le silence va s’installer, le regard va se perdre au loin ou se tourner vers l’intérieur, les plumes, les pointes, les crayons vont commencer à glisser sur les pages blanches laissant libre cours à l’imaginaire de chacun(e)...
Ainsi de fil en aiguille vont naître des textes, des bouts d’histoires, des pistes à développer un jour, plus tard ou jamais.
À la fin de la séance, on peut lire son texte à voix haute et cela devient un moment de partage très émouvant, fragile et intense.
Et aussi souvent le temps de grands rires...Merci à tou(te)s ceux-celles qui sont venu(e)s partager ce bout de route.
Merci à la Mairie du Revest-les-Eaux qui soutient l’atelier depuis ses débuts.Michelle Lissillour
Éditer
Éditer, c'est ce que je fais depuis 32 ans. En artisan, c'est-à-dire sans souci des circuits du livre impliquant service de presse, attachée de presse, féminine nécessairement, salons du livre, prix littéraires, lectures-signatures en librairie, médiathèques, subventions à solliciter, résidences d'écriture. Cela signifie réduire ma surface de visibilité. J'édite donc, entre 50 et 300 exemplaires en édition numérique. La souplesse et les coûts de l'édition numérique me permettent d'être très réactif, de fonctionner sans ligne éditoriale et sans programme, au petit (grand) bonheur des rencontres et coups de cœur.
L'atelier d'écriture Point de mire du Revest existe depuis 15 ans. Comment ne pas éditer le livre des 15 ans de cet atelier, principalement féminin, ce qui pour moi est un des signes que des changements nécessaires dans nos rapports à la Vie, seront amenés par l'action des femmes, conscientes de leurs pouvoirs de « sorcières ». Des femmes écrivant studieusement et joyeusement, c'est une expérience que j'ai pu vivre parfois dans l'oustaou per tutti de la Maison des Comoni.
Ravi donc de donner à ces écrits sur petits papiers, séchés avec des buvards appliqués avec soin, tout en dégustant des thés singuliers selon des rituels très élaborés, la forme durable d'un livre, déposé à la Bibliothèque Nationale de France. Les lecteurs d'aujourd'hui et les chercheurs du futur y verront peut-être comment des amoureuses des mots ont su en s'appuyant sur des contraintes, donner forme à des fatrasies savoureuses.
Jean-Claude Grosse Les Cahiers de l'Égaré
Pour sauver la planète, il faut planter des arbres. L'idée est belle mais pas aussi simple. Des chercheurs préviennent que les campagnes de plantation d'un grand nombre d'arbres pourraient faire plus de mal que de bien. Pas organisées, elles n'auraient qu'un effet limité sur l'absorption du CO2 et constitueraient même un risque pour la biodiversité.
De l'Éthiopie à l'Irlande, depuis quelques mois, les campagnes de plantation d’arbres se multiplient. Avec un double objectif très louable : restaurer la biodiversité et limiter le réchauffement climatique en stockant le CO2 émis dans l'atmosphère par les activités humaines. Mais une nouvelle étude vient aujourd'hui pointer les failles de ce type d'opération.
Des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) ont notamment examiné les résultats d'une politique de reforestation menée au Chili. Les effets sur le stockage du CO2 ont été très limités. Ils ont même été négatifs en ce qui concerne la biodiversité. En cause : des programmes mal conçus et des fonds mal employés.
Les chercheurs donnent aussi l'exemple du défi de Bonn, un effort mondial de reboisement. Plus de 100 gouvernements engagés pour la plantation de 350 millions d'hectares de forêt d'ici 2030. Les chercheurs notent que 80 % des engagements pris dans le cadre de ce défi portent sur la plantation d'arbres en monoculture ou d'un éventail limité, choisis parce que leur production est commercialement intéressante (arbres fruitiers, hévéa, etc.). Or ce type de plantation présente un potentiel de séquestration de carbone et de création d'habitats faible comparé à celui des forêts naturelles.
L'étude pointe également comment les subventions accordées par les États peuvent être habilement détournées de leur objectif. Au Chili, les propriétaires fonciers privés peuvent obtenir une aide pour planter des arbres depuis 1974 déjà. Avec plus de 40 ans de recul, les chercheurs observent que cet argent est parfois utilisé sur des terres déjà boisées pour remplacer des forêts indigènes par des plantations d'arbres plus rentables.
Les subventions accordées au Chili ont aussi réduit le couvert forestier indigène en encourageant la création de plantations sur des terres sur lesquelles des forêts auraient pu naturellement se régénérer. Une situation regrettable lorsque l'on sait que les forêts indigènes sont plus riches en biodiversité et plus denses en carbone.
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« Les États devraient s'appuyer sur cette expérience au long cours pour décider de leurs politiques de reforestation et éviter les impacts négatifs observés au Chili, conclut, dans un communiqué, Cristian Echeverria, chercheur à l'université de Concepcion (Chili) qui a participé à l'étude. Pour être efficaces, les subventions devraient avant tout promouvoir la restauration des écosystèmes naturels perdus. »
Décidément, nos chemins de garrigue sont mal fréquentés...
Il y a ceux qui jettent sans état d'âme et puis il y a ceux qui ramassent sans scrupule.
Espérons qu'à l'occasion de ce larcin, ces énergumènes bien équipés en ont profité pour dépolluer la zone...
Petit belvédère sauvage aux herbes géantes, aux éclats de silice qui crissent sous les semelles, scintillent et colorent notre blanc calcaire de notes émeraude ou ambre...
Ramassés, tous ces paquets de clopes, jolies maisons de carton, isolées au papier d alu, qui abritent nos araignées et nos escargots...
Ramassées, ces capsules de bière, mystérieuses soucoupes aux rebords de dentelle...
Et j'en passe...
Cette belle table d'orientation pourrait en raconter des histoires... Malheureusement, elle a fait perdre la boule à plus d'un fêtard, c'est un comble !
Il ne reste qu'un bloc de calcaire aux flans scarifiés de tags.
Que va devenir cette belle table ?
Échouée au fond d un ravin ? d'un jardin ?
J'ai une pensée pour ces écoliers qui ont contribué à l'élaboration de ce beau projet...
Au tribunal, un jour... les auteurs du vol diront...
''Ben, on savait pas...elle était là, seule, isolée, solitaire...abandonnée quoi !!!".
Mais où va le Monde ?
On dérobe les cloches des chapelles, on découpe les fils de cuivre, on cueille les fleurs des jardinières publiques, on enlève les panneaux routiers, on pille les cultures... et que dire des relations humaines ...
Si vraiment, il y a des Mondes parallèles, alors nous sommes, heureusement, beaucoup à nous être trompés d'étage...
Si karma il y a, alors faisons avec...
''Et si en plus il n'y a personne...'' dixit Alain Souchon
alors faisons au mieux, de notre mieux, pour le mieux...
Et espérons que cette table retrouve vite son emplacement.
Amandine B.