Daily - Revest actualitéshttps://actu.revestou.fr/Daily shared linksen-enhttps://actu.revestou.fr/ {Journal} - Monday 19 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190819 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190819 Mon, 19 Aug 2019 00:00:00 +0200 Les aigles de Bonelli ont donné naissance à une petite Glwadys au Revest - Var-Matin Mon Aug 19 12:21:31 2019 - bonelli aigle Mont-Caume
https://www.varmatin.com/environnement/les-aigles-de-bonelli-ont-donne-naissance-a-une-petite-glwadys-au-revest-405959


Le couple de rapaces Bonelli installé au Revest a donné naissance à une petite Glawdys qui vient d’apprendre à voler mais va bientôt quitter le nid pour trouver son territoire.
Monsieur et Madame Bonelli du Revest ont l’honneur de vous annoncer la naissance de leur petite Glwadys. Certes, la naissance n’est pas d’hier puisqu’elle a cassé sa coquille d’œuf le 29 mars 2019 dernier sur une des falaises du mont Caume, jour de la Sainte Glwadys.
Une nouvelle qui a été remarquée par les grands-ducs, éperviers, faucons crécerelle, fauvettes, mésanges, passereaux, sangliers, renards, choucas, pic-vert, merles, écureuil, loirs, lapins, chauve-souris et autres animaux qui peuplent cet espace naturel biotope depuis 1993.…


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{Journal} - Thursday 15 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190815 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190815 Thu, 15 Aug 2019 00:00:00 +0200 Débarquement de Provence: Macron demande aux maires d'honorer les combattants africains - Sputnik France Thu Aug 15 12:50:57 2019 - libération Revest Tirailleurs-Algériens
https://fr.sputniknews.com/france/201908151041931098-debarquement-de-provence-macron-demande-aux-maires-dhonorer-les-combattants-africains/


**Notre village Le Revest-les-Eaux n'a pas été libéré par les Américains, mais par des soldats français d'Algérie : un régiment de tirailleurs algériens. C'était le 20 août 1944. Souvenez-vous de ce passage des souvenirs d'Alberte Blanc dans le [Journal de Madeleine Couret](https://photos.revestou.fr/picture?/Journal-Madeleine-Couret/categories) :**
>Mon père, s'approchant de la fenêtre, eut la surprise de voir des militaires assis par terre devant chez nous. Il ne reconnut ni leur uniforme ni leur langage : ce n'était pas de l"allemand, ni de l'anglais et encore moins du français, bien sûr, puisque nous étions libérés par un régiment de tirailleurs algériens...

![Tirailleur algérien](/images/tirailleur-algerien.png)

(Suit l'article de Sputnik)


Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France jeudi à Saint-Raphaël (Var), lors des célébrations du 75e anniversaire du débarquement de Provence, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

>«Je lance aujourd'hui un appel aux maires de France pour qu'ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l'Afrique et disent de la France ce qu'elle est profondément: un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage», a lancé le chef de l'État lors de son discours.

Le Président de la République s'est exprimé au terme d'une cérémonie de commémoration du débarquement de Provence du 15 août 1944, à la nécropole nationale de Boulouris, dans le Var, où reposent 464 combattants de la 1ère armée française.
Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron

Traditionnellement, cet anniversaire est l'occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération, notamment d'Afrique du Nord et subsaharienne.

>«La très grande majorité des soldats de la plus grande force de l'armée française de la libération venaient d'Afrique: Français d'Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l'on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l'Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens», a énuméré M. Macron.

>«Ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d'Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé», a-t-il encore souligné, devant un parterre d'anciens combattants et anciens résistants.

>«Ils ont fait l'honneur et la grandeur de la France. Mais qui se souvient aujourd'hui de leur nom, de leur visage ?», a-t-il dit.

>«Ils sont des milliers à s'être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue, une terre jusqu'alors jamais foulée, une terre à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang», a poursuivi le chef de l'État, devant son prédécesseur Nicolas Sarkozy, ainsi que les présidents ivoirien Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé.

Ce dernier a pour sa part insisté sur la «mémoire partagée du peuple français et africain», en soulignant que sans «le sacrifice» des combattants africains, «notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix».


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{Journal} - Wednesday 14 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190814 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190814 Wed, 14 Aug 2019 00:00:00 +0200 A Troyes, les dos-d'âne cassent le dos des conducteurs de bus - Capital.fr Wed Aug 14 23:22:51 2019 - ralentisseur
https://www.capital.fr/entreprises-marches/a-troyes-les-dos-dane-cassent-le-dos-des-conducteurs-de-bus-1347470


Ils se plaignent des ralentisseurs qui seraient illégaux, car placés sur des voies de desserte de transport public de personnes.

"Vous passez sur des dizaines de dos-d'âne chaque jour. À force, le dos en prend forcément un coup." Interrogée dans les colonnes de l’Est Eclair, Stéphanie est lassée. Comme elle, plusieurs conducteurs de bus des Transports en Commun de l'Agglomération Troyenne (TCAT) en ont "plein le dos", explique le quotidien régional.

La faute aux dos-d’âne sur lesquels ils passent quotidiennement avec leur véhicule, un peu partout dans l’agglomération, et desquels ils se plaignent depuis plusieurs années.

>Des ralentisseurs qui sont illégaux, selon l’Est Eclair, car placés sur des "voies de desserte de transport public de personnes". Ce qui est interdit depuis 1994 par un décret, mais les municipalités n’hésitent pas à passer outre celui-ci.

[Décret du 27 mai 1994](https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005615924)

###Des kinés mis à disposition ?

>Les ralentisseurs du type d’os d’âne ou trapézoïdal, sont aussi notamment interdits « sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, (…) ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés", selon ce décret.

