Thème présenté par Christophe Meuret, archéologue, historien de l'antiquité.

Une nouvelle fois, il va falloir changer d'heure : nous passons à l'heure d'hiver dans la nuit du 30 au 31 octobre 2021. Cette mesure, qui était censée prendre fin cette année, continue de s'appliquer tandis que l'Europe ne donne aucune nouvelle.
Le prochain changement d’heure sera-t-il le dernier ? On ne peut pas l’affirmer. Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre 2021, la France passera une nouvelle fois à l’heure d’hiver : à 3 heures, il sera 2h (on retire donc une heure). Ce prochain changement d’heure a lieu dans un contexte un peu spécial, outre celui de la pandémie de coronavirus : l’abandon de la mesure, qui devait avoir lieu cette année 2021, n’est toujours pas acté.
Le sujet est sur la table des institutions européennes depuis 2018. Actuellement, c’est au tour du Conseil de l’Union européenne (composé des ministres nationaux, en fonction des domaines abordés) d’agir. Le Conseil n’a toujours pas exprimé sa position sur la fin du changement d’heure. Jointe par Numerama en octobre 2021, l’institution a confirmé que le dossier ne figurait pas dans le programme actuel de la présidence, actuellement assurée par la Slovénie. Il est prévu que la France assure la prochaine présidence du Conseil, de janvier à juin 2022. Mais à l’heure actuelle, on ignore si la Slovénie ou la France ont l’intention d’inscrire dans leur agenda la question de la fin du changement d’heure.
En l’état, on continue donc avec le système actuel : on change d’heure en mars (passage à l’heure d’été) et en octobre (passage à l’heure d’hiver).
À l’origine de cette interrogation sur la fin du changement d’heure, se trouve une demande que le Parlement européen a adressée à la Commission européenne en février 2018. Le Parlement souhaitait que la Commission mène une enquête sur le changement d’heure, et propose éventuellement une modification du système en place.
Depuis 1998, le changement d’heure est harmonisé dans l’Union européenne, afin de faciliter les échanges entre les États. Chaque pays passe à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre. À l’été 2018, la Commission a organisé une consultation publique et obtenu 4,6 millions de réponses. 84 % des répondants et répondantes se sont exprimés en faveur de la fin de la mesure.
La Commission a ensuite présenté en septembre une proposition de directive devant les députés, qui mettrait fin aux changements d’heure saisonniers. Dans ce texte, la Commission écrivait qu’il « appartient à chaque État membre de décider de son heure légale et de choisir s’il y a lieu ou non d’opter pour l’heure d’été permanente ou l’heure d’hiver permanente ».
Cependant, la présidence du Conseil a estimé à la fin de l’année que la fin de la mesure ne pourrait pas avoir lieu en 2019 comme prévu. 2021 est apparue une échéance plus réaliste pour que les États aient le temps de se coordonner. Le Parlement a approuvé la fin du changement d’heure pour 2021, au mois de mars 2019, soutenant ainsi la proposition de la Commission, mais entérinant le report de date. Depuis 2019, la situation n’évolue guère, même si le sujet a été évoqué en juin puis en décembre. Aucune position n’a été arrêtée par le Conseil.
En France, il semble assez clair que le changement d’heure est contesté par la majorité de la population. Entre février et mars 2019, les Français et Françaises avaient été consultés par la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale. Plus de 2 millions de réponses avaient été rassemblées. 83 % des participants se sont exprimés pour la fin du changement d’heure saisonnier. 59 % des répondants ont indiqué préférer conserver l’heure d’été.
Il n’est cependant pas possible d’affirmer, pour l’instant, que ce souhait sera contenté, ni que le passage à l’heure d’hiver du mois d’octobre 2021 sera le dernier. Tant que le Conseil de l’UE ne s’exprime pas, ou que la Commission ne retire pas sa proposition, nous continuons de changer d’heure sans visibilité sur la possibilité que la mesure prenne fin.