A Troyes, une conductrice de bus est en arrêt depuis fin juillet : de nouveaux ralentisseurs, non signalés, lui ont occasionné des douleurs au dos. "Arrivée au terminus, la conductrice a été prise de vives douleurs aux lombaires. Les pompiers ont dû intervenir pour l'emmener aux urgences de l'hôpital de Troyes. Elle est aujourd'hui en arrêt de travail", explique Denise Prugnot, déléguée syndicale UNSA au sein de la TCAT.

La société de transport a évoqué la possibilité de mettre des kinésithérapeutes à la disposition de ses conducteurs, mais ce dispositif n’a pas encore été appliqué


Les habitants du Revest privés de réseau SFR depuis près d'une semaine - Var-Matin

Wed Aug 14 16:08:03 2019 - réseau SFR panne
https://www.varmatin.com/vie-locale/les-habitants-du-revest-prives-de-reseau-sfr-depuis-pres-dune-semaine-404785


Depuis la fin juillet, les usagers du réseau SFR du Revest et des alentours peinent à joindre leurs interlocuteurs ainsi que les connexions associées. Mais depuis jeudi 8 août, c’est carrément le trou noir.

Un gros problème pour les services municipaux, surtout la police municipale, qui utilisent ce réseau.

"Pour avoir une connexion, je dois descendre dans la vallée de Dardennes ou dans les alentours", se désole cet habitant.

Câbles pas assez enterrés

De nombreux usagers avaient reçu un message les prévenant de la perturbation du réseau pour des travaux d’amélioration fin juillet.

Pour le tout jeune papa Stéphane Ruiz, qui fait construire sa maison chemin de Malvallon, c’est pire. Selon lui, un câble électrique n’aurait pas été enterré à la profondeur réglementaire: "Lors des travaux de terrassement de ma maison fin juillet, la tractopelle a pris “un arc”. La pelle a sectionné un câble alimenté en électricité, enfoui à peine à soixante centimètres sous terre. Un éclair électrique a secoué l’engin."

"Normalement ce type de câble est recouvert de 60cm de sable, puis d’un avertisseur (un filet plastique de couleur) et encore de terre. Mon terrain n’a aucune servitude. Les travaux de déviation de ces câbles hors de mon terrain auraient dû être réalisés depuis un moment et surtout ne plus être alimentés en électricité."

"Regardez là-haut: il y a les antennes relais de SFR et Orange. À savoir lequel de ces câbles alimentent quel réseau? De là à dire que c’est à cause du coup de pelle que le réseau du Revest est perturbé…"

Pour l’instant l’énigme demeure.


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{Journal} - Monday 12 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190812 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190812 Mon, 12 Aug 2019 00:00:00 +0200 Suppression de la taxe d’habitation : "non à l'augmentation des droits de mutation !" - Capital.fr Mon Aug 12 13:06:54 2019 - taxes immobilier transaction logement
https://www.capital.fr/immobilier/suppression-de-la-taxe-dhabitation-non-a-laugmentation-des-droits-de-mutation-1347219


**Les départements réclament une hausse de 0,2 point des droits de mutation, pour compenser la perte de recettes engendrées par la suppression de la taxe d'habitation. Notre chroniqueur Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du Management des Services immobiliers, dénonce une mesure qui viendrait réduire la cadeau fiscal initialement promis aux contribuables et qui précipiterait un peu plus la France dans l'archaïsme fiscal.**

C’était déjà le feuilleton de l’été dernier, et la première saison avait même débuté aux vacances 2017. Je veux parler du financement de la suppression de la taxe d’habitation. Tout a commencé par une promesse de campagne du candidat Macron, qui a sans aucun doute compté dans les faveurs que le public lui a accordées. Son équipe avait alors estimé le coût de la mesure à 8 milliards d’euros de manque à gagner pour les collectivités locales concernées, les communes au premier chef. On sait aujourd’hui que le coût global, intégrant les 20% des ménages percevant les revenus les plus élevés, pour qui l’exonération est différée à 2023, va dépasser les 23 milliards d’euros. Entre-temps, la taxe versée par les 20% de ménages à plus forts revenus sera nationalisée et directement versée à l’État.

Depuis plus de deux ans maintenant, l’exécutif débat avec les maires de France sur la méthode de compensation. Il a bien été tenté d’expliquer aux élus locaux que des économies de fonctionnement, notamment de train de vie, leur permettrait aisément de trouver les ressources nécessaires, mais l’argument n’a pas fait flores. Peut-être simplement parce qu’on parle ici de 34% des ressources des communes et qu’on voit mal comment les seules charges de fonctionnement pourraient être tellement grasses qu’on puisse les réduire dans ces proportions. Il est normal en revanche qu’un gouvernement qui a voulu réduire les indemnités des maires de petites et moyennes villes considèrent qu’ils vivent sur un grand pied... Le problème est qu’il n’en est rien. L’essentiel des dépenses de ce qu’il est convenu d’appeler le "bloc communal", c’est-à-dire la consolidation des budgets de toutes les communes, part en investissements au profit des habitants. C’est si vrai que le premier réflexe des maires qui se sont vu priver de leur principale ressource fiscale a consisté à lever le stylo sur la signature des permis de construire : voilà qui explique la baisse de l’ordre de 10% des octrois d’autorisation de construirez en rythme annuel, qui hypothèque lourdement les trois années à venir. En clair, rien à voir avec le syndrome connu du maire qui se représente et qui se met à l’abri des critiques de ses administrés un an avant l’élection, histoire de calmer les passions de ceux qui veulent garder leur ville intacte. Disons plutôt que cette fois, les deux effets se sont tristement additionnés.

On sait désormais quel scénario de compensation a été privilégié par Édouard Philippe et sa ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités locales, après que toutes les hypothèses ont été émises, en particulier par les experts mandatés par le gouvernement. Les départements transfèreront le bénéfice de la taxe foncière, dont ils sont aujourd’hui destinataires, aux communes. En échange, ils se verront affecter de la TVA à même hauteur, en tout cas en première année. Ce mécanisme se mettra en place dès 2021.

C’est dans ce mécanisme que le bât blesse... L’association des gestionnaires des collectivités locales a dressé le constat que la taxe foncière évoluait bien plus favorablement que la TVA sur moyenne période. D’où la proposition alternative que les conseils départementaux soient habilités par la loi à augmenter les droits de mutation à titre onéreux, improprement dénommés "frais de notaire" - parce que les notaires en sont les percepteurs au moment d’acter une acquisition immobilière. Le calcul de la représentation des cadres territoriaux en charge des finances auprès des élus départementaux les conduit à demander 0,2 point de plus, partant de près de 8,5% à ce jour.

On rappellera que les droits de mutation dans notre pays sont les plus élevés de l’OCDE. Les professionnels immobiliers ont longtemps ferraillé pour les faire baisser, et semblent avoir jeté l’éponge, sans doute aussi parce qu’il est plus difficile d’arguer qu’ils sont un frein à la fluidité du marché lorsque le nombre des ventes bat tous les records. Le problème, c’est que la solvabilisation par les taux bas, qui agit comme un puissant booster, finit par cacher deux maux, la cherté des logements dans les grandes métropoles et une fiscalité de l’acquisition et de la détention confiscatoire.

En clair, ce n’est pas parce qu’un calmant atténue la douleur que la maladie n’existe pas. Or le logement est malade de ces deux maux. Guérir le premier est difficile, se garder de l’aggravation du second relève de la responsabilité politique et économique la plus élémentaire. On a compris qu’il arrivait au Président Macron et à ceux qui l’entourent d’oublier les vraies gens, celles pour qui 5 euros d’APL (aide personnalisée au logement) sont beaucoup, les mêmes qui ont le sentiment qu’on réduit la vitesse autorisée sur les routes pour punir plus aisément et appliquer des amendes hors de portée de la plupart des ménages. On espérait que les élus de terrain, les mêmes qui peuvent désormais relever à 90km/h la vitesse maximum abaissée sans discernement, ne mépriseraient pas les acheteurs de logement. Pourtant, l’Assemblée des départements vient de publier une simulation correspondant à l’achat d’un bien de 150.000 euros, pour lequel une hausse de 0,2 point ne représenterait que 300 euros, estimés digestes par les élus départementaux.

Non, 300 euros ne sont pas négligeables pour les familles. Est-on prêt à incliner les patrons à augmenter de 300 euros leurs salariés au motif que ce n’est pas grand chose ? Sans compter que dans les grandes villes l’opération moyenne va plutôt s’élever à 300.000 euros, avec pour conséquence le double de 300 euros en guise de majoration de la facture actuelle. Des sommes que les accédants paieront, mais qu’ils n’utiliseront pas pour faire tourner la machine économique en achetant des meubles ou de l’électro-ménager ou en consommant des services. Bref, la pénalisation est bien réelle.

Quant à dire que cette facture augmentative est inférieure à une année de taxe d’habitation et qu’elle n’est payée qu’une fois, cela ressortit à une grande mauvaise foi politique : de quoi se plaindraient des contribuables à qui on annonce qu’un cadeau fiscal promis sera finalement moindre ? Ce geste réclamé par les conseils départementaux, si l’État y consentait, serait une mauvaise manière de plus envers l’immobilier. Il engoncerait surtout un peu plus le pays dans l’archaïsme fiscal pour les actifs immobiliers, qu’on sait marqué du sceau indigne de la "rente", aux yeux du Président de la République.


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{Journal} - Friday 9 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190809 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190809 Fri, 09 Aug 2019 00:00:00 +0200 Décharges sauvages: réunion fin août de la filière du bâtiment, selon Poirson - Capital.fr Fri Aug 9 08:35:29 2019 - décharge déchets
https://www.capital.fr/economie-politique/decharges-sauvages-reunion-fin-aout-de-la-filiere-du-batiment-selon-poirson-1347050


Après la mort d'un maire renversé par une camionnette déposant illégalement des gravats, Brune Poirson va réunir fin août les professionnels du bâtiment pour mettre en place "au plus vite" des mesures contre les décharges sauvages.

Ces décharges, "véritable fléau", coûtent cher à la collectivité, a rappelé à l'AFP la secrétaire d'Etat à la Transition écologique.

Q: Quelle est l'ampleur du phénomène des décharges sauvages en France ?

R: "Les services du ministère et de l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)travaillent à répertorier les décharges illégales sur le territoire, mais c'est extrêmement difficile d'en avoir un décompte total car il s’agit d’une pollution très diffuse.

Quand un dépôt sauvage devient trop visible, souvent d'autres lieux de rejet apparaissent. Tout ça est très mouvant, d'où l’importance de donner du pouvoir à celui qui est en contact continu avec le terrain. Qui mieux qu'un maire sait où sont les décharges ?

L’origine du problème provient en partie des déchets du BTP comme le drame de Signes l’illustre tragiquement.

Les décharges sauvages sont présentes partout, c'est un véritable fléau qui coûte entre 340 et 420 millions d'euros par an aux collectivités ce qui a, à la fin, un impact sur les contribuables. C'est pour cela que nous en avons fait un des piliers de la loi antigaspillage à venir. Nous travaillons d’ailleurs avec les professionnels de ce secteur pour enrayer ce phénomène. Il faut transformer le système de l'intérieur."