Théâtre / tarif : 21€
Mercredi 10 novembre 2021 à 20h30 / Théâtre Couvert à Chateauvallon
Dirigée par Safy Nebbou
( né le 27 avril 1968 à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques, auteur et réalisateur de cinéma, metteur en scène français ),
Laetitia Casta se glisse dans les mots de Serge Kribus pour incarner Clara Haskil
( pianiste roumaine et suisse, née le 7 janvier 1895 à Bucarest, décédée le 7 décembre 1960 à Bruxelles ),
une femme modeste, sincère, drôle, au talent exceptionnel.
Présentation extraite du site https://chateauvallon-liberte.fr
6 décembre 1960. Le Trans Europ Express entre en Gare du Midi à Bruxelles. La pianiste Clara Haskil descend du train. Elle donne le lendemain un récital de musique avec Arthur, son cher ami. Elle prend les escaliers mécaniques. Elle glisse et tombe. Quand elle relève la tête, la gare a soudainement disparu. Les flammes d’un incendie dansent autour d’une maison. C’est la maison d’enfance, rue Bravilor, à Bucarest, elle brûle. Les images apparaissent, le dessin des visages, les voix, tout le monde est là… Elle ne sait pas encore écrire qu’elle reproduit à l’oreille les mélodies qu’elle entend.
À 7 ans, son oncle l’emmène se former à Vienne, puis à Paris. Quand la jeune pianiste donne ses premiers concerts, le public se lève, les orchestres applaudissent, les chefs s’inclinent. Mais ça ne suffit pas. Les engagements sont rares, les cachets misérables. Sa santé fragile, son manque de confiance en elle, son trac maladif semblent la condamner. C’est sans compter sur les amis ! Ils savent, ils veillent et ne la lâcheront pas un seul instant. En 1950, Clara Haskil accède, enfin, à la notoriété.
Du prélude de son existence à la fugue finale, c’est toute la vie d’une grande artiste que Serge Kribus déroule sous nos yeux en un flashback d’une puissance d’évocation rare. Après Scènes de la vie conjugale, Safy Nebbou s’empare de ce texte ciselé pour inventer un espace poétique qui laisse se déployer toute la sensibilité vibratoire de Laetitia Casta.
Invitation à destination des adhérents AVR-LC, sur inscription en utilisant le lien
https://xoyondo.com/dp/FoPEEIsGFckiDHU/52gG63jLEN
Inscription et règlement* au plus tard le 28 octobre
Rendez-vous sur place (devant l'accueil) vers 20h10 ou à 19h30 parking de la poste au Revest pour covoiturage
Renseignements : Pierrette 06 08 51 36 27
Si vous êtes curieux de connaître l'histoire de l'école en France depuis l'Ancien Régime jusqu’aux années 1950 alors venez visiter avec nous le
MUSÉE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE le jeudi 28 octobre 2021 de 14h à 16h

Visite guidée avec atelier d’écriture à la plume et dictée à l’ancienne

Les objets mis à disposition ont permis de reconstituer une salle de classe et la salle d’asile (ancêtre de la maternelle), de présenter des objets et documents et de réserver un espace aux bataillons scolaires, auxquels s’est rajouté un don exceptionnel de la maison de la Poupée du Beausset.
Grâce à l’association des amis de l’école publique et à l’enthousiasme de ses bénévoles, le musée possède une collection inestimable qui vient enrichir notre patrimoine culturel.
Entrée 2 euros – Inscrivez-vous !* https://xoyondo.com/dp/JVr401f93HQI1L3/OqU6p9OpA0
Rendez-vous sur place à 14h au 1 avenue Anatole France à Ollioules
ou à 13h20 sur le parking derrière la Poste du Revest pour covoiturage.
Renseignements auprès de Pierrette : 06 08 51 36 27
- Sous condition d'être à jour des cotisations AVR-LC