Q: La loi antigaspillage discutée au Parlement à la rentrée prévoit la mise en place d'une filière de collecte des déchets du bâtiment d'ici 2022. Comment cela va-t-il être mis en place ?

R: "Ce qui est prévu, c'est la création d'une filière de pollueur-payeur sur les déchets du bâtiment pour que la filière prenne à sa charge de nouveaux services.

Nous voulons par exemple qu’elle s'organise, de façon à financer la création et le maillage sur le territoire d'un certain nombre de nouvelles déchetteries ainsi que la création d'usines de recyclage. Dans certaines régions, les professionnels doivent aujourd’hui faire parfois plusieurs dizaines de kilomètres pour avoir accès à une déchetterie payante. Les artisans du secteur du bâtiment et les particuliers pourront désormais faire reprendre gratuitement leurs déchets en déchetterie s’ils les ont triés.

Je vais organiser dès fin août une réunion avec les professionnels de la construction, les 14 organisations professionnelles qui représentent les artisans et les entreprises du secteur du bâtiment, ainsi qu'avec les élus, les associations d'élus et des parlementaires.

L'objectif est de mettre en place les conditions de mise en oeuvre le plus rapide possible des dispositions de la loi antigaspillage sur le volet décharges sauvages."

Q: Le drame de Signes a montré que les maires sont en première ligne. Que pouvez-vous faire pour eux ?

R: "Le projet de loi antigaspillage prévoit un renforcement des pouvoirs du maire. Il faut qu'ils aient des moyens d'actions plus importants. Dans le cadre du débat au Parlement sera également débattue la question des pénalités.

On va aussi pouvoir mettre en place des systèmes de vidéosurveillance, dans certains endroits où on sait qu'il y a des dépôts récurrents, dans des endroits particulièrement propices, pour pouvoir identifier et punir de façon plus efficace ceux qui commettent ce genre d'actes illégaux. Le projet de loi d’Elisabeth Borne sur les mobilités prévoit lui de pouvoir confisquer par exemple un véhicule si un dépôt sauvage est constaté avec.

Il y aura aussi des dispositions renforçant le pouvoir de police des maires dans le projet de loi "engagement et proximité" que porteront Sébastien Lecornu et Jacqueline Gourault à la rentrée."


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{Journal} - Wednesday 7 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190807 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190807 Wed, 07 Aug 2019 00:00:00 +0200 Les infos de 7h - Mort du maire de Signes : la lutte des élus contre les décharges sauvages Wed Aug 7 08:36:26 2019 - déchets décharge
https://www.rtl.fr/actu/politique/les-infos-de-7h-mort-du-maire-de-signes-la-lutte-des-elus-contre-les-decharges-sauvages-7798154539


L'association des maires de France souhaite la création dans le Code Pénal d'un délit de trafic des déchets, après la mort d'un maire du Var renversé par une camionnette de BTP dont les occupants jetaient des gravats sur le bord de la route.

Jean-Mathieu Michel est mort lundi 5 août alors qu'il tentait d'empêcher deux individus de déverser des gravats dans une décharge sauvage de sa petite commune du Var, Signes. Après ce drame, l'Association des maires de France (AMF) réclame un durcissement de la loi avec la création d'un délit de trafic des déchets, et des pouvoirs renforcés pour lutter contre ce fléau.

Dans le Var, où s'est déroulée la mort du maire de Signes, les décharges illégales sont pléthores. Des entreprises de BTP font le choix de polluer plutôt que de se rendre à la déchetterie, dans cette région où il y a à la fois beaucoup de constructions et de larges étendues naturelles sans habitation.

Les vignerons de Bandol protestent depuis longtemps contre ces pratiques illégales qui polluent leurs sols. "Dans le territoire de Bandol, il y a une décharge de plus de 20 hectares. Nous avons des PV, des lettres de préfets qui disent qu'ils vont s'en occuper. Tous les élus sont au courant, personne ne veut bouger. C'est vraiment scandaleux d'attendre un décès dans une commune pour que tout le monde se réveille", confie l'un d'entre eux sur RTL.

Le maire de Signes connaissait bien ce phénomène. Il avait flairé les ouvriers qui allaient déposer ses gravats avant d'être mortellement percuté. Ce décès est insupportable pour Valérie Gomez-Bassac, députée du secteur. "Les élus ne savent plus comment gérer cela, car ça prend un telle proportion qu'on se sent complètement démunis, explique-t-elle. Il est tant maintenant que chacun prenne ses responsabilités. Et peut-être que c'est au niveau national qu'on devrait gérer ces déchets."

Les équipements manquent. Une déchetterie pour professionnels devrait ouvrir dans environ un an dans le Var. La semaine prochaine, un questionnaire va être envoyé à tous les maires par la Commission des lois du Sénat, une consultation pour recueillir des témoignages sur les menaces et les agressions auxquels sont confrontés les élus.


Derrière la mort du maire de Signes dans le Var, un département qui étouffe sous les gravats | Le Huffington Post

Wed Aug 7 07:16:30 2019 - déchets décharge gravats
https://www.huffingtonpost.fr/entry/derriere-la-mort-du-maire-de-signes-dans-le-var-un-departement-qui-etouffe-sous-les-gravats_fr_5d4969a4e4b0244052e111d3


*Après le décès de Jean-Mathieu Michel, renversé par une camionnette qui venait de décharger illégalement des gravats, le problème de la gestion des déchets issus du bâtiment refait surface.*

VAR - Derrière la mort du maire de Signes, une crise des déchets étouffe le Var. Lundi 5 août, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, maire d’une petite commune de 3000 habitants, est décédé après avoir été renversé par une camionnette. Au volant, deux jeunes ouvriers du bâtiment, préalablement en train de décharger illégalement des gravats sur un chemin privé. Une action habituelle dans la région.

D’après le récit de France Bleu Provence, l’incivisme a échauffé l’élu. Mais alors qu’il venait de demander aux occupants du véhicule d’attendre la verbalisation de la police, une manœuvre de la camionnette l’a mortellement blessé. Jean-Matthieu Michel, décrit unanimement dans les hommages comme un maire “emblématique de la région” et “engagé pour sa commune et son territoire”, après trente-six ans de mandat, avait comme beaucoup les abus de la filière du BTP dans le viseur. Dans la région, le déchargement illégal de gravats est connu de tous. Et tout le monde est mobilisé.

>“Fléau environnemental”

“Tout le monde a en ligne de mire ces décharges illégales, explique au HuffPost Henri Bonhomme, le président de l’Union Départementale du Var pour la sauvegarde de la Vie et de la Nature (UDVN). Sur leur site Internet, les actualités font régulièrement référence à ce que l’association écologiste n’hésite pas à qualifier de “fléau environnemental”. “L’urbanisation à outrance et la gestion des gravats qui va avec, c’est le mal du littoral”, déplore Henri Bonhomme.

    C’est du quotidien. Il n’y aucune prise sur des situations comme ça, sauf si vous y assistez."Henri Bonhomme, président de l'UDVN, à propos du déchargement illégal de gravats.

Décharges sauvages, décharges illégales ou encore “déballes”, comme on les appelle aussi: ces initiatives pullulent dans la région. Et les solutions peinent à se mettre en place.

“D’un côté, vous avez des petites entreprises, des artisans et des particuliers qui ne s’embêtent pas et déchargent où ils peuvent avec leur camionnette, sur le bord de la route, nous décrit Henri Bonhomme. C’est certainement ce qui est arrivé à Signes. Et ça, c’est du quotidien. Il n’y a aucune prise sur des situations comme ça, sauf si vous y assistez.”

Après les particuliers, les professionnels. ”À côté de ce phénomène”, nous explique encore l’UDVN, “il y a des grosses affaires de décharges sauvages. Ce sont des entreprises de taille importante, voire très importante, qui, plutôt que d’aller dans les décharges agréées payantes et cadrées, trouvent des arrangements avec des particuliers en possession de terrains, non constructibles le plus souvent.” Les espaces sans propriétaire apparent sont aussi visés.

Mais certaines affaires, grâce à des riverains, des élus et des associations, parviennent à atteindre le Conseil d’État. Les conséquences écologiques sur les sols, la biodiversité et l’agriculture peuvent en effet être très graves. Que se passe-t-il si une décharge de déchets amiantés voit le jour sur le bord d’un champ d’horticulture -quand on sait que le département est un grand producteur de miel- ou dans des vignes? “Des terroirs comme ça, des tonnes de déchets qui les recouvrent et c’est terminé, on ne peut plus rien faire”, se désolait ainsi l’année dernière un vigneron de la région.
Sur-urbanisation et manque de stockage

Pour l’association de protection de l’environnement, deux causes principales amènent à ces modes d’action illégaux et dangereux:  

    - Une urbanisation très forte liée à l’attraction de la région méditerranéenne

    - Un terrain accidenté qui demande plus de déblayage qu’ailleurs

L’activité de chantiers sur la Côte d’Azur au littoral très recherché s’étend du Var jusqu’à Monaco. En plus de drainer des armées de travailleurs saisonniers, elle traîne derrière elle, davantage qu’ailleurs, des gravats et de la terre, pollués ou non, issus de terrains escarpés qui ont demandé un fort volume de déblayage.

Face à cette réalité géologique et économique, “les lieux de stockage, ou ICPE,  sont insuffisants et coûtent cher, financièrement et écologiquement”, nous apprend encore Henri Bonhomme. À l’instar des déchets ménagers, qui eux n’ont plus de structures d’accueil dans le Var depuis fin 2018, les matériaux inertes du BTP peinent eux aussi à trouver une prise en charge correcte. “Il faut trouver des terrains, faire une enquête, demander l’expropriation, obtenir les autorisations pour produire de la nuisance sonore... L’ouverture de tels sites est extrêmement lente et compliquée”, explique encore au HuffPost le président de l’Union départementale du Var pour la sauvegarde de la Vie et de la Nature.

Et pour s’y rendre et déposer vos gravats, si vous êtes professionnel, vous devez compter 82 euros par tonne déchargée pour les déchets non dangereux, et 104 euros par tonne pour ceux toxiques (tarifs Écopole). Très peu de déchetteries municipales vous permettent de le faire. Et les rares qui l’autorisent restreignent le cubage par jour.

Face à ces prix et cet encadrement, certaines entreprises préfèrent d’autres solutions complètement illégales. En 2016, un véritable réseau avait été démantelé: “deux couples proposaient aux entrepreneurs de payer ‘la course’ 70 euros seulement et dénichaient des lieux, à l’abri des regards, pour enfouir en toute discrétion les gravats”, raconte Le Parisien dans un article de juin 2016.

Contactée par Le HuffPost, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie de la Provence-Côte d’Azur (ADEME), n’a pas encore répondu à nos questions. Mais en attendant, comme un aveu du problème, notre interlocutrice au téléphone n’a pu retenir ce constat: “Le déchet, quel qu’il soit, c’est toujours polémique”...

###Département-décharge

Le trafic est courant dans la région, et les chantiers en essor constant ne cessent de le raviver. En 2016, une correspondante du Parisien à Draguignan n’hésitait pas à titrer ainsi un reportage: “Le Var, défiguré par le trafic”. “Dès qu’on s’éloigne du bord de mer, on trouve partout des zones couvertes de gravats abandonnés qui forment de petites collines. On le constate en survolant le département en hélicoptère”, témoigne cette même année un bénévole d’une association de préservation de l’environnement.

En mars 2018, les viticulteurs de Bandol étaient sortis de leur réserve pour manifester contre la présence d’une décharge illégale au milieu de leurs vignes. Au milieu des ceps, des collines de gravats et de déchets issus du bâtiment et des travaux publics. Les découvertes de la sorte sont fréquentes dans les vignobles de la région, à tel point que certains craignent pour leur appellation.

Un peu plus tôt en janvier, c’est tout simplement une digue qui avait été découverte par le maire de Saint-Laurent-du-Var: 140 mètres de long, dix de large et cinq de haut de gravats et de terre de chantiers entassés. Sur le moment, le maire a cru à un mouvement de terrain, avant de découvrir la file de camions qui déversaient leur chargement. L’histoire, complexe pour la municipalité, réunissait une entreprise privée, un terrain municipal, un particulier d’une casse-auto qui avait donné son autorisation et un entrepreneur. À l’époque, le maire de Saint-Laurent-du-Var s’était dit “extrêmement” choqué qu’on prenne sa ville pour une décharge.

Le même sentiment devait probablement animer Jean-Mathieu Michel, l’emblématique maire de Signes, lorsqu’il a arrêté sa voiture pour faire la leçon à cette camionnette d’ouvriers. Dans une lettre de condoléances publiée ce mardi, Emmanuel Macron a tenu à saluer “le dévouement inlassable de cet élu  [...] dont le dernier geste traduisait le souci de son territoire et son implication à y faire respecter la loi pour le bien de tous”.


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{Journal} - Monday 5 August 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190805 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190805 Mon, 05 Aug 2019 00:00:00 +0200 La suppression de la taxe d'habitation devrait coûter cher aux propriétaires - Capital.fr Mon Aug 5 12:45:53 2019 - taxes immobilier propriétaire
https://www.capital.fr/immobilier/la-suppression-de-la-taxe-dhabitation-devrait-couter-cher-aux-proprietaires-1346698


Devenir propriétaire engendre de nombreux frais. Même si la taxe d'habitation va disparaître progressivement, la taxe foncière, elle, risque d'augmenter régulièrement.

La douche froide commence dès l’achat du bien, avec l’obligation, dans le neuf, de payer 20% de TVA. Viennent ensuite des taxes diver­ses, les frais de notaire – plutôt salés dans l’ancien –, puis, chaque année, les impôts locaux : si la taxe d’habitation est en voie de suppression (plus aucun contribuable n’y sera assujetti en 2022), la taxe foncière due par les propriétaires risque, elle, de devenir de plus en plus élevée.
Frais d’acquisition

Pour un bien ancien, ils correspondent à une dépense égale à 8% du prix d’achat. La liste est longue des dépenses annexes liées à l’accession à la propriété. S’il s’agit d’un logement neuf ou acheté sur plan, il y a d’abord la TVA à 20%. Puis vous réglez dans la foulée la taxe de publicité foncière (0,715%), la contribution de sécurité immobilière (0,10%), les frais de formalités (autour de 1 .200  euros), sans oublier, évidemment, la rémunération du notaire, ce qui fait grimper la note entre 2 et 3% du prix d’achat.

S’il s’agit d’un bien ancien ou récent, il n’y a pas de TVA à acquitter, mais des droits d’enregistrement (de 5,1 à 5,8% selon les départements) perçus par l’administration fiscale. S’y ajoutent, comme pour le neuf, la taxe de publicité foncière, la contribution de sécurité immobilière et la rémunération du notaire. Au total, les frais d’achat du bien se situent autour de 8% du prix payé au vendeur.

###Taxe d’habitation

L’État va devoir trouver 24  milliards par an pour compenser sa suppression. D’ici la fin du quinquennat, la taxe d’habitation ne sera plus ! Les 80% de ménages les moins aisés (moins de 43 .000  euros de revenus annuels pour un couple, par exemple) ont déjà bénéficié d’une baisse de taxe de 30% en 2018, dégrèvement qui montera à 65% en 2019 et à 100% en 2020. Enfin, en 2022, c’est l’ensemble des contribuables qui sera exonéré. Notons toutefois que la mesure ne vise que les résidences principales et qu’en 2018 près de 6 .000 communes (soit 1 sur 6) ont augmenté leur taux, réduisant l’avantage promis aux uns et alourdissant la note des autres. Exemples : + 0,9% à Mulhouse, + 1,2% à Albi, + 2% à Vitry-sur-Seine, + 8,5% à Saint-Maur-des-Fossés…

Restera un gros souci à régler : cette suppression va au final coûter près de 24 milliards d’euros par an à l’État, un manque à gagner qu’il faudra bien aller récupérer dans la poche des contribuables. Parmi les pistes envisagées, il y a la majoration des droits de mutation en cas de vente de logements, et, bien sûr, la hausse de la taxe foncière due par les propriétaires…

##"Taxe foncière

La révision des bases locatives cadastrales pourrait faire flamber la facture. Cette taxe avait déjà augmenté de 15% entre 2011 et 2017, un rythme quatre fois supérieur à l’inflation. Et pour compenser la disparition de la taxe d’habitation, certaines collectivités ont de nouveau eu la main lourde lors du vote des taux pour 2018 : + 9,7% à Villeurbanne, + 17,5% à Neuilly-sur-Seine, + 27,7% à Nice…

Mais le pire est sans doute à venir. Il est en effet question de réviser les valeurs locatives servant de base au calcul de la taxe, lesquelles sont inchangées ou presque depuis 1970. Le propriétaire d’un bien rénové situé dans un quartier en vogue pourrait alors voir sa facture flamber. Un test mené par Bercy dévoile que 60% des biens subiront une hausse de fiscalité, d’environ 125% pour les appartements et jusqu’à 185% pour les maisons. En moyenne, et sans surprise, cela reviendra à augmenter la taxe foncière du montant de la taxe d’habitation supprimée…

###Les surtaxes d’habitation des résidences secondaires s’envolent !

La suppression de la taxe d’habitation ne vise pas les résidences secondaires. Au contraire, depuis 2015, celles situées en zones locatives "tendues" peuvent être frappées d’une taxe majorée. Près de 200 communes appliquent la mesure, dont Paris, Nantes, Montpellier, et une cinquantaine de villes touristiques du Sud. Hélas, la situation empire : la capitale a obtenu, en 2016, que la surtaxe, fixée à 20% au départ, soit portée à 60%. Depuis, elle est passée à 40% à Saint-Jean-de-Luz, à 60% à Nice et à Saint-Nazaire. Elle grimpera à 50% à Bordeaux en 2019. Et la liste devrait s’allonger.


5 façons d’aider la biodiversité depuis son transat (ou presque)

Mon Aug 5 08:29:24 2019 - nature biodiversité
https://theconversation.com/5-facons-daider-la-biodiversite-depuis-son-transat-ou-presque-120993


Les vacances d’été sont le moment idéal pour s’adonner à l’observation de la biodiversité. Pour cela, nul besoin d’enfiler ses chaussures de randonnée ou un masque de plongée, encore moins de traverser la planète. D’autres milieux plus accessibles sont en ce moment le théâtre d’une explosion de vie : notre jardin, notre quartier, les alentours immédiats !

Quel plaisir en effet d’observer, au-dessus des fleurs, une frénésie de gros bourdons flanqués de sacs de pollen. Et celui de mettre un nom sur une plante soudainement apparue au pied du lampadaire de notre rue. Là, devant chez nous, la nature est à notre porte. À nos pieds ! Encore faut-il s’y attarder un peu.

Le dernier rapport de l’IPBES nous le rappelle : la biodiversité dégringole sévèrement et à tous les niveaux. Un quart des 100.000 espèces évaluées est déjà menacé d’extinction.

Mais le plus inquiétant portent sur celles qu’on appelle, peut-être improprement désormais, les espèces « communes » ou « ordinaires » : insectes, oiseaux, plantes sauvages… Si on ne parle pas (encore) d’extinction, on sait que les populations se réduisent comme peau de chagrin.

Face à ce déclin plus discret, les chercheurs ont besoin de données massives pour affiner le diagnostic et mettre en évidence les causes précises du mal. La perte des habitats ? Les pollutions ? Le réchauffement climatique ? Les espèces exotiques envahissantes ? Il est évidemment impossible de placer un chercheur dans chaque quartier, chaque jardin ou square public, c’est pourquoi nous faisons appel à vous.

>À tout âge, faire avancer la connaissance

Depuis plus de dix ans des milliers de contributeurs bénévoles ont intégré le programme Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle. Ces derniers nous font parvenir quotidiennement de précieuses informations sur un grand nombre d’espèces aux quatre coins de la France.

Preuve que ces sciences participatives sont avant tout des sciences, nous affichons plus d’une centaine de publications scientifiques parues dans des revues internationales. Parmi les résultats acquis grâce aux participants : 50 % de papillons en moins dans un jardin utilisant des pesticides ; un changement massif des communautés de plantes à l’échelle du pays face au réchauffement climatiques ; 1/3 des populations d’oiseaux en moins dans les campagnes françaises en 25 ans…

Nous devons maintenir nos efforts. Vos observations sont nécessaires pour avancer dans nos recherches, produire des indicateurs, élaborer des statistiques indispensables à la mise en œuvre de politiques vertueuses.

Tous, de 7 à 77 ans, avec ou sans connaissances, vous pouvez donc apporter votre pierre à l’édifice tout en faisant connaissance avec le vivant qui vous entoure. D’une pierre deux coups. Voici 5 façons d’y contribuer pendant les vacances.


###1. Photographiez les insectes pollinisateurs

Amateur de photo nature, le  [Spipoll](https://www.spipoll.org/) (suivi photographique des insectes pollinisateurs) est pour vous !
Placez-vous devant quelques fleurs de la même espèce. Dégainez votre appareil et tentez de prendre en photo tous les insectes qui viennent les visiter pendant 20 minutes.

Il faut faire vite, être attentif, car les pollinisateurs ne sont pas du genre à prendre la pose… Une fois que tout ce petit monde se trouve dans la boîte, à vous de les identifier. Une clé de détermination accessible sur le site vous permettra, après examen de quelques caractères, de donner un nom à vos abeilles, bourdons, mouches et autres insectes floricoles du jardin. 600 espèces à découvrir, un monde insoupçonné à votre porte !

Les « spipolliens » – comme s’appellent entre eux les participants – vous aideront en ligne avant que vous-mêmes n’aidiez les futurs participants. Côté chercheur, les collections de photos visent à étudier les réseaux de pollinisation, c’est-à-dire les interactions complexes entre plantes et insectes.

###2. Comptez les papillons

C’est le plus simple à réaliser. Dès que vous apercevez un papillon dans votre jardin, identifiez-le grâce aux fiches pédagogiques disponibles sur le site : 28 espèces ou groupes d’espèces vous attendent. Il s’agit pour vous d’évaluer pour chaque espèce identifiée le nombre d’individus présents simultanément dans votre jardin (ou une partie du jardin public pas loin de chez vous, ou de votre maison de vacances).

Renouvelez ces comptages chaque semaine si vous le souhaitez.  [L'Opération Papillon](https://www.google.com/search?client=firefox-b-ab&q=Sciences+Participatives+au+jardin)  peut se pratiquer en jardinant, en prenant l’apéritif en terrasse et même en lisant un livre sur votre transat… Il suffit parfois d’une ombre sur l’herbe, sur votre page, d’un simple battement d’ail qui vous interpelle pour découvrir un papillon jusque-là inconnu. Les comptages commencent quand vous êtes dans votre jardin et s’arrêtent quand vous n’y êtes plus. Quoi de plus simple ?

En participant vous apportez des informations sur l’abondance des papillons de jour. Vous aidez aussi les scientifiques à comprendre l’impact de l’urbanisation, du climat ou encore des pratiques de jardinage sur ces espèces. Et surtout, votre jardin ne sera plus jamais comme avant, égaillé de petite tortue, vulcain et autre tabac d’Espagne.

###3. Comptez les oiseaux
Même principe que précédemment, le référencement portant cette fois sur les oiseaux. Le but du jeu ? Choisissez une durée d’observation – 20 minutes, 30 minutes, une heure —, installez-vous sur votre table de jardin et comptez les espèces qui se présentent. Leur diversité impressionne.

Sur les vingt espèces très fréquentes, combien serez-vous capable de reconnaître ? Si on vous dit troglodyte mignon, fauvette à tête noire, pouillot véloce ? Pourtant, il y a de fortes chances que certains se soient déjà aventurés chez vous… Une fois le comptage effectué, saisissez ensuite, comme toujours, vos données sur le [site de l'observatoire](https://www.oiseauxdesjardins.fr/).

Ces informations permettent aux chercheurs de suivre, dans le temps, les populations d’oiseaux partout en France. Et de répondre à des questions fondamentales : quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins ? Quels sont les effets du climat, de l’urbanisation et de l’agriculture sur cette biodiversité ?

###4. Identifiez les plantes sauvages

Depuis l’arrêt des produits phytosanitaires sur les voies publiques, la flore sauvage reprend ses droits dans les villes de France.  [Sauvages de ma rue](http://www.vigienature.fr/fr/flore/sauvages-de-ma-rue) vous propose de partir à leur découverte et de les démasquer.

Car si nous passons tous les jours devant, que savons-nous de ces petites fleurs qui jalonnent nos trottoirs ? Choisissez une rue ou une portion de rue et identifiez toutes les plantes que vous croisez. Pas de panique, vous disposez d’un outil magique : la clé d’identification.

Forme des feuilles, couleur des pétales… en répondant correctement à quelques questions vous obtiendrez rapidement le nom de l’espèce, accompagnée de croustillantes anecdotes sur ses vertus médicales ou gustatives, son écologie et sa biologie.

Grâce à vous les chercheurs parviennent petit à petit à référencer les plantes sauvages de l’hexagone. Reste à percer plusieurs secrets de cette flore des trottoirs : comment évoluent-elles avec le changement climatique ? Lesquelles apparaissent et disparaissent ?

###5. Explorez la laisse de mer

Les chanceux qui se trouvent sur le littoral peuvent aussi mettre la main à la pâte. [Plages vivantes](https://plagesvivantes.65mo.fr/) propose une immersion dans la laisse de mer. Cette bande d’algue qui s’étend le long des plages mêle toutes sortes de débris apportés par les flots : algues, coquillages, déchets liés aux activités humaines…

Un écosystème très riche qui contribue à l’équilibre naturel des plages. Afin de comprendre cet habitat peu connu et menacé (ramassage des débris, pollution…), les scientifiques vous mettent au défi : parcourez une laisse de mer sur 25 mètres et tentez d’identifier les algues grâce à une clé d’identification.

Les espèces d’algues diffèrent-elles d’une plage à l’autre ? À plus grande échelle, les chercheurs vont suivre leur distribution spatiale au cours du temps sur l’ensemble du littoral. Il semblerait que le réchauffement de l’océan entraîne un glissement vers le nord de certaines espèces. Mais quelles espèces sont concernées ? À quelle vitesse se déplacent-elles ?

À vous de jouer !

Hugo Struna, journaliste et rédacteur du blog de Vigie Nature, un programme de sciences participatives porté par le Muséum national d’histoire naturelle, a contribué à la rédaction de cet article.



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{Journal} - Monday 29 July 2019 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190729 https://actu.revestou.fr/?do=daily&day=20190729 Mon, 29 Jul 2019 00:00:00 +0200 Feu de végétation sur les hauteurs de Toulon, l'origine reste inconnue - Var-Matin Mon Jul 29 21:09:10 2019 - incendie Revest
https://www.varmatin.com/faits-divers/feu-de-vegetation-sur-les-hauteurs-de-toulon-lorigine-reste-inconnue-401356


Un feu de végétation est survenu vendredi dernier, peu après minuit, sur la commune du Revest.

![Article Var-Matin 29 juillet 2019](/images/VM-2019-07-29_Depart_feu_lac.png)

C'est une riveraine qui a donné l'alerte de ce début d'incendie survenu sur la berge de la retenue d’eau de Dardennes, tout au bout de l’impasse de la route des Camps, en direction de la source du Ragas.

Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus sur les lieux. Neuf véhicules de secours incendie de la caserne de Toulon ouest ont été déployés au cœur de la végétation.

Jusqu'à 300m de tuyaux déroulés

Deux cent à trois cent mètres de tuyaux ont été déroulés dans cet endroit difficile d'accès, desservi par un tout petit chemin de traverse.

Aux alentours de 2h30, le foyer était circonscrit. Vendredi, au petit matin, une reprise de feu était constatée et rapidement éteinte par une équipe de pompiers restée sur place en vigilance.

L’origine du départ de feu dans ce site reculé est inconnue.


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